À Marseille, comme dans d’autres ports européens, la croisière est au cœur d’une bataille d’image, entre retombées économiques - notamment en matière d’emplois locaux - et acceptabilité dans les territoires @Deposit-Photos.Com - Marina 113
Ces derniers mois, le secteur de la croisière s’est retrouvé au cœur de critiques. À Nice, l’épisode a marqué les esprits. L’ancien maire Christian Estrosi avait tenté de durcir les conditions d’accueil des navires de croisière, allant jusqu’à envisager leur interdiction pour les plus gros bâtiments.
Une position qui a suscité de vives réactions dans la filière, inquiète d’un signal négatif envoyé à l’ensemble du secteur. Plus largement, plusieurs destinations comme Barcelone, Venise ou Amsterdam ont engagé ces dernières années des politiques de régulation plus strictes, traduisant une montée des tensions autour de l’acceptabilité du modèle.
À ces débats s’ajoute désormais la question fiscale. En France, le vote d’une taxe en décembre dernier par le Sénat sur les passagers de croisière -finalement écartée dans le cadre du recours au 49.3 pour faire adopter le budget - a ravivé les inquiétudes des professionnels.
Une position qui a suscité de vives réactions dans la filière, inquiète d’un signal négatif envoyé à l’ensemble du secteur. Plus largement, plusieurs destinations comme Barcelone, Venise ou Amsterdam ont engagé ces dernières années des politiques de régulation plus strictes, traduisant une montée des tensions autour de l’acceptabilité du modèle.
À ces débats s’ajoute désormais la question fiscale. En France, le vote d’une taxe en décembre dernier par le Sénat sur les passagers de croisière -finalement écartée dans le cadre du recours au 49.3 pour faire adopter le budget - a ravivé les inquiétudes des professionnels.
Le WTTC à la manœuvre pour changer le récit de la croisière
Autres articles
-
MSC Euribia : les départs des 2 et 3 mai depuis Kiel et Copenhague annulés
-
Ponant met en place une "Politique Sérénité" pour soutenir la distribution
-
HX Expéditions déploie une offre en petit comité aux Galápagos
-
Chiara Giorgi quitte Seatrade Cruise pour la CLIA
-
MSC World Europa déployé dans les Antilles françaises pour l’hiver 2026/2027
C’est dans ce contexte tendu que le World Travel & Tourism Council (WTTC) publie son rapport "Cruising for Impact". Pour Gloria Guevara, CEO de l'organisation, « le tourisme de croisière génère des bénéfices concrets et durables pour les territoires. En découvrant une destination en croisière puis en y revenant, les voyageurs soutiennent l’activité locale, l’emploi et la vitalité économique ».
Le WTTC pointe explicitement le rôle des récits médiatiques, souvent centrés sur les externalités négatives du secteur. Sans nier les enjeux, le rapport estime que ces représentations peuvent donner une vision partielle de la réalité. En creux, le message est clair : la croisière souffre d’un problème d’image.
Pour y répondre, l’organisation appelle à « repenser la narration » autour du secteur, en mettant davantage en avant ses impacts économiques et sociaux, notamment dans les territoires côtiers et insulaires. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer le dialogue entre compagnies, autorités locales et communautés.
L’électrification effective depuis le samedi 11 avril des quais de Marseille doit ainsi contribuer à aider l’industrie de la croisière à redorer son blason.
Le WTTC pointe explicitement le rôle des récits médiatiques, souvent centrés sur les externalités négatives du secteur. Sans nier les enjeux, le rapport estime que ces représentations peuvent donner une vision partielle de la réalité. En creux, le message est clair : la croisière souffre d’un problème d’image.
Pour y répondre, l’organisation appelle à « repenser la narration » autour du secteur, en mettant davantage en avant ses impacts économiques et sociaux, notamment dans les territoires côtiers et insulaires. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer le dialogue entre compagnies, autorités locales et communautés.
L’électrification effective depuis le samedi 11 avril des quais de Marseille doit ainsi contribuer à aider l’industrie de la croisière à redorer son blason.
Les chiffres clés de la croisière
- 1,8 million d’emplois soutenus dans le monde en 2024, dont plus de 1,4 million à terre.
- 1 emploi créé pour 20 passagers.
- 34,6 millions de passagers en 2024, au-delà des niveaux pré-Covid.
- 93 milliards de dollars de dépenses directes
- Plus de 60 % des croisiéristes reviennent ensuite en séjour terrestre.
Source : WTTC
- 1,8 million d’emplois soutenus dans le monde en 2024, dont plus de 1,4 million à terre.
- 1 emploi créé pour 20 passagers.
- 34,6 millions de passagers en 2024, au-delà des niveaux pré-Covid.
- 93 milliards de dollars de dépenses directes
- Plus de 60 % des croisiéristes reviennent ensuite en séjour terrestre.
Source : WTTC
Des retombées locales mises en avant
Pour illustrer cette contribution, le rapport met en avant plusieurs exemples. Aux Canaries, des autorités locales ont collaboré avec les compagnies pour concevoir des excursions valorisant artisans, gastronomie et expériences culturelles.
Résultat : une hausse de 28 % des dépenses à terre par passager à Tenerife en 2023, et plus de 3 000 emplois soutenus dans l’archipel.
À la Barbade, plus de 60 % des excursions sont opérées par des entreprises locales, générant environ 120 millions de dollars de dépenses directes annuelles et soutenant plus de 13 000 emplois.
Le rapport cite également le cas de Cozumel, au Mexique. Lors de la saison 2023-2024, le port a enregistré 483 millions de dollars de dépenses liées à la croisière, soutenant plus de 7 400 emplois directs et près de 12 000 au total en incluant les effets indirects.
Autant d’initiatives qui, selon le WTTC, montrent qu’une meilleure intégration locale permet de limiter les fuites économiques et de renforcer l’impact du secteur dans les destinations.
Résultat : une hausse de 28 % des dépenses à terre par passager à Tenerife en 2023, et plus de 3 000 emplois soutenus dans l’archipel.
À la Barbade, plus de 60 % des excursions sont opérées par des entreprises locales, générant environ 120 millions de dollars de dépenses directes annuelles et soutenant plus de 13 000 emplois.
Le rapport cite également le cas de Cozumel, au Mexique. Lors de la saison 2023-2024, le port a enregistré 483 millions de dollars de dépenses liées à la croisière, soutenant plus de 7 400 emplois directs et près de 12 000 au total en incluant les effets indirects.
Autant d’initiatives qui, selon le WTTC, montrent qu’une meilleure intégration locale permet de limiter les fuites économiques et de renforcer l’impact du secteur dans les destinations.






Publié par Laurent Guéna 













