Ici, en France, on ne connaît pas vraiment Nick Adams, qui vient d’être nommé personnellement par le Président Trump au poste d’envoyé présidentiel américain pour le tourisme, avec pour mission de renforcer l’attractivité des États-Unis auprès des visiteurs internationaux.
Né en Australie où il s’est lancé très jeune dans la politique, il s’est finalement installé aux États-Unis en 2012 et a obtenu la nationalité américaine en 2021.
Très républicain dans ses prises de parole, on peut lire à propos de lui, dans un document publié par le U.S. Department of State, l’équivalent du ministère des Affaires étrangères, que : « Depuis plus de dix ans, il intervient comme commentateur à la télévision et à la radio, aux États-Unis comme à l’international, sur des sujets tels que la résolution des conflits et les relations internationales. Son travail de promotion de l’exceptionnalisme américain lui a valu d’être reconnu par plusieurs gouverneurs à travers le pays… »
Nick Adams s’est fixé pour objectif d’attirer 100 millions de visiteurs par an aux États-Unis d’ici 2030, notamment dans la perspective des grands événements internationaux que le pays accueillera prochainement, tels que la Coupe du monde de football, la Coupe du monde de rugby et les Jeux olympiques.
Avec ce constat qu’en 2025, les États-Unis sont le seul pays parmi 184 économies à voir leurs recettes touristiques reculer, et à l’heure où les budgets pour promouvoir le pays sont sabrés, la mission est quelque peu difficile.
Mais l’homme est enthousiaste, jovial, et possède ce sens du commercial pour tenter de faire venir et revenir le plus grand nombre de visiteurs aux États-Unis. Sur la terrasse de l’hôtel Cheval Blanc à Paris, qui a gagné ce mardi son appellation de Palace, Nick Adams a répondu à nos questions.
Né en Australie où il s’est lancé très jeune dans la politique, il s’est finalement installé aux États-Unis en 2012 et a obtenu la nationalité américaine en 2021.
Très républicain dans ses prises de parole, on peut lire à propos de lui, dans un document publié par le U.S. Department of State, l’équivalent du ministère des Affaires étrangères, que : « Depuis plus de dix ans, il intervient comme commentateur à la télévision et à la radio, aux États-Unis comme à l’international, sur des sujets tels que la résolution des conflits et les relations internationales. Son travail de promotion de l’exceptionnalisme américain lui a valu d’être reconnu par plusieurs gouverneurs à travers le pays… »
Nick Adams s’est fixé pour objectif d’attirer 100 millions de visiteurs par an aux États-Unis d’ici 2030, notamment dans la perspective des grands événements internationaux que le pays accueillera prochainement, tels que la Coupe du monde de football, la Coupe du monde de rugby et les Jeux olympiques.
Avec ce constat qu’en 2025, les États-Unis sont le seul pays parmi 184 économies à voir leurs recettes touristiques reculer, et à l’heure où les budgets pour promouvoir le pays sont sabrés, la mission est quelque peu difficile.
Mais l’homme est enthousiaste, jovial, et possède ce sens du commercial pour tenter de faire venir et revenir le plus grand nombre de visiteurs aux États-Unis. Sur la terrasse de l’hôtel Cheval Blanc à Paris, qui a gagné ce mardi son appellation de Palace, Nick Adams a répondu à nos questions.
99,9 % des touristes qui voyagent aux États-Unis, ne vont pas avoir leurs médias sociaux vérifiés
« On ne peut pas dire que Trump soit le meilleur ambassadeur pour le tourisme aux États-Unis. » Quelle est votre réponse sur ces trois points ?
Nick Adams : Sur cette baisse de la demande, ce que nous croyons d’une manière générale, c’est que beaucoup de gens qui avaient prévu de venir en 2025 ont réalisé qu’en 2026, c’était une année beaucoup plus intéressante en Amérique, avec le 250ᵉ anniversaire, les célébrations de l’indépendance, la Coupe du monde de la FIFA et tant d’autres événements.
Pour nous, la bonne nouvelle, c’est que les données que nous avons nous disent qu’il y a près de 93 000 vols entre l’Europe et les États-Unis prévus entre juin et octobre de cette année. C’est-à-dire une augmentation de 3 % sur le nombre de vols entre juin et octobre 2025, ce qui signifie qu’il y a plus d’un million de sièges supplémentaires vers les États-Unis.
De plus, le Conseil mondial du voyage et du tourisme a prévu une augmentation de 2,1 % de la contribution du tourisme au PIB américain et une augmentation de 12 % des emplois américains dans le secteur du tourisme.
Enfin, le Conseil mondial du voyage et du tourisme a également prévu une augmentation de 5 % du nombre de visiteurs aux États-Unis en 2026. Toutes les données qui m'arrivent, montrent qu’il y a une augmentation et que les gens choisissent de revenir en Amérique.
Maintenant, sur les autres points, je reconnais qu’il y a cette perception partout chez les gens. Cependant, moi, je suis là, dans mon travail, dans mon rôle, pour dire aux gens la vérité, la réalité.
