Allons-nous voir cet été un Boeing 777 flanqué d’une couronne royale dans la flotte d’Air France ?
Ce n’est ni un poisson d’avril, ni un coup de force des royalistes tricolores, mais bien le fruit d’un accord signé entre les deux compagnies sœurs du groupe franco néerlandais.
En effet, confrontées à une pénurie de pilotes et à des difficultés de formation, KLM et Air France, ainsi que les syndicats de cette dernière, ont signé un accord prévoyant l’intégration d’un B777 de KLM dans la liste de flotte de la compagnie nationale française.
Celui-ci sera ensuite loué, avec des pilotes Air France, à KLM, afin d’assurer une partie du programme de vols néerlandais.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit. Déjà l’an dernier, le même type d’accord avait été signé.
S’il est renouvelé, c’est parce que la compagnie au bleu ciel éprouve toujours des difficultés persistantes dans la formation de ses pilotes et, par conséquent, dans la sécurisation de son programme de vols sur la période estivale.
Ce n’est ni un poisson d’avril, ni un coup de force des royalistes tricolores, mais bien le fruit d’un accord signé entre les deux compagnies sœurs du groupe franco néerlandais.
En effet, confrontées à une pénurie de pilotes et à des difficultés de formation, KLM et Air France, ainsi que les syndicats de cette dernière, ont signé un accord prévoyant l’intégration d’un B777 de KLM dans la liste de flotte de la compagnie nationale française.
Celui-ci sera ensuite loué, avec des pilotes Air France, à KLM, afin d’assurer une partie du programme de vols néerlandais.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit. Déjà l’an dernier, le même type d’accord avait été signé.
S’il est renouvelé, c’est parce que la compagnie au bleu ciel éprouve toujours des difficultés persistantes dans la formation de ses pilotes et, par conséquent, dans la sécurisation de son programme de vols sur la période estivale.
Des pilotes Air France vont voler sur... KLM durant l’été 2026
Ce mal est ancien aux Pays-Bas. Dès 2024, un communiqué de la compagnie expliquait déjà que des mesures devaient être prises pour atténuer l’impact de la pénurie de pilotes.
Celles-ci étaient jugées indispensables pour garantir l’exploitation de l’ensemble des vols avec ses propres équipages. Sauf que ces mesures ne semblent pas suffire à régler le problème, du moins à très court terme.
À l’été 2025 déjà, KLM avait dû faire appel à Air France pour lui permettre d’assurer sa liaison entre New York et Amsterdam.
"Cette collaboration permettra à KLM d’assurer ses vols réguliers cet été. Elle renforce notre capacité, ce qui est bénéfique pour KLM dans son ensemble.
Je suis fier que nous ayons rendu cela possible au sein du groupe Air France-KLM. Je souhaite à tous mes collègues sur cette ligne un bon vol et une agréable collaboration," avait alors commenté Maarten Stienen, directeur des opérations de KLM.
L’opération va donc être renouvelée pour l’été 2026. Ce sera à nouveau un Boeing 777, sous réserve de disponibilité d’un appareil de la part de KLM.
L’accord d’affectation temporaire prévoit que les pilotes français seront affectés à une ligne entre Amsterdam et l’Amérique du Nord, puis entre l’Amérique du Nord et Amsterdam, sur une période prévisionnelle pouvant aller du 1er juin au 31 octobre 2026.
Le document stipule que seules les personnels formées à voler temporairement avec des PNC KLM pourront exploiter cette ligne. Pour opérer cette desserte, les parties ont décidé de créer une affectation temporaire des pilotes concernés en Amérique du Nord.
Il est mentionné à plusieurs reprises que plusieurs appareils pourraient intégrer la flotte d’Air France, et pas seulement un seul.
L’affectation temporaire est prévue pour une durée comprise entre 45 et 60 jours. Cette durée peut être prolongée ou réduite de quelques jours pour tenir compte des contraintes de programmation.
Pour combler les trous dans la raquette, Air France procédera sur la base du volontariat. Le besoin en officiers pilotes de ligne et en commandants de bord n’a pas encore été déterminé. Il dépendra des fréquences retenues.
À titre d’exemple, le besoin est de sept équipages pour une fréquence 7/7 ou de six équipages pour une fréquence 6/7.
Cet accord est censé prendre fin au plus tard le 30 novembre 2026, sous conditions suspensives de faisabilité opérationnelle et technique, notamment en fonction de la disponibilité des B777 d’Air France et de KLM.
Celles-ci étaient jugées indispensables pour garantir l’exploitation de l’ensemble des vols avec ses propres équipages. Sauf que ces mesures ne semblent pas suffire à régler le problème, du moins à très court terme.
À l’été 2025 déjà, KLM avait dû faire appel à Air France pour lui permettre d’assurer sa liaison entre New York et Amsterdam.
"Cette collaboration permettra à KLM d’assurer ses vols réguliers cet été. Elle renforce notre capacité, ce qui est bénéfique pour KLM dans son ensemble.
Je suis fier que nous ayons rendu cela possible au sein du groupe Air France-KLM. Je souhaite à tous mes collègues sur cette ligne un bon vol et une agréable collaboration," avait alors commenté Maarten Stienen, directeur des opérations de KLM.
L’opération va donc être renouvelée pour l’été 2026. Ce sera à nouveau un Boeing 777, sous réserve de disponibilité d’un appareil de la part de KLM.
L’accord d’affectation temporaire prévoit que les pilotes français seront affectés à une ligne entre Amsterdam et l’Amérique du Nord, puis entre l’Amérique du Nord et Amsterdam, sur une période prévisionnelle pouvant aller du 1er juin au 31 octobre 2026.
Le document stipule que seules les personnels formées à voler temporairement avec des PNC KLM pourront exploiter cette ligne. Pour opérer cette desserte, les parties ont décidé de créer une affectation temporaire des pilotes concernés en Amérique du Nord.
Il est mentionné à plusieurs reprises que plusieurs appareils pourraient intégrer la flotte d’Air France, et pas seulement un seul.
L’affectation temporaire est prévue pour une durée comprise entre 45 et 60 jours. Cette durée peut être prolongée ou réduite de quelques jours pour tenir compte des contraintes de programmation.
Pour combler les trous dans la raquette, Air France procédera sur la base du volontariat. Le besoin en officiers pilotes de ligne et en commandants de bord n’a pas encore été déterminé. Il dépendra des fréquences retenues.
À titre d’exemple, le besoin est de sept équipages pour une fréquence 7/7 ou de six équipages pour une fréquence 6/7.
Cet accord est censé prendre fin au plus tard le 30 novembre 2026, sous conditions suspensives de faisabilité opérationnelle et technique, notamment en fonction de la disponibilité des B777 d’Air France et de KLM.
Air France va former les pilotes de KLM sur... ses avions !
Ce n’est pas tout, car le problème semble systémique du côté de KLM.
Déjà en mars 2025, un accord avait aussi été signé entre les deux compagnies pour permettre à la compagnie néerlandaise de former des pilotes KLM sur des A350 d’Air France.
Ainsi, 16 pilotes KLM seront formés jusqu’au 30 juin 2026.
Sauf que ces difficultés semblent persistantes. Face à cela, la direction d’Air France a de nouveau réuni les syndicats afin de renouveler cette opération.
Il faut rappeler les principes en place au sein de la compagnie : "aucune compagnie du Groupe Air France autre qu’Air France ou Transavia France n’exploite d’avion de plus de 110 sièges.
Tout avion de plus de 110 sièges du Groupe Air France, hors Transavia France, sera inscrit sur la liste de flotte Air France et piloté par des pilotes Air France à des conditions d’emploi et de rémunération identiques à celles appliquées aux pilotes Air France effectuant la production Air France en moyen propre Air France."
Il est donc prévu, à titre dérogatoire, que jusqu’à huit pilotes KLM puissent être formés sur un A350 Air France, pour des formations qui ne pourront pas intervenir au-delà du 31 décembre 2026.
Le pilote d’A350 Air France qui se verra attribuer un pilote KLM en cours de formation sera informé de cette particularité et pourra refuser d’effectuer ce vol.
De plus, l’accord prévoit que si des pilotes Air France opèrent sur un ou plusieurs Boeing 777, comme annoncé plus haut, alors le nombre de pilotes KLM pouvant être formés sur A350 Air France sera porté à 16 jusqu’au 30 juin 2027.
Déjà en mars 2025, un accord avait aussi été signé entre les deux compagnies pour permettre à la compagnie néerlandaise de former des pilotes KLM sur des A350 d’Air France.
Ainsi, 16 pilotes KLM seront formés jusqu’au 30 juin 2026.
Sauf que ces difficultés semblent persistantes. Face à cela, la direction d’Air France a de nouveau réuni les syndicats afin de renouveler cette opération.
Il faut rappeler les principes en place au sein de la compagnie : "aucune compagnie du Groupe Air France autre qu’Air France ou Transavia France n’exploite d’avion de plus de 110 sièges.
