Le Majestic Hotel & Spa Barcelona se trouve sur l'avenue la plus chic de la capitale catalane (@Majestic Hotel&Spa)
C'est lâavenue la plus cĂ©lĂšbre et la plus chic de Barcelone !
Le Paseo de Gracia (Passeig de GrĂ cia, en catalan) est un concentrĂ© de musĂ©es, de galeries dâart, de boutiques de luxe, de marques internationales prestigieuses et dâhĂŽtels haut de gamme. Aux numĂ©ros 70-72 se dresse lâimposant bĂątiment nĂ©oclassique du Majestic Hotel & Spa Barcelona.
L'aventure du Majestic a commencĂ© il y a 105 ans dans une capitale catalane en pleine expansion : MartĂn Casals, le fondateur du groupe hĂŽtelier et arriĂšre-grand-pĂšre des propriĂ©taires actuels, les Soldevila-Casals, avait compris le potentiel de ce nouveau quartier trĂšs prisĂ© de lâaristocratie et de la haute bourgeoisie.
Il commença par nommer son établissement Majestic Hotel Inglaterra - histoire d'illustrer sa vocation de grand hÎtel international.
Lâendroit devint rapidement le lieu de rendez-vous favori du "tout-Barcelone" de lâĂ©poque. Câest seulement aprĂšs la Guerre civile espagnole quâil adopta le nouveau nom dâ"Hotel Majestic".
Depuis, le Majestic Barcelona est devenu l'un des emblĂšmes de la capitale catalane. Il est une base idĂ©ale pour qui veut sâoffrir un week-end de rĂȘve Ă Barcelone, agrĂ©mentĂ© par la dĂ©couverte de quelques-uns de ses plus beaux monuments et de ses boutiques chics.
Le Paseo de Gracia (Passeig de GrĂ cia, en catalan) est un concentrĂ© de musĂ©es, de galeries dâart, de boutiques de luxe, de marques internationales prestigieuses et dâhĂŽtels haut de gamme. Aux numĂ©ros 70-72 se dresse lâimposant bĂątiment nĂ©oclassique du Majestic Hotel & Spa Barcelona.
L'aventure du Majestic a commencĂ© il y a 105 ans dans une capitale catalane en pleine expansion : MartĂn Casals, le fondateur du groupe hĂŽtelier et arriĂšre-grand-pĂšre des propriĂ©taires actuels, les Soldevila-Casals, avait compris le potentiel de ce nouveau quartier trĂšs prisĂ© de lâaristocratie et de la haute bourgeoisie.
Il commença par nommer son établissement Majestic Hotel Inglaterra - histoire d'illustrer sa vocation de grand hÎtel international.
Lâendroit devint rapidement le lieu de rendez-vous favori du "tout-Barcelone" de lâĂ©poque. Câest seulement aprĂšs la Guerre civile espagnole quâil adopta le nouveau nom dâ"Hotel Majestic".
Depuis, le Majestic Barcelona est devenu l'un des emblĂšmes de la capitale catalane. Il est une base idĂ©ale pour qui veut sâoffrir un week-end de rĂȘve Ă Barcelone, agrĂ©mentĂ© par la dĂ©couverte de quelques-uns de ses plus beaux monuments et de ses boutiques chics.
Une suite Junior au septiÚme étage
DĂšs son arrivĂ©e, le client se voit accueilli par des portiers en uniforme bleu marine avec chapeau melon, dĂ©lestĂ© de ses valises par les bagagistes puis escortĂ© jusquâĂ la rĂ©ception.
AprĂšs des formalitĂ©s rapides, direction une suite junior au septiĂšme Ă©tage. Comme chaque chambre dans cet hĂŽtel, celle-ci se veut « un espace unique oĂč la lumiĂšre est en vedette ».
Le mobilier, de style classique, est combiné avec quelques éléments modernes, les couleurs sont douces et trÚs actuelles dans des tonalités marron, blanches et beiges.
La salle de bains est en marbre, une douche Ă lâitalienne avec effet de pluie complĂšte la baignoire. La literie est XXL. Dans le salon de taille confortable, des livres dâart et des revues attendent le client qui trouve Ă sa disposition, dans un seau de glace, une bouteille de Cava, lâexcellent mousseux produit en Catalogne selon la mĂ©thode champenoise.
Depuis la derniÚre rénovation (plus de 30 millions d'euros) qui a permis au Majestic de rejoindre le prestigieux consortium The leading hotels of the world, les chambres et suites sont plus spacieuses et plus lumineuses, plus accueillantes aussi. Elles sont moins nombreuses : 271 chambres dont 45 suites (contre 303, précédemment).
Logiquement, les clients les plus VIP qui veulent vivre une « expérience unique » réserveront, au neuviÚme étage, un des cinq Penthouses (100 m2 ou plus) décorés de meubles contemporains combinés à des piÚces plus anciennes.
La plus grande de ces suites, dénommée « Majestic Royal Penthouse », coche tous les superlatifs.
Avec ses 467 m2, c'est la plus grande de Barcelone avec son salon, sa salle à manger, ses deux chambres (on peut en ajouter une troisiÚme), ses deux terrasses spacieuses avec jacuzzi. Elle est la seule à offrir une double vue panoramique sur le Paseo de Gracia et la Sagrada Familia. Le bar est adapté - avec ou sans alcool - selon les désirs de la clientÚle qui profite, tout au long de son séjour, d'un service de majordome et d'un chauffeur avec véhicule de luxe.
S'il faut compter 15 000 euros par nuit pour sâoffrir la Majestic Royal Penthouse, les tarifs des suites junior et des chambres relĂšvent davantage du « luxe abordable » dont le Majestic se fait aujourdâhui le hĂ©raut.
Lire aussi : Pascal Billard (Majestice Barcelona) : "Les codes de l'hÎtellerie de luxe évoluent"
Ceux qui veulent bénéficier d'un confort encore plus personnalisé opteront pour Majestic Residence. Ce complexe, situé juste en face de l'hÎtel, au 69, Paséo de Gracia, dispose de 28 appartements ayant une, deux ou quatre chambres et d'un service de chambres 24 heures sur 24.
Un déjeuner sur le rooftop « Dolce vitae »
Mais qui a eu lâidĂ©e dâappeler le rooftop du Majestic Barcelona "Dolce vitae" ? Qu'importe au fond !
Câest en tous cas une idĂ©e de gĂ©nie : ce nom rĂ©sume Ă merveille la douceur de vivre sur cette terrasse spectaculaire qui occupe le dixiĂšme Ă©tage du Majestic Barcelona. Ce rooftop est aussi la preuve que cet hĂŽtel a rĂ©ussi Ă adapter, comme il le souhaitait, les codes de l'hĂŽtellerie de luxe aux attentes dâune clientĂšle plus jeune, plus dĂ©contractĂ©e et plus fantaisiste.
Depuis sa rĂ©novation, il sâest habillĂ© de bois et de murs vĂ©gĂ©talisĂ©s bien dans les goĂ»ts actuels pour les espaces de plein air. Et dotĂ© dâune petite piscine qui apporte une note de fraĂźcheur.
De cet espace singulier, il est possible dâembrasser dâun seul coup dâĆil pratiquement toute la ville et ses principales icĂŽnes architecturales que sont la Sagrada familia, la Casa Batlo ou lâĂ©tonnante tour GloriĂšs, toujours fascinantes Ă admirer de jour comme de nuit.
Le soir, une belle jeunesse vient volontiers y boire un verre en écoutant les musiques sélectionnées par des DJ reconnus.
Dans la journĂ©e, câest une clientĂšle plus classique, mais tout de mĂȘme assez jeune, qui vient sây dĂ©tendre autour dâune flĂ»te de Cava ou d'un des nombreux cocktails proposĂ©s - avec et sans alcool.
Toute la journĂ©e, le Dolce Vitae offre une carte de plats rĂ©novĂ©s, supervisĂ©e par le chef Nancy Jubany, qui comprend un large Ă©ventail de sandwiches, de petits plats, de salades et bien sur lâemblĂ©matique hamburger du Majestic.
Comme on est en Espagne, le déjeuner, fût-il sur le rooftop, commence plutÎt vers 14 heures. Il débute souvent par un bel assortiment de tapas dans lequel le jambon ibérique et le pain frotté à la tomate se font remarquer.
