1. Installer un rendez-vous dans le temps
La récurrence est un point commun à tous les témoignages.
Au sein du groupe Chauchard, deux salons sont organisés chaque année, à Albi et à Carcassonne (le prochain aura lieu le 24 janvier 2026). « En organiser deux par an nous permet de couvrir une grande partie de notre zone de chalandise », explique Grégory Monna, directeur général adjoint.
Même logique dans le Var, où Sandra Meissner, directrice de Cap Croisières Voyages, organisera son Salon de la Croisière et des Voyages les 23 et 24 janvier 2026. Un rendez-vous installé dans le temps. « C’est un événement que nous renouvelons chaque année depuis douze ans », rappelle-t-elle.
Pour Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale de Périer Voyages, cette régularité est essentielle : « Un salon fonctionne vraiment lorsqu’il devient un repère. Les clients savent qu’il aura lieu, qu’ils peuvent le noter dans leur agenda, y revenir, en parler autour d’eux. »
L’agence organise ainsi deux salons par an : l’un dédié aux responsables de groupes, l’autre au grand public.
Au sein du groupe Chauchard, deux salons sont organisés chaque année, à Albi et à Carcassonne (le prochain aura lieu le 24 janvier 2026). « En organiser deux par an nous permet de couvrir une grande partie de notre zone de chalandise », explique Grégory Monna, directeur général adjoint.
Même logique dans le Var, où Sandra Meissner, directrice de Cap Croisières Voyages, organisera son Salon de la Croisière et des Voyages les 23 et 24 janvier 2026. Un rendez-vous installé dans le temps. « C’est un événement que nous renouvelons chaque année depuis douze ans », rappelle-t-elle.
Pour Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale de Périer Voyages, cette régularité est essentielle : « Un salon fonctionne vraiment lorsqu’il devient un repère. Les clients savent qu’il aura lieu, qu’ils peuvent le noter dans leur agenda, y revenir, en parler autour d’eux. »
L’agence organise ainsi deux salons par an : l’un dédié aux responsables de groupes, l’autre au grand public.
2. Recruter, mais surtout fidéliser
Chez Cap Croisières Voyages, l’objectif est assumé. Réunir tous les acteurs de la croisière en un seul lieu permet aux clients de comparer, de découvrir des offres et de renforcer leur attachement à l’agence. « Cela leur donne une bonne raison de venir chez moi plutôt que d’aller ailleurs », explique Sandra Meissner.
Un constat partagé par Fatima Faivre, directrice régionale de Prêt à Partir. Selon elle, le salon constitue « un moment clé pour consolider la relation ». Les clients s’y sentent invités et considérés. « On touche à la fois des clients et des prospects, mais surtout, le salon crée une proximité que l’on n’a pas toujours dans le quotidien de l’agence. »
Pour Grégory Monna, ces événements jouent également un rôle auprès d’un public peu familier des agences traditionnelles. « Beaucoup de visiteurs ne voient pas forcément l’intérêt de passer par une agence de voyages. Le salon permet de remettre notre rôle au cœur du sujet. »
3. Pédagogie, expertise et temps long
La dimension pédagogique revient dans tous les discours.
Dans un environnement très intermédié, le salon offre un espace privilégié pour expliquer la valeur ajoutée du métier. « Il permet de prendre le temps de parler de notre expertise et de notre rôle de conseil », insiste Grégory Monna.
Fatima Faivre partage cette analyse. « Les clients ont besoin de comprendre les produits, les destinations, mais aussi notre métier. Le salon permet de prendre ce temps-là, sans pression. »
Chez Périer Voyages, la pédagogie passe avant tout par l’échange. « Le salon est l’occasion de parler voyage autrement. On sort de la logique comptoir. On échange, on raconte, on partage des expériences », explique Anne-Sophie Lecarpentier.
Un point de vue résumé par Sébastien Guillaud, du groupe Vic Transport, pour qui « un salon n’est pas une foire à la promotion, mais un espace d’expression de notre savoir-faire . Se contenter de vendre ferait passer à côté de l’essentiel. »
Dans un environnement très intermédié, le salon offre un espace privilégié pour expliquer la valeur ajoutée du métier. « Il permet de prendre le temps de parler de notre expertise et de notre rôle de conseil », insiste Grégory Monna.
Fatima Faivre partage cette analyse. « Les clients ont besoin de comprendre les produits, les destinations, mais aussi notre métier. Le salon permet de prendre ce temps-là, sans pression. »
Chez Périer Voyages, la pédagogie passe avant tout par l’échange. « Le salon est l’occasion de parler voyage autrement. On sort de la logique comptoir. On échange, on raconte, on partage des expériences », explique Anne-Sophie Lecarpentier.
Un point de vue résumé par Sébastien Guillaud, du groupe Vic Transport, pour qui « un salon n’est pas une foire à la promotion, mais un espace d’expression de notre savoir-faire . Se contenter de vendre ferait passer à côté de l’essentiel. »
4. Un événement coûteux mais structurant
Créer un salon implique un investissement important, tant sur le plan financier qu’humain. Le soutien des partenaires s’avère souvent décisif.
