C'est à Brest que tous les passagers ont embarqué pour une croisière de quatre jours vers Reykjavík @LG
Sur le port de Brest, inondé de soleil en cette fin avril, près de 200 passagers dont une trentaine d’agents de voyages venus de tous les pays, s’apprêtent à embarquer à bord du Commandant Charcot pour une traversée de quatre jours vers Reykjavik.
À la passerelle, le PDG de Ponant, Benoît-Étienne Domenget, les accueille aux côtés de l’emblématique commandant du Ponant, Étienne Garcia.
Cet itinéraire Brest-Reykjavik de repositionnement du navire dans l’Arctique marque l’achèvement d’une pause technique dense. Arrivé dans le Finistère le 5 avril en provenance d’Afrique du Sud, le Commandant Charcot a d’abord débarqué ses passagers avant de passer en cale sèche, où le chantier Damen Shiprepair a procédé à plusieurs opérations de maintenance et d’adaptation jusqu’au 27 avril.
Le navire a ensuite rejoint le quai des énergies marines renouvelables, où il a été ravitaillé en gaz naturel liquéfié par le navire Skagen, venu du Danemark, pour une opération d’environ 1.700 tonnes de carburant.
Un choix énergétique cohérent avec le positionnement du Commandant Charcot, conçu pour limiter son impact environnemental, notamment lors de ses navigations en zones sensibles.
À la passerelle, le PDG de Ponant, Benoît-Étienne Domenget, les accueille aux côtés de l’emblématique commandant du Ponant, Étienne Garcia.
Cet itinéraire Brest-Reykjavik de repositionnement du navire dans l’Arctique marque l’achèvement d’une pause technique dense. Arrivé dans le Finistère le 5 avril en provenance d’Afrique du Sud, le Commandant Charcot a d’abord débarqué ses passagers avant de passer en cale sèche, où le chantier Damen Shiprepair a procédé à plusieurs opérations de maintenance et d’adaptation jusqu’au 27 avril.
Le navire a ensuite rejoint le quai des énergies marines renouvelables, où il a été ravitaillé en gaz naturel liquéfié par le navire Skagen, venu du Danemark, pour une opération d’environ 1.700 tonnes de carburant.
Un choix énergétique cohérent avec le positionnement du Commandant Charcot, conçu pour limiter son impact environnemental, notamment lors de ses navigations en zones sensibles.
Une offre à part, y compris pour la clientèle habituée du Ponant
Le commandant Etienne Garcia n'hésite pas à accueillir les passagers à la passerelle où il n'est pas avare d'explications @LG
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Ces explications techniques fournies aux passagers ne sont pas un excès de précisions de la part de l’auteur de ces lignes. Elles faisaient en effet partie du programme de conférences spécifiquement conçu pour cette croisière de découverte du Commandant Charcot. Une manière habile d’expliquer que la vocation de ce navire n’est pas uniquement de faire voyager, mais de « faire comprendre ».
On ne choisit en effet pas « le Charcot » par hasard. Pour de nombreux passagers qui ont pris place à bord, cette croisière courte au départ de France était justement l’occasion de tester la singularité de ce navire si emblématique au sein de la flotte du Ponant.
Même si le navire est récent – il a été livré le 29 juillet 2021 -, le Commandant Charcot reste un mythe, y compris pour les clients habitués des croisières Ponant.
On ne choisit en effet pas « le Charcot » par hasard. Pour de nombreux passagers qui ont pris place à bord, cette croisière courte au départ de France était justement l’occasion de tester la singularité de ce navire si emblématique au sein de la flotte du Ponant.
Même si le navire est récent – il a été livré le 29 juillet 2021 -, le Commandant Charcot reste un mythe, y compris pour les clients habitués des croisières Ponant.
Une pédagogie assumée autour du navire
L'hélicoptère du Charcot a pour mission de partir en reconnaissance au-dessus des glaces pour indiquer le meilleur tracé @LG
Dans l’enceinte du théâtre du navire, tout au long des quatre journées de croisière, les prises de parole s’enchaînent pour faire découvrir l’ADN de ce navire tourné vers l’exploration.