Souvent, on nâa plus guĂšre faim quand arrive le premier plat de rĂ©sistance et plus faim du tout quand est servi le second plat, tous deux accompagnĂ©s de vins soigneusement sĂ©lectionnĂ©s. Comment refuser de... au moins goĂ»ter ? Cependant, on se fait facilement une raison : le rĂ©gime, ce sera pour plus tard. Tout est si appĂ©tissant !
En tous cas, quand on a dĂ©jeunĂ© sur ce rooftop - ou mĂȘme seulement passĂ© un moment entre amis autour dâun verre -, on ne s'Ă©tonne plus que la Dolce Vitae ait dĂ©crochĂ© en 2019 - pour la seconde fois - le prix de la "meilleure terrasse de ville dâun hĂŽtel en Europe".
Câest en tous cas une idĂ©e de gĂ©nie : ce nom rĂ©sume Ă merveille la douceur de vivre sur cette terrasse spectaculaire qui occupe le dixiĂšme Ă©tage du Majestic Barcelona. Ce rooftop est aussi la preuve que cet hĂŽtel a rĂ©ussi Ă adapter, comme il le souhaitait, les codes de l'hĂŽtellerie de luxe aux attentes dâune clientĂšle plus jeune, plus dĂ©contractĂ©e et plus fantaisiste.
Depuis sa rĂ©novation, il sâest habillĂ© de bois et de murs vĂ©gĂ©talisĂ©s bien dans les goĂ»ts actuels pour les espaces de plein air. Et dotĂ© dâune petite piscine qui apporte une note de fraĂźcheur.
De cet espace singulier, il est possible dâembrasser dâun seul coup dâĆil pratiquement toute la ville et ses principales icĂŽnes architecturales que sont la Sagrada familia, la Casa Batlo ou lâĂ©tonnante tour GloriĂšs, toujours fascinantes Ă admirer de jour comme de nuit.
Le soir, une belle jeunesse vient volontiers y boire un verre en écoutant les musiques sélectionnées par des DJ reconnus.
Dans la journĂ©e, câest une clientĂšle plus classique, mais tout de mĂȘme assez jeune, qui vient sây dĂ©tendre autour dâune flĂ»te de Cava ou d'un des nombreux cocktails proposĂ©s - avec et sans alcool.
Toute la journĂ©e, le Dolce Vitae offre une carte de plats rĂ©novĂ©s, supervisĂ©e par le chef Nancy Jubany, qui comprend un large Ă©ventail de sandwiches, de petits plats, de salades et bien sur lâemblĂ©matique hamburger du Majestic.
Comme on est en Espagne, le déjeuner, fût-il sur le rooftop, commence plutÎt vers 14 heures. Il débute souvent par un bel assortiment de tapas dans lequel le jambon ibérique et le pain frotté à la tomate se font remarquer.
Souvent, on nâa plus guĂšre faim quand arrive le premier plat de rĂ©sistance et plus faim du tout quand est servi le second plat, tous deux accompagnĂ©s de vins soigneusement sĂ©lectionnĂ©s. Comment refuser de... au moins goĂ»ter ? Cependant, on se fait facilement une raison : le rĂ©gime, ce sera pour plus tard. Tout est si appĂ©tissant !
En tous cas, quand on a dĂ©jeunĂ© sur ce rooftop - ou mĂȘme seulement passĂ© un moment entre amis autour dâun verre -, on ne s'Ă©tonne plus que la Dolce Vitae ait dĂ©crochĂ© en 2019 - pour la seconde fois - le prix de la "meilleure terrasse de ville dâun hĂŽtel en Europe".
Star incontestée, la Sagrada familia
Annoncé pour 2026, l'achÚvement des travaux de la Sagrada familia devrait prendre quelques années de plus (@ PB)
Le Majestic Barcelone se trouve dans le district de l'Eixample. C'est la partie centrale de la ville, celle qui s'est développée dans la deuxiÚme moitié du XIXe siÚcle, aprÚs la démolition des anciennes fortifications, grùce au plan d'expansion et à la trame urbaine rationnelle conçue, en 1859, par Ildefons Cerdà i Sunyer.
Une bonne partie de de l'Eixample est connue sous le nom d'El Quadrat d'Or - le Carré d'or - : s'y trouvent quelques-unes des plus belles réalisations d'architectes "modernistes" renommés comme Antoni Gaudi, Puig i Cadafalch ou Domenech i Montaner.
La star de l'Eixample, c'est bien sĂ»r La Sagrada Familia (La Sainte Famille), l'Ćuvre majeure de Gaudi.
S'il y a une visite Ă ne pas manquer pendant son week-end, c'est bien celle-lĂ . Il faut prendre la prĂ©caution de rĂ©server (le ticket d'entrĂ©e coĂ»te 26 âŹ) Ă l'avance. A coup sĂ»r, on n'y sera pas seul : plus de quatre millions de personnes se pressent chaque annĂ©e sur ce site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Contrairement Ă ce que l'on croit parfois, La Sagrada Familia n'est pas la cathĂ©drale de la ville ! C'est un "temple expiatoire", financĂ© par souscription, et Ă©levĂ© plus tard au rang de basilique mineure. Aujourd'hui, les entrĂ©es financent les travaux toujours en cours, d'oĂč la prĂ©sence de plusieurs grues au-dessus des Ă©tranges tours.
La construction a commencé, en style néogothique, avec l'architecte Francesc de Paula Villar en 1882. Un an plus tard, Antoni Gaudà prit le relais et changea radicalement le projet. Il y consacra les 40 derniÚres années de sa vie.
A la mort de Gaudi, l'ouvrage était réalisé à seulement 20%. Son disciple DomÚnec Sugrañes i Gras prit la suite, mais les travaux furent interrompus par la guerre civile espagnole et de nombreux plans originaux et maquettes détruits. Depuis la reprise du chantier dans les années 1940, plusieurs architectes se sont succédé et de nombreuses adaptations du projet sont intervenues.
Le plan initial prévoyait 18 flÚches (ou tours) afin de symboliser les 12 apÎtres, les quatre évangélistes, la Vierge Marie et Jésus-Christ.
Aujourd'hui, huit seulement sont terminées, coiffées de pinacles en céramique aux couleurs vives. La tour de Marie est, elle, couronnée d'une étoile de cristal à douze branches, illuminée la nuit. Les riches sculptures et les gravures complexes des façades suscitent l'admiration.
Cependant, le riche style ondoyant de la façade de la Nativité, inspiré à Gaudi par la végétation naturelle, est bien plus créatif que celui, plus anguleux, des autres façades réalisées par ses successeurs. L'intérieur qui fait une belle place à la couleur et aux jeux de lumiÚre, accueille, depuis 2017, une messe internationale chaque dimanche.
Neuf tours restent à terminer, dont celle de Jésus au centre, qui doit s'élever jusqu'à 170 mÚtres.
La fin des travaux est annoncĂ©e pour 1926 - pour le centenaire de la mort de Gaudi, Ă©crasĂ© en 1926 par un tramway. Cependant, devant l'ampleur de ce qui reste Ă faire, on peut ĂȘtre dubitatif...
Une bonne partie de de l'Eixample est connue sous le nom d'El Quadrat d'Or - le Carré d'or - : s'y trouvent quelques-unes des plus belles réalisations d'architectes "modernistes" renommés comme Antoni Gaudi, Puig i Cadafalch ou Domenech i Montaner.
La star de l'Eixample, c'est bien sĂ»r La Sagrada Familia (La Sainte Famille), l'Ćuvre majeure de Gaudi.
S'il y a une visite Ă ne pas manquer pendant son week-end, c'est bien celle-lĂ . Il faut prendre la prĂ©caution de rĂ©server (le ticket d'entrĂ©e coĂ»te 26 âŹ) Ă l'avance. A coup sĂ»r, on n'y sera pas seul : plus de quatre millions de personnes se pressent chaque annĂ©e sur ce site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Contrairement Ă ce que l'on croit parfois, La Sagrada Familia n'est pas la cathĂ©drale de la ville ! C'est un "temple expiatoire", financĂ© par souscription, et Ă©levĂ© plus tard au rang de basilique mineure. Aujourd'hui, les entrĂ©es financent les travaux toujours en cours, d'oĂč la prĂ©sence de plusieurs grues au-dessus des Ă©tranges tours.