Tout avion de plus de 110 sièges du Groupe Air France, hors Transavia France, sera inscrit sur la liste de flotte Air France et piloté par des pilotes Air France à des conditions d’emploi et de rémunération identiques à celles appliquées aux pilotes Air France effectuant la production Air France en moyen propre Air France."
Il est donc prévu, à titre dérogatoire, que jusqu’à huit pilotes KLM puissent être formés sur un A350 Air France, pour des formations qui ne pourront pas intervenir au-delà du 31 décembre 2026.
Le pilote d’A350 Air France qui se verra attribuer un pilote KLM en cours de formation sera informé de cette particularité et pourra refuser d’effectuer ce vol.
De plus, l’accord prévoit que si des pilotes Air France opèrent sur un ou plusieurs Boeing 777, comme annoncé plus haut, alors le nombre de pilotes KLM pouvant être formés sur A350 Air France sera porté à 16 jusqu’au 30 juin 2027.
Quel est le problème de KLM ?
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Air France : tout savoir du programme été 2026 de la compagnie
Cette situation s’explique par un double problème.
Elle fait face à la fois une pénurie de pilotes et des capacités de formation qui ne permettent pas aux équipages d’être toujours à jour.
Il a même fallu que la compagnie signe un accord avec les syndicats pour prévoir la programmation des formations et examens obligatoires sur simulateur pendant les week-ends des pilotes.
De plus, les pilotes ont accepté de travailler un jour supplémentaire par mois durant l’été 2026 afin de soutenir les opérations aériennes et d’assurer plus de 10 000 vols supplémentaires.
Ce n’est pas tout, car pour augmenter ses capacités de formation, le transporteur néerlandais a lancé "The Link".
"Grâce à The Link, nous pouvons pérenniser nos capacités de formation.
Nous avons délibérément choisi de former nos pilotes en interne, car cela nous permet de garantir au mieux la qualité et la continuité de la formation. Il s’agit d’un investissement crucial pour la formation de nos pilotes et, par conséquent, pour l’avenir de KLM", a expliqué Eimerd Bult, vice-président exécutif des opérations aériennes.
Le site doit disposer de cinq simulateurs de vol.
Au total, la compagnie prévoit d’augmenter ses effectifs de pilotes de 3 000 à 4 000 dans les prochaines années. À ces défis s’ajoute celui de la réception d’un nouveau type d’avion à l’été 2026.
KLM doit en effet recevoir son premier A350-900 avant la fin de l’été 2026. L’appareil est entré en phase d’assemblage final à Toulouse. D’ailleurs, un récent article de CH-Aviation affirmait que la pénurie de pilotes menaçait les projets A350 de KLM.
Cet épisode rappelle toute l’importance de faire partie d’un groupe.
Elle fait face à la fois une pénurie de pilotes et des capacités de formation qui ne permettent pas aux équipages d’être toujours à jour.
Il a même fallu que la compagnie signe un accord avec les syndicats pour prévoir la programmation des formations et examens obligatoires sur simulateur pendant les week-ends des pilotes.
De plus, les pilotes ont accepté de travailler un jour supplémentaire par mois durant l’été 2026 afin de soutenir les opérations aériennes et d’assurer plus de 10 000 vols supplémentaires.
Ce n’est pas tout, car pour augmenter ses capacités de formation, le transporteur néerlandais a lancé "The Link".
"Grâce à The Link, nous pouvons pérenniser nos capacités de formation.
Nous avons délibérément choisi de former nos pilotes en interne, car cela nous permet de garantir au mieux la qualité et la continuité de la formation. Il s’agit d’un investissement crucial pour la formation de nos pilotes et, par conséquent, pour l’avenir de KLM", a expliqué Eimerd Bult, vice-président exécutif des opérations aériennes.
Le site doit disposer de cinq simulateurs de vol.
Au total, la compagnie prévoit d’augmenter ses effectifs de pilotes de 3 000 à 4 000 dans les prochaines années. À ces défis s’ajoute celui de la réception d’un nouveau type d’avion à l’été 2026.
KLM doit en effet recevoir son premier A350-900 avant la fin de l’été 2026. L’appareil est entré en phase d’assemblage final à Toulouse. D’ailleurs, un récent article de CH-Aviation affirmait que la pénurie de pilotes menaçait les projets A350 de KLM.
Cet épisode rappelle toute l’importance de faire partie d’un groupe.







Publié par Romain Pommier 