Mathieu Petiteau, concepteur du Commandant Charcot, revient en détail sur la genèse du projet. Contraintes techniques, ambition environnementale, capacité à évoluer dans les zones polaires : les informations sont précises et accessibles à tous. Le directeur des nouvelles constructions et de la R&D du groupe a de son côté expliqué comment, d’une feuille blanche, ce bateau voulu par Jean-Emmanuel Sauvée, co-fondateur du Ponant et ex-président de la compagnie, est devenu ce « navire spatial », un brise-glace unique dans le monde de la croisière, capable d’atteindre le pôle Nord sans transiger sur le confort attendu par un navire de luxe.
Sa coque de classe polaire PC2 est capable de briser jusqu’à 2,5 mètres de glace.. Seul le « 50 years of Victory », un brise-glace russe à propulsion nucléaire, peut en faire autant.
Tous les passagers ont aussi eu la chance de pouvoir échanger avec des chercheurs embarqués – quatre par croisière - dans le cadre du Ponant Science Program lancé en 2022 et dirigé par Megan Clampitt, une Américaine francophone et francophile.
Interventions au format conférence, discussions avec la salle : Ponant Explorations met en avant un contenu scientifique qui dépasse le simple habillage marketing avec déjà plus de dix articles publiés dans des revues scientifiques grâce à la mise à disposition d’équipements comme un laboratoire sec et humide, alimenté par l’eau de mer. Un programme sur lequel nous reviendrons plus en détail.
Mathieu Petiteau, concepteur du Commandant Charcot, revient en détail sur la genèse du projet. Contraintes techniques, ambition environnementale, capacité à évoluer dans les zones polaires : les informations sont précises et accessibles à tous. Le directeur des nouvelles constructions et de la R&D du groupe a de son côté expliqué comment, d’une feuille blanche, ce bateau voulu par Jean-Emmanuel Sauvée, co-fondateur du Ponant et ex-président de la compagnie, est devenu ce « navire spatial », un brise-glace unique dans le monde de la croisière, capable d’atteindre le pôle Nord sans transiger sur le confort attendu par un navire de luxe.
Sa coque de classe polaire PC2 est capable de briser jusqu’à 2,5 mètres de glace.. Seul le « 50 years of Victory », un brise-glace russe à propulsion nucléaire, peut en faire autant.
Tous les passagers ont aussi eu la chance de pouvoir échanger avec des chercheurs embarqués – quatre par croisière - dans le cadre du Ponant Science Program lancé en 2022 et dirigé par Megan Clampitt, une Américaine francophone et francophile.
Interventions au format conférence, discussions avec la salle : Ponant Explorations met en avant un contenu scientifique qui dépasse le simple habillage marketing avec déjà plus de dix articles publiés dans des revues scientifiques grâce à la mise à disposition d’équipements comme un laboratoire sec et humide, alimenté par l’eau de mer. Un programme sur lequel nous reviendrons plus en détail.
Une vie à bord qui s’organise rapidement
Toutes les suites et cabines sont équipées d'un balcon privatif, d'une climatisation individuelle, d'un lit double ou de deux lits simples. @LG
À bord, la convivialité s’installe rapidement entre les passagers. On peut entendre cette question : "Première fois sur le Charcot ?" Un réflexe qui en dit long sur la présence d’habitués, prompts à guider les nouveaux venus. Chacun y va de son expérience. Une passagère raconte avoir embarqué à bord du France … en 1971. Une autre époque, un autre monde, mais la même idée de la découverte.
Le matin, les habitudes se prennent tout aussi rapidement pour le lieu du petit déjeuner. Au choix : le Pont 5, pour un service à table dans l’ambiance feutrée du restaurant signé Alain Ducasse, le Nuna ; le pont 9, pour le buffet servi au Sila, plus décontracté, où l’on circule librement. Deux manières de commencer la journée.
En journée, sur ces deux ponts qui centralisent tous les espaces publics, chacun peut choisir son rythme de vie. Certains se laissent entraîner par le directeur de croisière, Tino Carillo, qui enchaîne les jeux et quiz dans les salons. D’autres préfèrent prendre l’air et marcher sur le pont – une promenade d’environ 300 mètres permet de faire le tour du navire.