La construction a commencé, en style néogothique, avec l'architecte Francesc de Paula Villar en 1882. Un an plus tard, Antoni Gaudà prit le relais et changea radicalement le projet. Il y consacra les 40 derniÚres années de sa vie.
A la mort de Gaudi, l'ouvrage était réalisé à seulement 20%. Son disciple DomÚnec Sugrañes i Gras prit la suite, mais les travaux furent interrompus par la guerre civile espagnole et de nombreux plans originaux et maquettes détruits. Depuis la reprise du chantier dans les années 1940, plusieurs architectes se sont succédé et de nombreuses adaptations du projet sont intervenues.
Le plan initial prévoyait 18 flÚches (ou tours) afin de symboliser les 12 apÎtres, les quatre évangélistes, la Vierge Marie et Jésus-Christ.
Aujourd'hui, huit seulement sont terminées, coiffées de pinacles en céramique aux couleurs vives. La tour de Marie est, elle, couronnée d'une étoile de cristal à douze branches, illuminée la nuit. Les riches sculptures et les gravures complexes des façades suscitent l'admiration.
Cependant, le riche style ondoyant de la façade de la Nativité, inspiré à Gaudi par la végétation naturelle, est bien plus créatif que celui, plus anguleux, des autres façades réalisées par ses successeurs. L'intérieur qui fait une belle place à la couleur et aux jeux de lumiÚre, accueille, depuis 2017, une messe internationale chaque dimanche.
Neuf tours restent à terminer, dont celle de Jésus au centre, qui doit s'élever jusqu'à 170 mÚtres.
La fin des travaux est annoncĂ©e pour 1926 - pour le centenaire de la mort de Gaudi, Ă©crasĂ© en 1926 par un tramway. Cependant, devant l'ampleur de ce qui reste Ă faire, on peut ĂȘtre dubitatif...
L'inventivité de la Casa Vicens
AprÚs la visite de la Sagrada Familia, il est intéressant d'aller voir la Casa Vicens, une somptueuse maison qui témoigne des débuts prometteurs de Gaudi.
Pour cela, il faut se rendre dans le district appelé Grà cia. A la fin du XIXe siÚcle, c'était encore une commune à part entiÚre. Depuis, Barcelone l'a absorbée.
Malheureusement, avec le développement urbain, le grand jardin qui, au départ, entourait la Casa Vicens a été progressivement divisé en parcelles vendues pour construire des immeubles. De ce fait, depuis la rue, il est difficile d'avoir une belle vue d'ensemble de l'édifice, construit entre 1883 et 1888 à la demande du fabricant d'azulejos, Manuel Vicens Montaner.
A cette Ă©poque, les architectes barcelonais utilisaient beaucoup le style mudĂ©jar : cet art est nĂ© aprĂšs la reconquĂȘte, au Moyen-Age, par les rois catholiques, de l'Espagne occupĂ©e par les Musulmans depuis le VIIIe siĂšcle. PĂ©tri d'emprunts Ă l'architecture islamique, il se caractĂ©rise par un usage extrĂȘmement raffinĂ© et inventif de la brique et des cĂ©ramiques vernies.
Gaudi l'a recréé Ă sa maniĂšre, donnant Ă la combinaison de la faĂŻence et la brique une force extraordinaire. Il se serait aussi inspirĂ© des modestes Ćillets d'Inde qui poussaient sur place pour crĂ©er le motif des azulejos de la façade. De mĂȘme, les feuilles des palmiers nains locaux lui auraient servi de modĂšle pour la grille d'entrĂ©e en mĂ©tal.
Enfin, si les étonnants balcons en saillie ne manquent pas d'audace, les décors intérieurs, faits de bois polychromes, de céramiques et de peintures, pour la plupart inspirés par des motifs végétaux, sont d'une richesse assez extraordinaire...
Pour cela, il faut se rendre dans le district appelé Grà cia. A la fin du XIXe siÚcle, c'était encore une commune à part entiÚre. Depuis, Barcelone l'a absorbée.
Malheureusement, avec le développement urbain, le grand jardin qui, au départ, entourait la Casa Vicens a été progressivement divisé en parcelles vendues pour construire des immeubles. De ce fait, depuis la rue, il est difficile d'avoir une belle vue d'ensemble de l'édifice, construit entre 1883 et 1888 à la demande du fabricant d'azulejos, Manuel Vicens Montaner.
A cette Ă©poque, les architectes barcelonais utilisaient beaucoup le style mudĂ©jar : cet art est nĂ© aprĂšs la reconquĂȘte, au Moyen-Age, par les rois catholiques, de l'Espagne occupĂ©e par les Musulmans depuis le VIIIe siĂšcle. PĂ©tri d'emprunts Ă l'architecture islamique, il se caractĂ©rise par un usage extrĂȘmement raffinĂ© et inventif de la brique et des cĂ©ramiques vernies.
Gaudi l'a recréé Ă sa maniĂšre, donnant Ă la combinaison de la faĂŻence et la brique une force extraordinaire. Il se serait aussi inspirĂ© des modestes Ćillets d'Inde qui poussaient sur place pour crĂ©er le motif des azulejos de la façade. De mĂȘme, les feuilles des palmiers nains locaux lui auraient servi de modĂšle pour la grille d'entrĂ©e en mĂ©tal.
Enfin, si les étonnants balcons en saillie ne manquent pas d'audace, les décors intérieurs, faits de bois polychromes, de céramiques et de peintures, pour la plupart inspirés par des motifs végétaux, sont d'une richesse assez extraordinaire...
Au Majestic, des oeuvres d'art à tous les étages
AprĂšs ces dĂ©couvertes architecturales, il sera temps de revenir au Majestic. On n'y sera pas dĂ©paysĂ© : cet Ă©tablissement, souvent surnommĂ© lâ"HĂŽtel de lâArt", est, depuis toujours, liĂ© au monde de la culture. Des artistes de premier plan comme Picasso et MirĂł l'ont frĂ©quentĂ©, y trouvant mĂȘme parfois leur inspiration.
Bien mieux, au fil des ans, la famille Soldevila-Casals propriĂ©taire des lieux, a constituĂ© une collection dâun millier de tableaux, gravures, sculptures et autres objets.
Cette collection, il est aisĂ© de l'admirer tout Ă loisirs puisqu'elle est exposĂ©e dans tout le Majestic, depuis les couloirs jusque dans les chambres en passant par les salons et mĂȘme les ascenseurs ! Depuis la rĂ©novation de l'hĂŽtel, en 2018, elle est encore davantage mise en valeur.
Il faut se donner le temps d'en profiter !
On pourra voir des Ćuvres de TĂ pies, MirĂł, Chillida, Saura Guinovart, RĂĄfols Casamada et Gerardo Rueda. Et Ă©galement de piĂšces des annĂ©es 1980 de LimĂłs, LluĂs LleĂł, Miguel Ăngel Campano, Modest Urgell, Alfonso Alzadora.
S'y ajoutent des Ćuvres dâartistes actuels tels que JosĂ© MarĂa Sicilia, Miquel BarcelĂł - le peintre espagnol vivant le plus prisĂ© du moment - ou encore Anish Kapoor, Richard Long et Richard Deacon...
Bien mieux, au fil des ans, la famille Soldevila-Casals propriĂ©taire des lieux, a constituĂ© une collection dâun millier de tableaux, gravures, sculptures et autres objets.
Cette collection, il est aisĂ© de l'admirer tout Ă loisirs puisqu'elle est exposĂ©e dans tout le Majestic, depuis les couloirs jusque dans les chambres en passant par les salons et mĂȘme les ascenseurs ! Depuis la rĂ©novation de l'hĂŽtel, en 2018, elle est encore davantage mise en valeur.
Il faut se donner le temps d'en profiter !
On pourra voir des Ćuvres de TĂ pies, MirĂł, Chillida, Saura Guinovart, RĂĄfols Casamada et Gerardo Rueda. Et Ă©galement de piĂšces des annĂ©es 1980 de LimĂłs, LluĂs LleĂł, Miguel Ăngel Campano, Modest Urgell, Alfonso Alzadora.
S'y ajoutent des Ćuvres dâartistes actuels tels que JosĂ© MarĂa Sicilia, Miquel BarcelĂł - le peintre espagnol vivant le plus prisĂ© du moment - ou encore Anish Kapoor, Richard Long et Richard Deacon...
Diner au TracatrĂĄ
La musique contribue à la magie d'une soirée à Tracatra (@Tracatra)
Redisons-le, nous sommes en Espagne, et si les Espagnols déjeunent tard, ils dßnent également tard.
Direction donc Tracatrå, mais seulement vers 20h30. Ce restaurant, installé 7, Ronda Sant Pere, à deux pas de la Plaza de Cataluña, fournit l'occasion d'expérimenter un grand voyage dans la gastronomie locale grùce au du chef David Barba.
Evidemment, la soirée commence par des tapas : jambon ibérique cru (jamón serrano), fromage, poulpes grillés, poissons, crevettes en beignets, patatas bravas (pommes de terres frites nappées d'une sauce piquante), tortilla (omelette), beignets de morue, boquerones à l'anchois, flautas au fromage, olives et aussi pimientos de Padrón, de délicieux petits poivrons simplement grillés à la fleur de sel...
On n'a déjà plus faim quand arrivent les plats. Une fois encore, comment résister, surtout dans l'ambiance festive du Tracatrå ?
Au milieu de la salle, un tablao, avec cajón, guitare et bailaores offre en effet des spectacles de rumba catalane et de flamenco, souvent fusionnés avec la salsa et le rock. Ils contribuent largement à la magie de Tracatrå !
Direction donc Tracatrå, mais seulement vers 20h30. Ce restaurant, installé 7, Ronda Sant Pere, à deux pas de la Plaza de Cataluña, fournit l'occasion d'expérimenter un grand voyage dans la gastronomie locale grùce au du chef David Barba.
Evidemment, la soirée commence par des tapas : jambon ibérique cru (jamón serrano), fromage, poulpes grillés, poissons, crevettes en beignets, patatas bravas (pommes de terres frites nappées d'une sauce piquante), tortilla (omelette), beignets de morue, boquerones à l'anchois, flautas au fromage, olives et aussi pimientos de Padrón, de délicieux petits poivrons simplement grillés à la fleur de sel...
On n'a déjà plus faim quand arrivent les plats. Une fois encore, comment résister, surtout dans l'ambiance festive du Tracatrå ?
Au milieu de la salle, un tablao, avec cajón, guitare et bailaores offre en effet des spectacles de rumba catalane et de flamenco, souvent fusionnés avec la salsa et le rock. Ils contribuent largement à la magie de Tracatrå !
Au Majestic, le meilleur petit-déjeuner d'Europe
Le petit dĂ©jeuner du Majestic est arrivĂ© en tĂȘte lors de la seiziĂšme Ă©dition des Prix VillĂ©giature remis chaque annĂ©e aux meilleurs hĂŽtels d'Europe, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie (@Majestic Hotel & Spa)
A l'heure du petit-dĂ©jeuner, nous avions encore en tĂȘte notre plantureux dĂźner espagnol au TracatrĂĄ. Pas pour longtemps !
Le petit-déjeuner du Majestic fait oublier tout le reste. Et pour cause : c'est le "meilleur petit-déjeuner en Europe" !
Le Majestic Hotel & Spa Barcelone a reçu cette distinction - méritée - en 2018 au cours de la seiziÚme édition des Prix Villégiature remis chaque année aux meilleurs hÎtels d'Europe, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie.
Le secret du petit-déjeuner du Majestic, c'est le combiné de saveurs locales et de saveurs méditerranéennes.
Jus de fruits maison, jus détox, jambon ibérique, énorme sobresada - un saucisson mou relevé de paprika doux dans lequel on pioche avec une fourchette -, petits légumes et j'en passe. Là aussi, il n'y a que l'embarras du choix et... la tentation de goûter à trop de choses...
Le petit-déjeuner du Majestic fait oublier tout le reste. Et pour cause : c'est le "meilleur petit-déjeuner en Europe" !
Le Majestic Hotel & Spa Barcelone a reçu cette distinction - méritée - en 2018 au cours de la seiziÚme édition des Prix Villégiature remis chaque année aux meilleurs hÎtels d'Europe, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie.
Le secret du petit-déjeuner du Majestic, c'est le combiné de saveurs locales et de saveurs méditerranéennes.
Jus de fruits maison, jus détox, jambon ibérique, énorme sobresada - un saucisson mou relevé de paprika doux dans lequel on pioche avec une fourchette -, petits légumes et j'en passe. Là aussi, il n'y a que l'embarras du choix et... la tentation de goûter à trop de choses...
Une virée dans les boutiques chic
Des motifs trÚs graphiques et des couleurs contrastées font le charme des créations de Eliurpi (@PB)
AprÚs ce plantureux petit-déjeuner, il était de temps de se dégourdir les jambes dans les rues de Barcelone pour découvrir quelques belles boutiques.
Bien sĂ»r, on aurait pu faire des emplettes dans les boutiques de vĂȘtements ou de joaillerie qui ne manquent pas. Mais, pour rester dans le ton de ce week-end trĂšs culturel, nous sommes allĂ©s au numĂ©ro 3 de la Baixada de Santa EulĂ lia, chez Eliurpi.
Au vrai, on hésite un tantinet : Eliurpi, est-ce un chapelier artisanal ou un artiste ? Les deux sans doute. En effet, l'Uruguayen Nacho Umpierrez et la Catalane Elisabey Urpi fabriquent à la main aussi bien des chapeaux que des petits meubles décoratifs, toujours dans des tons beige paille et noir.
Et si une partie de leurs couvre-chef peuvent se porter, d'autres ont l'allure de véritables sculptures. D'ailleurs, le couple fabrique une centaine de chapeaux haut de gamme vendus chez Harrods tandis que d'autres piÚces, au design et aux dimensions spectaculaires, se retrouvent, elles, en galeries d'art.
AprĂšs cette dĂ©couverte stylĂ©e, direction Ornamante. Pour y ĂȘtre bien diffĂ©rente, l'ambiance n'y est pas moins crĂ©ative. Deux passionnĂ©s de dĂ©coration, d'art et d'animaux, Francisco Aguilera et Xavier Ferrer, se sont inspirĂ©s d'un projet scientifique ancien -inabouti - qui avait l'ambition de fusionner ADN humain avec animal pour crĂ©er de nouveaux ĂȘtres humanisĂ©s...
Les deux jeunes designers barcelonais se contentent, eux, de créer, de maniÚre artisanale, des figurines animales (hippopotames, rhinocéros, morses, renards, etc.) qu'ils personnalisent et colorent de maniÚre fantaisiste...
Hautes parfois de plusieurs dizaines de centimÚtres, ces figurines peuvent se vendre plusieurs centaines d'euros. Et elles décorent désormais les intérieurs les plus chics de Barcelone.
Pour finir la matinée, nous sommes allés chez Raima. C'est la plus grande papeterie d'Europe, sûrement la plus belle aussi.
Est-ce une simple papeterie, d'ailleurs ? Pas sûr ! Cette boutique installée dans un bùtiment du XVIe siÚcle, surélevée en 2008, est passée de trois à six étages. Et si elle vend du papier pour écrire, dessiner, peindre, elle propose aussi du papier pour faire des collages décoratifs et possÚde une collection de 3 000 papiers-peints d'ameublement ! Un incroyable festival de forme et de couleurs !
Raima vend aussi de petits objets dĂ©coratifs, des serviettes en papier, des meubles anciens peints et customisĂ©s, tout Ă fait dans l'air du temps. Des Ćuvres d'artistes sont exposĂ©es dans ses locaux, couronnĂ©s par un petit bar en rooftop.
La spécialité ? Une biÚre additionnée de jus de gingembre. Mais, bien sûr, on peut préférer un verre de vermouth, ce vin aromatisé dont les Barcelonais raffolent à l'apéritif.
Enfin, chaque samedi, un artiste vient travailler sur place. "Mon idĂ©e, dit Nil, le fils de la propriĂ©taire, c'est d'ĂȘtre un lieu de partage". Pari gagnĂ©, bien sĂ»r.
Bien sĂ»r, on aurait pu faire des emplettes dans les boutiques de vĂȘtements ou de joaillerie qui ne manquent pas. Mais, pour rester dans le ton de ce week-end trĂšs culturel, nous sommes allĂ©s au numĂ©ro 3 de la Baixada de Santa EulĂ lia, chez Eliurpi.
Au vrai, on hésite un tantinet : Eliurpi, est-ce un chapelier artisanal ou un artiste ? Les deux sans doute. En effet, l'Uruguayen Nacho Umpierrez et la Catalane Elisabey Urpi fabriquent à la main aussi bien des chapeaux que des petits meubles décoratifs, toujours dans des tons beige paille et noir.
Et si une partie de leurs couvre-chef peuvent se porter, d'autres ont l'allure de véritables sculptures. D'ailleurs, le couple fabrique une centaine de chapeaux haut de gamme vendus chez Harrods tandis que d'autres piÚces, au design et aux dimensions spectaculaires, se retrouvent, elles, en galeries d'art.
AprĂšs cette dĂ©couverte stylĂ©e, direction Ornamante. Pour y ĂȘtre bien diffĂ©rente, l'ambiance n'y est pas moins crĂ©ative. Deux passionnĂ©s de dĂ©coration, d'art et d'animaux, Francisco Aguilera et Xavier Ferrer, se sont inspirĂ©s d'un projet scientifique ancien -inabouti - qui avait l'ambition de fusionner ADN humain avec animal pour crĂ©er de nouveaux ĂȘtres humanisĂ©s...
Les deux jeunes designers barcelonais se contentent, eux, de créer, de maniÚre artisanale, des figurines animales (hippopotames, rhinocéros, morses, renards, etc.) qu'ils personnalisent et colorent de maniÚre fantaisiste...
Hautes parfois de plusieurs dizaines de centimÚtres, ces figurines peuvent se vendre plusieurs centaines d'euros. Et elles décorent désormais les intérieurs les plus chics de Barcelone.
Pour finir la matinée, nous sommes allés chez Raima. C'est la plus grande papeterie d'Europe, sûrement la plus belle aussi.
Est-ce une simple papeterie, d'ailleurs ? Pas sûr ! Cette boutique installée dans un bùtiment du XVIe siÚcle, surélevée en 2008, est passée de trois à six étages. Et si elle vend du papier pour écrire, dessiner, peindre, elle propose aussi du papier pour faire des collages décoratifs et possÚde une collection de 3 000 papiers-peints d'ameublement ! Un incroyable festival de forme et de couleurs !
Raima vend aussi de petits objets dĂ©coratifs, des serviettes en papier, des meubles anciens peints et customisĂ©s, tout Ă fait dans l'air du temps. Des Ćuvres d'artistes sont exposĂ©es dans ses locaux, couronnĂ©s par un petit bar en rooftop.
La spécialité ? Une biÚre additionnée de jus de gingembre. Mais, bien sûr, on peut préférer un verre de vermouth, ce vin aromatisé dont les Barcelonais raffolent à l'apéritif.
Enfin, chaque samedi, un artiste vient travailler sur place. "Mon idĂ©e, dit Nil, le fils de la propriĂ©taire, c'est d'ĂȘtre un lieu de partage". Pari gagnĂ©, bien sĂ»r.
Déjeuner dans une ambiance trÚs cosy, au JOK
AprÚs cette étonnante matinée qui s'étire jusqu'aux environs de 14 heures, direction JOK. Ce restaurant atypique se trouve à l'entresol du 275, Carrer de Mallorca.
De fait, il occupe un vaste appartement au dĂ©cor et Ă l'ameublement aussi classique que chic. Avec des boiseries et, aux plafonds, des moulures. Les couleurs sont tendance, l'ambiance trĂšs cosy, l'accueil convivial. Ce pourrait ĂȘtre Ă la maison ou chez des amis !
Le menu est, une fois encore, composé de succulentes spécialités espagnoles. Evidemment, une nouvelle fois, on mange un peu trop. Mais, tout est tellement bon !
Lire aussi : Barcelone : toutes les raisons d'aller découvrir la capitale catalane
De fait, il occupe un vaste appartement au dĂ©cor et Ă l'ameublement aussi classique que chic. Avec des boiseries et, aux plafonds, des moulures. Les couleurs sont tendance, l'ambiance trĂšs cosy, l'accueil convivial. Ce pourrait ĂȘtre Ă la maison ou chez des amis !
Le menu est, une fois encore, composé de succulentes spécialités espagnoles. Evidemment, une nouvelle fois, on mange un peu trop. Mais, tout est tellement bon !
Lire aussi : Barcelone : toutes les raisons d'aller découvrir la capitale catalane
La richesse décorative de l'hÎpital Sant Pau
AprÚs ces agapes, il était temps de s'offrir une nouvelle cure de "modernisme catalan". Avec cette fois-ci, la visite de l'HÎpital de la Santa Creu i Sant Pau.
Cette rĂ©alisation de l'architecte catalan LluĂs DomĂšnech i Montaner, Ă©galement classĂ©e au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997, ne se trouve pas trĂšs loin de la Sagrada Familia. Une grande voie, l'Avinguda GaudĂest, relie mĂȘme ces deux merveilles.
Construit Ă partir de 1902, ce grand centre hospitalier est l'Ćuvre la plus monumentale de Lluis DomĂšnech. Il occupe en effet une surface Ă©quivalente Ă neuf ilots du quartier de l'Eixample.
Les divers services hospitaliers étaient répartis dans des pavillons séparés par des espaces verts pour le confort des malades. Ils communiquaient par un réseau de tunnels souterrains.
La premiĂšre phase fut achevĂ©e en 1909 par le couronnement d'un pavillon administratif qui constitue l'entrĂ©e de l'ensemble. Les six premiers pavillons et le pavillon central, consacrĂ© Ă la chirurgie, sont Ă©galement l'Ćuvre de Lluis DomĂšnech. Par la suite, son fils prit le relais car la construction s'Ă©tagea jusqu'en 1930.
Ce qui frappe, ici encore, c'est la richesse de l'ornementation, l'abondante décoration céramique et mosaïque qui fait la part belle aux motifs floraux, héraldiques et typographiques.
Les références religieuses sont également trÚs importantes. Ainsi, le plan du bùtiment d'entrée reprend la forme des bras ouverts de l'allégorie de la Charité et les nombreuses sculptures (de Pau Gargallo et Eusebi Arnau) comme les peintures et mosaïques (de Francesc Labarta et Mario Maragliano) font référence à l'histoire et aux vertus chrétiennes et sociales de cette Institution.
L'HÎpital de la Santa Creu i Sant Pau a été l'un des centres sanitaires les plus prestigieux de Catalogne. C'est seulement en 2009 que tous les services médicaux et tous les malades ont été transférés dans un nouvel hÎpital.
Depuis, une longue opération de réhabilitation de L'Enceinte moderniste de DomÚnech i Montaner a été entreprise : huit de ses douze pavillons sont déjà terminés. La richesse décorative et symbolique de l'ensemble laisse franchement pantois !
Cette rĂ©alisation de l'architecte catalan LluĂs DomĂšnech i Montaner, Ă©galement classĂ©e au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997, ne se trouve pas trĂšs loin de la Sagrada Familia. Une grande voie, l'Avinguda GaudĂest, relie mĂȘme ces deux merveilles.
Construit Ă partir de 1902, ce grand centre hospitalier est l'Ćuvre la plus monumentale de Lluis DomĂšnech. Il occupe en effet une surface Ă©quivalente Ă neuf ilots du quartier de l'Eixample.
Les divers services hospitaliers étaient répartis dans des pavillons séparés par des espaces verts pour le confort des malades. Ils communiquaient par un réseau de tunnels souterrains.
La premiĂšre phase fut achevĂ©e en 1909 par le couronnement d'un pavillon administratif qui constitue l'entrĂ©e de l'ensemble. Les six premiers pavillons et le pavillon central, consacrĂ© Ă la chirurgie, sont Ă©galement l'Ćuvre de Lluis DomĂšnech. Par la suite, son fils prit le relais car la construction s'Ă©tagea jusqu'en 1930.