Anne-Sophie Le Carpentier souligne que « l’un des grands enjeux est la capacité à convaincre les partenaires de participer ». Leur contribution permet de financer la salle, la communication ou certaines prestations offertes aux clients. « Sans ce modèle économique, une petite structure ne pourrait pas porter un tel événement. »
Début janvier, Périer Voyages a ainsi réuni 600 responsables de groupes et une cinquantaine de partenaires au Haras du Pin. L’événement, désormais baptisé « Rendez-vous des Voyageurs », associe découverte du site, workshop, déjeuner et spectacle, dans une logique proche de l’éductour.
La dirigeante rappelle qu’en 2019, la 12ᵉ édition organisée au Casino de Deauville avait atteint une ampleur considérable, avec près de 1 000 responsables de groupes et une centaine de stands sur deux jours. « Le Covid a été l’occasion de repenser un format devenu très lourd sur le plan organisationnel », explique-t-elle.
Autre rendez-vous notable, le Salon de la Croisière et des Voyages organisé chaque année au Havre se tiendra le 6 juin 2026, avec une entrée libre et gratuite pour la clientèle individuelle.
Anne-Sophie Le Carpentier souligne que « l’un des grands enjeux est la capacité à convaincre les partenaires de participer ». Leur contribution permet de financer la salle, la communication ou certaines prestations offertes aux clients. « Sans ce modèle économique, une petite structure ne pourrait pas porter un tel événement. »
Début janvier, Périer Voyages a ainsi réuni 600 responsables de groupes et une cinquantaine de partenaires au Haras du Pin. L’événement, désormais baptisé « Rendez-vous des Voyageurs », associe découverte du site, workshop, déjeuner et spectacle, dans une logique proche de l’éductour.
La dirigeante rappelle qu’en 2019, la 12ᵉ édition organisée au Casino de Deauville avait atteint une ampleur considérable, avec près de 1 000 responsables de groupes et une centaine de stands sur deux jours. « Le Covid a été l’occasion de repenser un format devenu très lourd sur le plan organisationnel », explique-t-elle.
Autre rendez-vous notable, le Salon de la Croisière et des Voyages organisé chaque année au Havre se tiendra le 6 juin 2026, avec une entrée libre et gratuite pour la clientèle individuelle.
La communication, un effet boule de neige
La communication représente également un poste de dépense conséquent, mais incontournable. Presse spécialisée, PQR, radio, affichage… la visibilité de l’événement repose sur un plan média solide, surtout lors des premières éditions.
Avec le temps, cet investissement porte ses fruits. Grégory Monna constate une progression régulière de la fréquentation. « Certaines personnes parcourent jusqu’à 60 kilomètres pour participer, faute d’événement équivalent à proximité. »
Même dynamique chez Cap Croisières Voyages. « Le salon gagne en popularité chaque année. Notre clientèle contribue elle-même à faire la promotion de l’événement », observe Sandra Meissner.
Fatima Faivre confirme qu’à partir d’un certain seuil, la communication change de nature. « Ce sont les clients qui parlent du salon autour d’eux. » Un bouche-à-oreille qui devient alors l’un des leviers les plus efficaces.
Avec le temps, cet investissement porte ses fruits. Grégory Monna constate une progression régulière de la fréquentation. « Certaines personnes parcourent jusqu’à 60 kilomètres pour participer, faute d’événement équivalent à proximité. »
Même dynamique chez Cap Croisières Voyages. « Le salon gagne en popularité chaque année. Notre clientèle contribue elle-même à faire la promotion de l’événement », observe Sandra Meissner.
Fatima Faivre confirme qu’à partir d’un certain seuil, la communication change de nature. « Ce sont les clients qui parlent du salon autour d’eux. » Un bouche-à-oreille qui devient alors l’un des leviers les plus efficaces.
5. Passion, cohérence et identité
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Au-delà des aspects logistiques et financiers, la réussite d’un salon repose avant tout sur l’humain.
Pour Grégory Monna, l’événement n’est pas pensé « pour vendre à tout prix, mais pour parler voyage ». En faisant rêver, les projets se construisent naturellement.
Un salon doit avant tout refléter l’identité de l’agence qui l’organise, rappelle Sébastien Guillaud. « Il doit ressembler à son équipe, à son territoire et à sa clientèle. Copier un modèle existant ne fonctionne pas. »
Créer son propre salon, ce n’est donc pas appliquer une recette standardisée, mais bâtir un événement au service d’une relation client plus riche et plus humaine.
Pour Grégory Monna, l’événement n’est pas pensé « pour vendre à tout prix, mais pour parler voyage ». En faisant rêver, les projets se construisent naturellement.
Un salon doit avant tout refléter l’identité de l’agence qui l’organise, rappelle Sébastien Guillaud. « Il doit ressembler à son équipe, à son territoire et à sa clientèle. Copier un modèle existant ne fonctionne pas. »
Créer son propre salon, ce n’est donc pas appliquer une recette standardisée, mais bâtir un événement au service d’une relation client plus riche et plus humaine.
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