Vous avez parlé du coût de la vie. Les prix augmentent, c’est la réalité, mais c’est partout, et je crois sincèrement que l’Amérique reste à un bon niveau de rapport qualité/prix.
Deuxièmement, vous avez parlé des rumeurs sur l’épluchage des réseaux sociaux pour les visiteurs, et je veux clarifier cela : 99,9 % des touristes qui voyagent aux États-Unis ne vont pas avoir leurs médias sociaux vérifiés. Ce n’est pas vrai. Ça n’a jamais été fait. Ça n’a jamais eu lieu.
J’ai vérifié avec le département de la Sécurité intérieure, et ils m’ont dit que le nombre de personnes dont les médias sociaux ont été vérifiés depuis le début de l’administration Trump n’est pas différent du nombre sous l’administration Biden, ni sous l’administration Trump durant son premier mandat, ni sous celle du président Obama.
Les chiffres sont identiques. Rien n’a changé. C’est une fausse histoire qui a été fabriquée et relayée par des gens qui n’aiment pas l’Amérique, qui n’aiment pas le président et qui veulent endommager l’économie américaine et l’industrie américaine.
A lire aussi : ESTA États-Unis : vers un assouplissement du projet sur les réseaux sociaux ?
Et je vais ajouter une autre chose pour les lecteurs de TourMaG : si vous voulez vraiment savoir ce qu’est le tourisme aux États-Unis, allez parler à vos amis, à vos voisins, à vos collègues qui en reviennent et demandez-leur. Je vous garantis que chaque personne à qui vous demanderez vous dira qu’elle a passé un bon moment, et c’est tout.
Sur les critiques faites au Président : s’il y a quelqu’un qui comprend l’industrie du voyage et du tourisme, c’est le Président Trump. Avant de diriger ce pays, il construisait des hôtels, des resorts. C’est quelqu’un qui sait à quoi ressemble un problème à la réception d’un hôtel à 3 h du matin, les problèmes d’un voyage en bus avec des horaires compliqués… Il a vécu dans cette industrie.
En plus de cela, vos collègues aux États-Unis, l’industrie du voyage américaine, l’Association des voyages aux États-Unis, ont demandé depuis des décennies à de nombreux présidents de créer un ministre américain du Tourisme. « S’il vous plaît, créez quelqu’un qui nous représente, qui puisse être un porte-parole. »
Ça n’a jamais eu lieu. Mais qui l’a fait ? Donald Trump. Cela devrait vous donner une indication de pourquoi je pense qu’il est bon pour le tourisme et le voyage.
Quant à moi, le tourisme et le voyage, j’ai aimé les deux toute ma vie. C’est à propos de l’exploration, de la découverte, de la croissance personnelle, de la gastronomie, de l’apprentissage, de rencontrer des gens, de visiter des proches qui vivent dans un autre pays, de revoir des amis que vous avez rencontrés à l’université.
Et puis, si vous vous préoccupez d’aller ou non dans un pays en raison de qui est le Premier ministre ou le Président, ou de la politique du gouvernement, à mon avis, ce n’est pas une bonne idée. Le pays ne change pas.b[
"Nous sommes prêts pour la coupe du monde"
TourMaG - La Coupe du monde est l’événement majeur des semaines qui viennent. Êtes-vous prêts ?
Nick Adams : Absolument. Prêts à y aller. Nous l’attendons avec impatience et ce sera un grand succès.
Il y aura 78 matchs aux États-Unis que nous avons planifié et préparé depuis très longtemps. Nous aurons également le plus haut niveau de sécurité possible.
TourMaG - Vous accueillerez l’Iran ?
Nick Adams : L’Iran sera basé au Mexique. Nous accueillerons les gens du monde entier. Nous sommes très, très, très excités et très optimistes quant au résultat de la Coupe du monde.
Nick Adams : Absolument. Prêts à y aller. Nous l’attendons avec impatience et ce sera un grand succès.
Il y aura 78 matchs aux États-Unis que nous avons planifié et préparé depuis très longtemps. Nous aurons également le plus haut niveau de sécurité possible.
TourMaG - Vous accueillerez l’Iran ?
Nick Adams : L’Iran sera basé au Mexique. Nous accueillerons les gens du monde entier. Nous sommes très, très, très excités et très optimistes quant au résultat de la Coupe du monde.
Brand USA un partenaire valable
TourMaG - Une question sur « Brand USA ». Vous travaillez avec eux. J’ai lu que vous appréciez leur travail, cependant leur budget a été coupé. Ils sont passés de 100 à 20 millions de dollars. Souhaitez-vous qu’ils retrouvent leur budget d’avant ?
Nick Adams : Je ne suis pas impliqué dans cela et je n’ai pas de pouvoir à ce sujet. Ce que je peux dire, c’est qu’ils sont toujours très actifs. Ils viennent de lancer deux très belles campagnes. Ils sont un partenaire valable. J’aime travailler avec Brand USA.