Ce qui frappe, ici encore, c'est la richesse de l'ornementation, l'abondante décoration céramique et mosaïque qui fait la part belle aux motifs floraux, héraldiques et typographiques.
Les références religieuses sont également trÚs importantes. Ainsi, le plan du bùtiment d'entrée reprend la forme des bras ouverts de l'allégorie de la Charité et les nombreuses sculptures (de Pau Gargallo et Eusebi Arnau) comme les peintures et mosaïques (de Francesc Labarta et Mario Maragliano) font référence à l'histoire et aux vertus chrétiennes et sociales de cette Institution.
L'HÎpital de la Santa Creu i Sant Pau a été l'un des centres sanitaires les plus prestigieux de Catalogne. C'est seulement en 2009 que tous les services médicaux et tous les malades ont été transférés dans un nouvel hÎpital.
Depuis, une longue opération de réhabilitation de L'Enceinte moderniste de DomÚnech i Montaner a été entreprise : huit de ses douze pavillons sont déjà terminés. La richesse décorative et symbolique de l'ensemble laisse franchement pantois !
Détente au Spa du Majestic
Le Spa du Majestic est le seul en Europe à posséder la certification de qualité "Spa excellence" (@Majestic Hotel & Spa)
AprÚs avoir admiré sans retenue toutes ces richesses décoratives, un peu de détente s'impose. Direction donc le Spa du Majestic pour s'y offrir un soin. Cet oasis se trouve au dernier étage de l'hÎtel, juste en face de l'entrée du rooftop.
L'ambiance y est apaisante. Ce Spa qui est le seul en Europe à posséder la certification de qualité "Spa excellence", offre un menu complet de soins trÚs personnalisés, des packs VIP, des promotions spéciales et des séances en groupe ou en couple.
Cet espace de bien-ĂȘtre dispose de cinq cabines, de deux zones de manucure, de deux zones de pĂ©dicure, d'une zone de maquillage et d'une zone d'hydrothĂ©rapie qui alterne l'eau froide et chaude avec sauna, bain de vapeur, douche Ă sensations et fontaine de glace.
Les produits utilisés sont ceux de la firme catalane Natura Bissé ou des cosmétiques bio qui assurent une "reconnexion absolue avec la nature".
AprÚs une heure de soin du visage sous les mains habiles de Nathalie, une Française installée en Catalogne depuis quinze ans, la fatigue de la journée est totalement oubliée.
L'ambiance y est apaisante. Ce Spa qui est le seul en Europe à posséder la certification de qualité "Spa excellence", offre un menu complet de soins trÚs personnalisés, des packs VIP, des promotions spéciales et des séances en groupe ou en couple.
Cet espace de bien-ĂȘtre dispose de cinq cabines, de deux zones de manucure, de deux zones de pĂ©dicure, d'une zone de maquillage et d'une zone d'hydrothĂ©rapie qui alterne l'eau froide et chaude avec sauna, bain de vapeur, douche Ă sensations et fontaine de glace.
Les produits utilisés sont ceux de la firme catalane Natura Bissé ou des cosmétiques bio qui assurent une "reconnexion absolue avec la nature".
AprÚs une heure de soin du visage sous les mains habiles de Nathalie, une Française installée en Catalogne depuis quinze ans, la fatigue de la journée est totalement oubliée.
DĂźner au SOLC, le restaurant locavore du Majestic
AprÚs cette séance au Spa, c'est décontracté mais également un peu... déconnecté que l'on arrive pour dßner au SOLC, le nouveau restaurant du Majestic. Il se trouve au premier étage et est ouvert du mercredi au samedi soir. Le dimanche midi, il propose un brunch.
Le SOLC s'affiche locavore. Autrement dit, il s'approvisionne presque exclusivement en produits locaux et de saison. Il se fournit soit dans le vaste jardin que le Majestic possÚde à une trentaine de kilomÚtres de Barcelone, soit auprÚs de petits paysans dans un rayon de 150 km. Par chance, en Catalogne, il est possible d'avoir des produits frais toute l'année.
Les vins et le cava (mousseux local) sont bios, ils viennent de la cave Alta Alella, installée dans le Maresme.
Cette région de Catalogne, particuliÚrement appréciée pour la douceur de son climat et la qualité de ses vins, est située à 15 km à peine de Barcelone, en bordure du littoral. Le sommelier du Majestic y participe d'ailleurs à l'élaboration de plusieurs cuvées, en particulier une cuvée de vin blanc et une de rouge à base de syrah.
Ce soir-là , aprÚs des beignets de cabillaud et une tarte Tatin au céleri et aux échalotes, notre dßner se poursuit avec des petits pois du Maresme, suivis d'une sole accompagnée d'un croustillant de pommes de terre puis d'une (sublime) terrine de cochon de lait. Heureusement, en point d'orgue, il y a des fraises ! Tout est délicieux.
Le SOLC s'affiche locavore. Autrement dit, il s'approvisionne presque exclusivement en produits locaux et de saison. Il se fournit soit dans le vaste jardin que le Majestic possÚde à une trentaine de kilomÚtres de Barcelone, soit auprÚs de petits paysans dans un rayon de 150 km. Par chance, en Catalogne, il est possible d'avoir des produits frais toute l'année.
Les vins et le cava (mousseux local) sont bios, ils viennent de la cave Alta Alella, installée dans le Maresme.
Cette région de Catalogne, particuliÚrement appréciée pour la douceur de son climat et la qualité de ses vins, est située à 15 km à peine de Barcelone, en bordure du littoral. Le sommelier du Majestic y participe d'ailleurs à l'élaboration de plusieurs cuvées, en particulier une cuvée de vin blanc et une de rouge à base de syrah.
Ce soir-là , aprÚs des beignets de cabillaud et une tarte Tatin au céleri et aux échalotes, notre dßner se poursuit avec des petits pois du Maresme, suivis d'une sole accompagnée d'un croustillant de pommes de terre puis d'une (sublime) terrine de cochon de lait. Heureusement, en point d'orgue, il y a des fraises ! Tout est délicieux.
La Casa MilĂ -La Pedrera et la nouvelle exposition de Jaume Plensa
Les sculptures de Plensa, créées à partir de dentelles de lettres, sont une méditation entre langage et poésie (@PB)
AprÚs cette plongée de deux jours dans le "modernisme catalan", il était temps d'aborder des visages plus contemporains de Barcelone.
Pour cela, avant 9 heures du matin - pour éviter la foule -, direction la Casa Milà - encore appelée ironiquement La Pedrera ("La carriÚre de pierre", en catalan).
Elle se trouve non loin du Majestic, sur le Paseo de Gracia, toujours dans le quartier rĂ©sidentiel de l'Eixample. Certes, c'est encore une Ćuvre de GaudĂ, mais c'est dĂ©sormais bien plus que cela.
Voyons d'abord l'aspect historique. Construit entre 1906 et 1912, cet immeuble fut le dernier projet civil de Gaudi, alors à l'apogée de sa carriÚre, juste avant de commencer la Sagrada Familia.
Commandé par le riche industriel Pere Milà , qui habita plus tard au premier étage, cet immeuble qui compte plusieurs logements, ne répondait, à l'époque, à aucune des normes architecturales en vigueur.
Ce qui le caractérise, en effet, ce sont les formes ondulantes de sa façade, de ses escaliers et de ses appartements. Las, ces formes non angulaires rendaient les piÚces difficilement "meublables" et, donc, les locataires difficiles à trouver. Il en résulta des heurts entre Pere Milà et Gaudi qui se retira du projet avant son achÚvement.
Pour pouvoir faire onduler "La Pedrera", Antoni GaudĂ avait fait peser le bĂątiment sur une sĂ©rie de colonnes et de poutres. GrĂące Ă cet ingĂ©nieux procĂ©dĂ©, les murs extĂ©rieurs Ă©taient libres dâadopter la forme serpentĂ©e voulue par lâarchitecte.