La plupart s’y précipitent d’ailleurs quand le commandant annonce l’approche d’une baleine, qui, ce jour-là, aura été économe de ses apparitions. D’autres, encore, préfèrent les trois salons-bars, dont b[un avec vue panoramique conçue pour l’observation], où des livres d’art et de voyage sont mis à disposition.
Le matin, les habitudes se prennent tout aussi rapidement pour le lieu du petit déjeuner. Au choix : le Pont 5, pour un service à table dans l’ambiance feutrée du restaurant signé Alain Ducasse, le Nuna ; le pont 9, pour le buffet servi au Sila, plus décontracté, où l’on circule librement. Deux manières de commencer la journée.
En journée, sur ces deux ponts qui centralisent tous les espaces publics, chacun peut choisir son rythme de vie. Certains se laissent entraîner par le directeur de croisière, Tino Carillo, qui enchaîne les jeux et quiz dans les salons. D’autres préfèrent prendre l’air et marcher sur le pont – une promenade d’environ 300 mètres permet de faire le tour du navire.
La plupart s’y précipitent d’ailleurs quand le commandant annonce l’approche d’une baleine, qui, ce jour-là, aura été économe de ses apparitions. D’autres, encore, préfèrent les trois salons-bars, dont b[un avec vue panoramique conçue pour l’observation], où des livres d’art et de voyage sont mis à disposition.
Une expérience haut de gamme maîtrisée
Les instants gastrononomie à bord du Commandant Charcot font partie des grands moments de la croisière @LG
À bord, la promesse de confort est tenue. Cabines spacieuses avec balcon, espaces ouverts sur l’extérieur : le navire privilégie un luxe discret, sans ostentation. En haut de la chaîne, la suite de l’Armateur peut accueillir six passagers dans 155 m2.
Des équipements de loisirs complètent l’expérience : piscine intérieure, spa, salle de fitness. Des espaces utilisés à leur rythme par les passagers, entre deux conférences ou moments de navigation. La restauration, portée par Alain Ducasse, reste un marqueur fort. Produits travaillés avec précision, service fluide, moments signature comme le cocktail au caviar. « Un conseil, privilégiez les escaliers à l'ascenseur » s'amuse un passager soucieux de sa ligne.
Cette traversée entre Brest et Reykjavik a aussi pu servir de vitrine à destination des agents de voyages. Lors de son discours de bienvenue, le PDG de Ponant, Benoît-Étienne Domenget, a esquissé les grandes lignes de sa feuille de route. « On remet tous les jours son titre en jeu » insiste-t-il, en résumant son approche en trois mots : « humilité, ambition et fierté. »
Humilité, d’abord, pour s’inscrire dans l’héritage de la marque. Ambition, ensuite, avec une ligne claire : « l’exploration, rien que l’exploration, toute l’exploration ». Enfin, la fierté, incarnée notamment par le développement du programme scientifique de la compagnie.
Des équipements de loisirs complètent l’expérience : piscine intérieure, spa, salle de fitness. Des espaces utilisés à leur rythme par les passagers, entre deux conférences ou moments de navigation. La restauration, portée par Alain Ducasse, reste un marqueur fort. Produits travaillés avec précision, service fluide, moments signature comme le cocktail au caviar. « Un conseil, privilégiez les escaliers à l'ascenseur » s'amuse un passager soucieux de sa ligne.
Cette traversée entre Brest et Reykjavik a aussi pu servir de vitrine à destination des agents de voyages. Lors de son discours de bienvenue, le PDG de Ponant, Benoît-Étienne Domenget, a esquissé les grandes lignes de sa feuille de route. « On remet tous les jours son titre en jeu » insiste-t-il, en résumant son approche en trois mots : « humilité, ambition et fierté. »
Humilité, d’abord, pour s’inscrire dans l’héritage de la marque. Ambition, ensuite, avec une ligne claire : « l’exploration, rien que l’exploration, toute l’exploration ». Enfin, la fierté, incarnée notamment par le développement du programme scientifique de la compagnie.






Publié par Laurent Guéna 