Il y a énormément de gens dans le gouvernement fédéral qui travaillent avec le tourisme : la Maison-Blanche, le Département d’État, le Département de l’Intérieur, le Département des Transports, le Département de la Sécurité intérieure, le Département du Commerce, la NTTO (National Travel and Tourism Office NDLR). Ce sont tous des alliés incroyables.
Je ne pourrais pas faire le travail que je fais sans leur soutien et leur aide. Mais je pense que la meilleure nouvelle pour Brand USA, pour la NTTO, les hôteliers, les compagnies aériennes et tous les opérateurs de tourisme, c’est que ma fonction a été créée.
Nick Adams : Je ne suis pas impliqué dans cela et je n’ai pas de pouvoir à ce sujet. Ce que je peux dire, c’est qu’ils sont toujours très actifs. Ils viennent de lancer deux très belles campagnes. Ils sont un partenaire valable. J’aime travailler avec Brand USA.
Il y a énormément de gens dans le gouvernement fédéral qui travaillent avec le tourisme : la Maison-Blanche, le Département d’État, le Département de l’Intérieur, le Département des Transports, le Département de la Sécurité intérieure, le Département du Commerce, la NTTO (National Travel and Tourism Office NDLR). Ce sont tous des alliés incroyables.
Je ne pourrais pas faire le travail que je fais sans leur soutien et leur aide. Mais je pense que la meilleure nouvelle pour Brand USA, pour la NTTO, les hôteliers, les compagnies aériennes et tous les opérateurs de tourisme, c’est que ma fonction a été créée.
Message aux acteurs du tourisme
Autres articles
-
ESTA États-Unis : vers un assouplissement du projet sur les réseaux sociaux ?
-
Tour-opérateurs : après un hiver solide, la guerre au Moyen-Orient assombrit l’été
-
Tempête de neige : des milliers de vols annulés aux USA
-
Les Américains boudent-ils l'Europe et la France ?
-
L'"effet Trump" pèse sur l’attractivité des États-Unis auprès des Français
TourMaG — Vous venez d’arriver à Paris. Quel est le programme ? Allez-vous rencontrer des officiels, des décideurs du tourisme ?
Nick Adams : Pour vous donner le contexte, c’est une tournée destinée aux médias. Elle a commencé en début de semaine à Londres à 7 h du matin avec tous les grands médias. Nous continuons à Paris avec vous, puis demain avec la presse nationale française et CNN Paris. Ensuite, Berlin et Dublin.
Cette fois, nous avons priorisé les médias, mais je peux vous dire que je reviendrai en France, car mon rôle est aussi d’amener des investissements en Amérique. Vous savez, par exemple, nous n’avons pas de train de luxe aux États-Unis. Je veux qu’il y en ait.
TourMaG : C’est un message pour les investisseurs ?
Nick Adams : Absolument. Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour investir en Amérique. Si vous êtes une compagnie aérienne, ajoutez des routes. Si vous êtes hôtelier, construisez des hôtels.
Si vous êtes un croisiériste, faites naviguer vos bateaux aux USA. Les dix prochaines années seront incroyables, mais il y a une fenêtre précise. Et si vous ne le faites pas, vous allez regarder la parade passer sans y participer.
Et un dernier mot si vous permettez, car avant cet entretien nous avons évoqué les vétérans américains de la seconde guerre mondiale qui arrivent demain 3 juin en Normandie via un vol direct Atlanta – Deauville de Delta Airlines. Il est essentiel de se souvenir des sacrifices consentis par le passé et je souhaite bonne chance aux anciens combattants pour leur voyage exceptionnel d’Atlanta à Deauville.
Nick Adams : Pour vous donner le contexte, c’est une tournée destinée aux médias. Elle a commencé en début de semaine à Londres à 7 h du matin avec tous les grands médias. Nous continuons à Paris avec vous, puis demain avec la presse nationale française et CNN Paris. Ensuite, Berlin et Dublin.
Cette fois, nous avons priorisé les médias, mais je peux vous dire que je reviendrai en France, car mon rôle est aussi d’amener des investissements en Amérique. Vous savez, par exemple, nous n’avons pas de train de luxe aux États-Unis. Je veux qu’il y en ait.
TourMaG : C’est un message pour les investisseurs ?
Nick Adams : Absolument. Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour investir en Amérique. Si vous êtes une compagnie aérienne, ajoutez des routes. Si vous êtes hôtelier, construisez des hôtels.
Si vous êtes un croisiériste, faites naviguer vos bateaux aux USA. Les dix prochaines années seront incroyables, mais il y a une fenêtre précise. Et si vous ne le faites pas, vous allez regarder la parade passer sans y participer.
Et un dernier mot si vous permettez, car avant cet entretien nous avons évoqué les vétérans américains de la seconde guerre mondiale qui arrivent demain 3 juin en Normandie via un vol direct Atlanta – Deauville de Delta Airlines. Il est essentiel de se souvenir des sacrifices consentis par le passé et je souhaite bonne chance aux anciens combattants pour leur voyage exceptionnel d’Atlanta à Deauville.
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin























