Taxe de séjour : les grandes OTA sont-elles touchées par la "phobie administrative" ? - Depositphotos.com Auteur ilixe48
Les grandes plateformes en ligne seraient-elles atteintes du mal qui avait frappé Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger ?
Vous ne voyez pas ? Je parle, ici, de la « phobie administrative » ! A l'époque, il n'avait pas déclaré ses revenus...
C’est à se demander si ce trouble anxieux ne serait pas à l’origine du règlement partiel de la taxe de séjour par Booking et consorts.
Booking, puisque c'est de cette entreprise dont il s'agit, vient de subir un nouveau revers judiciaire.
Le géant du voyage a été condamné, dans le litige l'opposant à la métropole de Nancy, pour des manquements liés à la taxe de séjour. Ce n'est pas la première affaire ! L’an dernier déjà, Booking a été contraint de verser 574 000 € pour des taxes de séjour impayées à la collectivité d'Oléron...
Et cette défaite juridique pourrait en appeler d'autres, puisque le géant américain ferait face à une pluie de procès intentés par des collectivités françaises, indique La Lettre, qui a enquêté sur le sujet.
Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant : le trou dans la raquette concerne ici les loueurs non professionnels, pour lesquels la plateforme est chargée de collecter la taxe.
Vous ne voyez pas ? Je parle, ici, de la « phobie administrative » ! A l'époque, il n'avait pas déclaré ses revenus...
C’est à se demander si ce trouble anxieux ne serait pas à l’origine du règlement partiel de la taxe de séjour par Booking et consorts.
Booking, puisque c'est de cette entreprise dont il s'agit, vient de subir un nouveau revers judiciaire.
Le géant du voyage a été condamné, dans le litige l'opposant à la métropole de Nancy, pour des manquements liés à la taxe de séjour. Ce n'est pas la première affaire ! L’an dernier déjà, Booking a été contraint de verser 574 000 € pour des taxes de séjour impayées à la collectivité d'Oléron...
Et cette défaite juridique pourrait en appeler d'autres, puisque le géant américain ferait face à une pluie de procès intentés par des collectivités françaises, indique La Lettre, qui a enquêté sur le sujet.
Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant : le trou dans la raquette concerne ici les loueurs non professionnels, pour lesquels la plateforme est chargée de collecter la taxe.
Pourrait-on, alors, faire ce que l'on veut en matière de taxe ?
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Déjà en 2019, une autre plateforme, Airbnb avait pris des largesses en prélevant aux clients, un montant pour les enfants, normalement exemptés. La faute, selon Airbnb, à son système informatique non adapté au prélèvement de cette taxe. Nous parlons là d'une entreprise de premier plan spécialisée dans la tech... cherchez l'erreur...
Plus récemment, en juillet 2026, Airbnb a modifié sans préavis la base de ses reversements de juin... un tour de passe-passe qui a fait chuter drastiquement les montants traditionnellement prévus, par les collectivités et qui a assuré dans le même temps un peu de trésorerie au champion de l'hébergement chez l'habitant...
Pourrait-on, alors, faire ce que l'on veut en matière de taxe ?
L’État prépare bien un projet de réforme de la taxe de séjour, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas l’unanimité. Professionnels et collectivités locales s’opposent à la centralisation par l’État (via la direction générale des Finances publiques, DGFiP), à la fin de l’affectation des montants au secteur du tourisme et au barème proportionnel.
La réforme prévoit également le volet "sanctions et garanties" qui vise à durcir le cadre légal pour forcer les intermédiaires à reverser l'intégralité des sommes collectées dans les temps.
Une expérimentation a bel et bien été mise en place à travers l’outil FARITAS (Faciliter le recouvrement de l’impôt et de la taxe de séjour). Cette plateforme permet de déposer, chaque semestre, auprès de l'administration fiscale, une déclaration unique sur la taxe de séjour collectée couvrant l’ensemble du territoire national, évitant aux OTA de devoir remplir plusieurs formulaires non standardisés pour chaque collectivité.
Faut-il revenir à une collecte par l’hébergeur, comme avant 2019 ? Les nouveaux outils d’enregistrement des locations non professionnelles (loi Le Meur et règlement européen sur les locations de courte durée ndlr), le rendraient plus contrôlable, mais la charge reviendrait aux collectivités, qui ont justement délégué faute de moyens.
Défendre une gestion locale suppose donc une harmonisation des déclarations, des délais respectés et des sanctions qui ne doivent pas uniquement dépendre d’un procès. D’autant que la France cherche aujourd’hui le moindre euro pour remplir ses caisses.
La phobie administrative se soigne, mais le traitement relève du législateur et de la coopération de l'ensemble de la chaîne... !






Publié par Céline Eymery 
