La partie la plus impressionnante et la plus Ă©tonnante de "La Pedrera" est cependant sa terrasse panoramique. Non seulement elle est parsemĂ©e dâune multitude d'escaliers et de cheminĂ©es aux formes Ă©tonnantes, mais sa couleur ocre tranche avec le bleu du ciel, et la vue sur la Barcelone est magnifique.
Si lâespace GaudĂ, dĂ©sormais amĂ©nagĂ© dans les combles formĂ©s de grands arcs de pierres, donne une bonne idĂ©e de lâĆuvre de l'architecte et de ses mĂ©thodes de travail, la Casa MilĂ hĂ©berge, aujourd'hui, des expositions temporaires dĂ©diĂ©es Ă des artistes d'aujourd'hui.
Jusqu'au 23 juillet 2023, l'exposition est signĂ©e Jaume Plensa. IntitulĂ©e "PoĂ©sie du silence", elle reflĂšte l'intĂ©rĂȘt du plus cĂ©lĂšbre des sculpteurs catalans contemporains pour la mĂ©ditation, les langages et la poĂ©sie.
Ses sculptures, souvent en forme de corps, de mains ou de rideaux, sont créées à partir de lettres, de chiffres et de signes de différents alphabets. Elles se veulent une invite à la réflexion sur la diversité du monde et la coexistence entre les différentes cultures.
Plus de cent Ćuvres sont prĂ©sentĂ©es Ă la Casa MilĂ -La Pedrera, crĂ©ant un dialogue fascinant entre l'artiste et l'architecture.
Des Ćuvres grandioses suspendues le long de la façade du toit-terrasse cĂŽtoient les cheminĂ©es de Gaudi, tandis que les sculptures de Plensa, créées Ă partir de dentelles de lettres, se fondent parfaitement dans l'atmosphĂšre silencieuse des Ă©tages supĂ©rieurs. Une Ćuvre monumentale de Plensa a aussi Ă©tĂ© installĂ©e Ă l'entrĂ©e de l'immeuble.
Pour cela, avant 9 heures du matin - pour éviter la foule -, direction la Casa Milà - encore appelée ironiquement La Pedrera ("La carriÚre de pierre", en catalan).
Elle se trouve non loin du Majestic, sur le Paseo de Gracia, toujours dans le quartier rĂ©sidentiel de l'Eixample. Certes, c'est encore une Ćuvre de GaudĂ, mais c'est dĂ©sormais bien plus que cela.
Voyons d'abord l'aspect historique. Construit entre 1906 et 1912, cet immeuble fut le dernier projet civil de Gaudi, alors à l'apogée de sa carriÚre, juste avant de commencer la Sagrada Familia.
Commandé par le riche industriel Pere Milà , qui habita plus tard au premier étage, cet immeuble qui compte plusieurs logements, ne répondait, à l'époque, à aucune des normes architecturales en vigueur.
Ce qui le caractérise, en effet, ce sont les formes ondulantes de sa façade, de ses escaliers et de ses appartements. Las, ces formes non angulaires rendaient les piÚces difficilement "meublables" et, donc, les locataires difficiles à trouver. Il en résulta des heurts entre Pere Milà et Gaudi qui se retira du projet avant son achÚvement.
Pour pouvoir faire onduler "La Pedrera", Antoni GaudĂ avait fait peser le bĂątiment sur une sĂ©rie de colonnes et de poutres. GrĂące Ă cet ingĂ©nieux procĂ©dĂ©, les murs extĂ©rieurs Ă©taient libres dâadopter la forme serpentĂ©e voulue par lâarchitecte.
La partie la plus impressionnante et la plus Ă©tonnante de "La Pedrera" est cependant sa terrasse panoramique. Non seulement elle est parsemĂ©e dâune multitude d'escaliers et de cheminĂ©es aux formes Ă©tonnantes, mais sa couleur ocre tranche avec le bleu du ciel, et la vue sur la Barcelone est magnifique.
Si lâespace GaudĂ, dĂ©sormais amĂ©nagĂ© dans les combles formĂ©s de grands arcs de pierres, donne une bonne idĂ©e de lâĆuvre de l'architecte et de ses mĂ©thodes de travail, la Casa MilĂ hĂ©berge, aujourd'hui, des expositions temporaires dĂ©diĂ©es Ă des artistes d'aujourd'hui.
Jusqu'au 23 juillet 2023, l'exposition est signĂ©e Jaume Plensa. IntitulĂ©e "PoĂ©sie du silence", elle reflĂšte l'intĂ©rĂȘt du plus cĂ©lĂšbre des sculpteurs catalans contemporains pour la mĂ©ditation, les langages et la poĂ©sie.
Ses sculptures, souvent en forme de corps, de mains ou de rideaux, sont créées à partir de lettres, de chiffres et de signes de différents alphabets. Elles se veulent une invite à la réflexion sur la diversité du monde et la coexistence entre les différentes cultures.
Plus de cent Ćuvres sont prĂ©sentĂ©es Ă la Casa MilĂ -La Pedrera, crĂ©ant un dialogue fascinant entre l'artiste et l'architecture.
Des Ćuvres grandioses suspendues le long de la façade du toit-terrasse cĂŽtoient les cheminĂ©es de Gaudi, tandis que les sculptures de Plensa, créées Ă partir de dentelles de lettres, se fondent parfaitement dans l'atmosphĂšre silencieuse des Ă©tages supĂ©rieurs. Une Ćuvre monumentale de Plensa a aussi Ă©tĂ© installĂ©e Ă l'entrĂ©e de l'immeuble.
Au MOCO, l'art contemporain en majesté
Avec l'exposition Plensa à La Pedrera, nous avons croisé un des nouveaux visages de Barcelone. Pour continuer sur la lancée, direction de MOCO Barcelona.
Ouvert par les créateurs du MOCO d'Amsterdam, en attendant une troisiÚme adresse en Europe en 2024, ce musée privé d'art moderne et contemporain occupe un bùtiment historique au 15, C/ de Montcada. Le contraste voulu entre cet écrin de briques et le style des collections et des expositions temporaires est réussi !
Une statue monumentale en bois exotique de Kaws accueille les visiteurs dans le patio d'entrĂ©e. Au premier Ă©tage, une salle est dĂ©diĂ©e Ă ce mĂȘme plasticien...
Au rez-de-chaussĂ©e et dans les Ă©tages, dĂ©filent des Ćuvres de Yayoi Kusama, de Takashi Murakami, de David de la Chapelle, de Bansky, des peintures en mouvement de Yago Hortal, un "vrai" tableau de Andry Wharol et des copies de deux Ćuvres de Basquiat... Et aussi une composition de Os Gemeos, une performance de Marina Abramovic. Et encore une exposition dĂ©diĂ©e aux Ćuvres pleines de sensualitĂ© et de violence de Guillermo Lorca.
AssurĂ©ment, le MOCO Barcelona offre Ă ses visiteurs un vrai tour d'horizon - significatif Ă dĂ©faut d'ĂȘtre exhaustif - de la crĂ©ation contemporaine !
Ouvert par les créateurs du MOCO d'Amsterdam, en attendant une troisiÚme adresse en Europe en 2024, ce musée privé d'art moderne et contemporain occupe un bùtiment historique au 15, C/ de Montcada. Le contraste voulu entre cet écrin de briques et le style des collections et des expositions temporaires est réussi !
Une statue monumentale en bois exotique de Kaws accueille les visiteurs dans le patio d'entrĂ©e. Au premier Ă©tage, une salle est dĂ©diĂ©e Ă ce mĂȘme plasticien...
Au rez-de-chaussĂ©e et dans les Ă©tages, dĂ©filent des Ćuvres de Yayoi Kusama, de Takashi Murakami, de David de la Chapelle, de Bansky, des peintures en mouvement de Yago Hortal, un "vrai" tableau de Andry Wharol et des copies de deux Ćuvres de Basquiat... Et aussi une composition de Os Gemeos, une performance de Marina Abramovic. Et encore une exposition dĂ©diĂ©e aux Ćuvres pleines de sensualitĂ© et de violence de Guillermo Lorca.
AssurĂ©ment, le MOCO Barcelona offre Ă ses visiteurs un vrai tour d'horizon - significatif Ă dĂ©faut d'ĂȘtre exhaustif - de la crĂ©ation contemporaine !
