Compensation, avenir d'Asia, retour sur les 2 années... Guillaume Linton livre sa vision du TO - DR
TourMaG.com - On a plutĂŽt des bonnes nouvelles du cĂŽtĂ© de l'Asie, votre terrain de prĂ©dilection ? Le Japon vient de rouvrir et mĂȘme la Chine desserre son Ă©tau...
Guillaume Linton : C'est une excellente nouvelle que la zone asiatique en finisse enfin avec ses politiques zĂ©ro Covid, Chine en tĂȘte - le pays qui Ă©tait le premier Ă confiner, puisque berceau du virus.
Pour autant, ce n'est pas forcément que positif.
Le jour oĂč le marchĂ© chinois va redevenir Ă©metteur, ce ne sera plus du tout la mĂȘme histoire pour nos voyageurs. Actuellement les conditions Ă destination sont exceptionnelles, notamment sur le sud-est asiatique, avec assez peu de clientĂšles rĂ©gionales.
Pour en venir au Japon, en l'espace de seulement 6 semaines, la destination est devenue 2e de notre classement, en volume d'affaires, enregistré à fin octobre pour les départs à venir.
Il y avait une vraie attente de la part des voyageurs, l'engouement n'est pas redescendu depuis la levĂ©e de l'obligation de visa au 11 octobre, et le Japon n'est pas encore au mĂȘme niveau qu'avant Covid. C'Ă©tait la 1Ăšre destination d'Asia.
Guillaume Linton : C'est une excellente nouvelle que la zone asiatique en finisse enfin avec ses politiques zĂ©ro Covid, Chine en tĂȘte - le pays qui Ă©tait le premier Ă confiner, puisque berceau du virus.
Pour autant, ce n'est pas forcément que positif.
Le jour oĂč le marchĂ© chinois va redevenir Ă©metteur, ce ne sera plus du tout la mĂȘme histoire pour nos voyageurs. Actuellement les conditions Ă destination sont exceptionnelles, notamment sur le sud-est asiatique, avec assez peu de clientĂšles rĂ©gionales.
Pour en venir au Japon, en l'espace de seulement 6 semaines, la destination est devenue 2e de notre classement, en volume d'affaires, enregistré à fin octobre pour les départs à venir.
Il y avait une vraie attente de la part des voyageurs, l'engouement n'est pas redescendu depuis la levĂ©e de l'obligation de visa au 11 octobre, et le Japon n'est pas encore au mĂȘme niveau qu'avant Covid. C'Ă©tait la 1Ăšre destination d'Asia.
Bilan 2022 pour Asia : "Assez maigre..."
Guillaume Linton : Pas si compliquée, malgré une fermeture totale durant 2 ans et demi.
En effet, le marché domestique japonais est resté trÚs actif. L'infrastructure et l'écosystÚme touristique ont marché en vase clos.
Sur l'hÎtellerie, les transferts, les guides, les réceptifs, nous n'avons pas senti des problématiques au moment de rouvrir. Une réouverture tardive, mais fiable.
Nous avons plutÎt ressenti des difficultés d'allocation des stocks pour les marchés européens. Le switch ne s'est pas fait en un claquement de doigts.
TourMaG.com - Quel est le bilan de l'année 2022 pour Asia ?
Guillaume Linton : Comment attendu, il est assez mitigé.
Câest cohĂ©rent puisque le gros de nos destinations nâa rouvert quâen mars-avril, nous nâavons donc pas pu jouer l'hiver 2021/22 qui est notre grosse saison sur l'Asie. La grande gagnante de 2022, câest l'IndonĂ©sie qui a trĂšs bien fonctionnĂ© sur lâĂ©tĂ© comme sur lâautomne.
Par contre sur l'année 2023, l'Australie se positionne, avec la Nouvelle-Zélande, dans notre top 5 au niveau des réservations. C'est intéressant, d'autant que les paniers moyens sont trÚs importants.
Finalement les amoureux du Pacifique ont eu presque 3 années de frustration. Nous voyons aussi un retour en force de cet axe, avec une réelle anticipation pour les départs 2023.
Vous avez aussi le Vietnam qui revient dans le haut du classement, actuellement en 3e position derriĂšre la ThaĂŻlande et le Japon.
Asia : "Nous avons comme objectif de réaliser 50 M⏠de chiffre d'affaires"
TourMaG.com - Finalement, Asia repart de zéro, en redéfrichant les destinations ?
Guillaume Linton : Non heureusement. Nous avons des partenaires solides en Asie mais avons fait un gros travail avec eux dÚs la réouverture pour fiabiliser nos prestations.
Sur le Vietnam en particulier, l'Inde, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos... finalement toute l'Asie du Sud-est et le sous-continent indien. En somme, toutes les destinations ayant un faible marché domestique.
Dans ces pays, nous avons dû nous assurer de la qualité des prestations, du retour du staff, de la compétence des guides, etc.
Par chance dans cette région, le tourisme reste un secteur trÚs attractif, en termes de rémunération, donc les personnes sont vite revenues. L'effet boomerang a été plutÎt favorable à notre activité.
Les 4 ou 5 mois de rodage, de remise en route, n'étaient pas du luxe, mais plutÎt salvateur pour nous.
La Nouvelle-Zélande qui a connu un redémarrage dÚs cet automne, avec reprise du voyage international, a été plus compliquée. Il y a des petits ajustements, pour se remettre au niveau de ce nous connaissions avant le Covid. C'est aussi le cas en Australie.