A la tour GloriĂšs, un mirador spectaculaire Ă 125 mĂštres de haut
Tout en haut de la Tour GloriÚs, le visiteur est invité à entrer dans les structures suspendues de Tomas Seraceno, histoire de voir Barcelone autrement (@DR)
Pour clore ce séjour à la tonalité trÚs culturelle et parfaire sa découverte de Barcelone, un petit tour s'imposait dans le quartier El Clot désormais dénommé "22@".
L'histoire de ce quartier s'enracine au Moyen-Age. Il était alors réputé pour ses riches terres de labour.
Au XIXe siĂšcle s'y installĂšrent des ateliers de tissage, puis des usines textile. Aujourd'hui, les usines sont parties en Asie et ont cĂ©dĂ© la place Ă un quartier dĂ©diĂ© aux start-up et aux nouvelles technologies, d'oĂč le nom de 22@.
Les plus cĂ©lĂšbres architectes contemporains ont participĂ© Ă la conception des bĂątiments de ce quartier traversĂ© par l'avenue Diagonal, dans son tronçon compris entre la Plaça de les GlĂČries Catalanes, la place des Gloires catalanes.
Parmi eux, le Français Jean Nouvel. C'est lui qui, en collaboration avec l'Espagnol FermĂn VĂĄzquez, a dessinĂ© la Tour GlĂČries, inaugurĂ©e en 2005 sous le nom de Tour Agbar, du nom de la sociĂ©tĂ© des Eaux de Barcelone pour qui elle avait Ă©tĂ© construite.
La structure en bĂ©ton armĂ© est entiĂšrement recouverte d'une façade de verre, dotĂ©e de plus de 4 400 fenĂȘtres. IntĂ©grĂ©s Ă sa façade, autant de dispositifs de types Led permettent la crĂ©ation d'images sur les parois extĂ©rieures qui sont mises en lumiĂšre.
De nuit, tous les vendredis, samedis et dimanches, la Tour Agbar s'illumine donc grĂące Ă la savante orchestration de ces dispositifs Led. Capables de changer de tonalitĂ©, ils crĂ©ent, pour un coĂ»t modĂ©rĂ©, dâimpressionnants effets de lumiĂšre.
Ainsi, de nuit comme de jour, cette tour de 38 étages - dont quatre en sous-sol - haute de 145 mÚtres, se voit de loin, tout comme La Sagrada familia !
Sa forme particuliĂšre fait d'ailleurs Ă©cho Ă celle des tours de la Sagrada familia. Mais les Barcelonais lui prĂ©fĂšrent un sobriquet : "le suppositoire". Cela ne l'a pas empĂȘchĂ©e de devenir une des icĂŽnes de leur ville, dont elle incarne la modernitĂ©.
L'histoire de ce quartier s'enracine au Moyen-Age. Il était alors réputé pour ses riches terres de labour.
Au XIXe siĂšcle s'y installĂšrent des ateliers de tissage, puis des usines textile. Aujourd'hui, les usines sont parties en Asie et ont cĂ©dĂ© la place Ă un quartier dĂ©diĂ© aux start-up et aux nouvelles technologies, d'oĂč le nom de 22@.
Les plus cĂ©lĂšbres architectes contemporains ont participĂ© Ă la conception des bĂątiments de ce quartier traversĂ© par l'avenue Diagonal, dans son tronçon compris entre la Plaça de les GlĂČries Catalanes, la place des Gloires catalanes.
Parmi eux, le Français Jean Nouvel. C'est lui qui, en collaboration avec l'Espagnol FermĂn VĂĄzquez, a dessinĂ© la Tour GlĂČries, inaugurĂ©e en 2005 sous le nom de Tour Agbar, du nom de la sociĂ©tĂ© des Eaux de Barcelone pour qui elle avait Ă©tĂ© construite.
La structure en bĂ©ton armĂ© est entiĂšrement recouverte d'une façade de verre, dotĂ©e de plus de 4 400 fenĂȘtres. IntĂ©grĂ©s Ă sa façade, autant de dispositifs de types Led permettent la crĂ©ation d'images sur les parois extĂ©rieures qui sont mises en lumiĂšre.
De nuit, tous les vendredis, samedis et dimanches, la Tour Agbar s'illumine donc grĂące Ă la savante orchestration de ces dispositifs Led. Capables de changer de tonalitĂ©, ils crĂ©ent, pour un coĂ»t modĂ©rĂ©, dâimpressionnants effets de lumiĂšre.
Ainsi, de nuit comme de jour, cette tour de 38 étages - dont quatre en sous-sol - haute de 145 mÚtres, se voit de loin, tout comme La Sagrada familia !
Sa forme particuliĂšre fait d'ailleurs Ă©cho Ă celle des tours de la Sagrada familia. Mais les Barcelonais lui prĂ©fĂšrent un sobriquet : "le suppositoire". Cela ne l'a pas empĂȘchĂ©e de devenir une des icĂŽnes de leur ville, dont elle incarne la modernitĂ©.
MalgrĂ© plusieurs changements de propriĂ©taires, la Tour GlĂČries reste largement dĂ©diĂ©e Ă des bureaux. Cependant, ses sous-sols accueillent dĂ©sormais des expositions ouvertes au public.
MĂȘlant art, sciences et technologies, l'exposition en cours, baptisĂ©e "Barcelonians" et rĂ©alisĂ©e par Joan Sallas, Ă©voque une Barcelone futuriste, plus verte et plus durable. Elle met notamment en scĂšne 132 sculptures dĂ©licates en papier pliĂ©. Des sortes d'origamis qui reprĂ©sentent toutes les espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales habitant Ă Barcelone, du palmier jusquâaux insectes.
Un ascenseur propulse ensuite, en 40 secondes, les visiteurs au trentiÚme étage : c'est là , à 125 mÚtres de haut, qu'a été aménagé un mirador spectaculaire. De là -haut, la vue panoramique à 360 degrés sur Barcelone est spectaculaire !
Bien mieux, au plus haut de la tour, est installĂ©e une Ćuvre de l'artiste contemporain d'origine argentine, Tomas Seraceno.
Baptisée Cloud Cities Barcelone , elle est composée de 113 structures géométriques reliées entre elles par six kilomÚtres de cùbles. Des facettes en miroir reflÚtent le panorama.
Le visiteur est invité à entrer dans les structures suspendues, à la maniÚre d'un réseau de nuages surplombant la capitale catalane. En dépit des apparences, ce n'est pas difficile de s'y élancer.
Non seulement c'est amusant, mais cela donne l'occasion de voir Barcelone selon des points de vue inédits et, ainsi, de poser un nouveau regard sur cette ville qui mérite bien plus qu'un long week-end tant elle regorge de créativité et de passion.
MĂȘlant art, sciences et technologies, l'exposition en cours, baptisĂ©e "Barcelonians" et rĂ©alisĂ©e par Joan Sallas, Ă©voque une Barcelone futuriste, plus verte et plus durable. Elle met notamment en scĂšne 132 sculptures dĂ©licates en papier pliĂ©. Des sortes d'origamis qui reprĂ©sentent toutes les espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales habitant Ă Barcelone, du palmier jusquâaux insectes.
Un ascenseur propulse ensuite, en 40 secondes, les visiteurs au trentiÚme étage : c'est là , à 125 mÚtres de haut, qu'a été aménagé un mirador spectaculaire. De là -haut, la vue panoramique à 360 degrés sur Barcelone est spectaculaire !
Bien mieux, au plus haut de la tour, est installĂ©e une Ćuvre de l'artiste contemporain d'origine argentine, Tomas Seraceno.
Baptisée Cloud Cities Barcelone , elle est composée de 113 structures géométriques reliées entre elles par six kilomÚtres de cùbles. Des facettes en miroir reflÚtent le panorama.
Le visiteur est invité à entrer dans les structures suspendues, à la maniÚre d'un réseau de nuages surplombant la capitale catalane. En dépit des apparences, ce n'est pas difficile de s'y élancer.
Non seulement c'est amusant, mais cela donne l'occasion de voir Barcelone selon des points de vue inédits et, ainsi, de poser un nouveau regard sur cette ville qui mérite bien plus qu'un long week-end tant elle regorge de créativité et de passion.
Publié par Paula Boyer
Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com
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