AprÚs, nous avons des pays comme l'Inde et le Sri Lanka, qui ont pùti de leur mauvaise réputation sur la gestion de la crise sanitaire ou ayant des problÚmes sociaux. Dans ces destinations, la reprise est plus compliquée.
Pour l'Inde, je soupçonne que le retour à la normale sera plus long et compliqué que les autres grandes destinations culturelles d'Asie du Sud-est.
TourMaG.com - Dans l'ensemble tout se remet en route, comment jaugez-vous l'année 2023 pour Asia ?
Guillaume Linton : Ce qui est trÚs rassurant pour nous, c'est qu'à fin octobre 2022, nous avions réalisé plus du tiers de l'objectif fixé pour l'année 2023.
Nous avons comme objectif de réaliser 50 millions de chiffre d'affaires brut. Nous sommes déjà à 20 millions d'euros bruts engrangés. Nous avons constaté une hausse du panier moyen de 29%, toutes destinations confondues.
Le marchĂ©, mĂȘme face Ă un surenchĂ©rissement des prix, est au rendez-vous. Nous le voyons notamment par un taux de transformation meilleur qu'avant Covid. Le temps de dĂ©cision est trĂšs court. Nous constatons une rĂ©duction des allers et retours pour finaliser un devis.
Le prix des voyages augmente pas seulement en raison de l'aérien ou du dollar, mais aussi parce que les voyageurs réservent plus de prestations par voyages et pour des séjours plus longs.
Guillaume Linton : Non heureusement. Nous avons des partenaires solides en Asie mais avons fait un gros travail avec eux dÚs la réouverture pour fiabiliser nos prestations.
Sur le Vietnam en particulier, l'Inde, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos... finalement toute l'Asie du Sud-est et le sous-continent indien. En somme, toutes les destinations ayant un faible marché domestique.
Dans ces pays, nous avons dû nous assurer de la qualité des prestations, du retour du staff, de la compétence des guides, etc.
Par chance dans cette région, le tourisme reste un secteur trÚs attractif, en termes de rémunération, donc les personnes sont vite revenues. L'effet boomerang a été plutÎt favorable à notre activité.
Les 4 ou 5 mois de rodage, de remise en route, n'étaient pas du luxe, mais plutÎt salvateur pour nous.
La Nouvelle-Zélande qui a connu un redémarrage dÚs cet automne, avec reprise du voyage international, a été plus compliquée. Il y a des petits ajustements, pour se remettre au niveau de ce nous connaissions avant le Covid. C'est aussi le cas en Australie.
AprÚs, nous avons des pays comme l'Inde et le Sri Lanka, qui ont pùti de leur mauvaise réputation sur la gestion de la crise sanitaire ou ayant des problÚmes sociaux. Dans ces destinations, la reprise est plus compliquée.
Pour l'Inde, je soupçonne que le retour à la normale sera plus long et compliqué que les autres grandes destinations culturelles d'Asie du Sud-est.
TourMaG.com - Dans l'ensemble tout se remet en route, comment jaugez-vous l'année 2023 pour Asia ?
Guillaume Linton : Ce qui est trÚs rassurant pour nous, c'est qu'à fin octobre 2022, nous avions réalisé plus du tiers de l'objectif fixé pour l'année 2023.
Nous avons comme objectif de réaliser 50 millions de chiffre d'affaires brut. Nous sommes déjà à 20 millions d'euros bruts engrangés. Nous avons constaté une hausse du panier moyen de 29%, toutes destinations confondues.
Le marchĂ©, mĂȘme face Ă un surenchĂ©rissement des prix, est au rendez-vous. Nous le voyons notamment par un taux de transformation meilleur qu'avant Covid. Le temps de dĂ©cision est trĂšs court. Nous constatons une rĂ©duction des allers et retours pour finaliser un devis.
Le prix des voyages augmente pas seulement en raison de l'aérien ou du dollar, mais aussi parce que les voyageurs réservent plus de prestations par voyages et pour des séjours plus longs.
Asia récupÚre les voyageurs floués de la crise sanitaire !
TourMaG.com - Que représentent 50 millions de revenus par rapport à une année normale, avant Covid ?
Guillaume Linton : C'est environ 2/3 de notre activitĂ© de 2019, oĂč nous avions rĂ©alisĂ© 70 millions de chiffre d'affaires. Nous pensons, en 2024, retrouver les performances d'avant Covid, soit 4 ans aprĂšs le dĂ©but de la crise sanitaire.
Nous sommes optimistes, puisque des grands rĂ©seaux comme Havas pour la ThaĂŻlande ou encore Leclerc Voyages sur l'IndonĂ©sie, se sont engagĂ©s avec nous en 2022 sur de trĂšs grosses opĂ©rations nationales, pour remettre lâAsie sous le feu des projecteurs.
TourMaG.com - Il y aurait un changement dans le comportement de réservations des clients français ?
Guillaume Linton : En quelque sorte, les voyageurs ont été échaudés par ce qu'il s'est passé lors des deux derniÚres années.
Avant le Covid, nous avions des "dossiers gruyÚre", lorsque nous avions l'achat d'un vol, quelques nuitées à l'arrivée, puis d'autres à la fin. Etonnamment, aujourd'hui, les clients réservent l'intégralité de la prestation auprÚs de leurs agents de voyages.
C'est un contrecoup bénéfique de la crise sanitaire. Il y a la crainte d'une rupture de chaine à destination ou des prestataires qui ne vont pas honorer la prestation à domicile.
Nous observons aussi un allongement de la durĂ©e des sĂ©jours, entre 2 et 3 nuitĂ©es supplĂ©mentaires. C'est plutĂŽt une bonne nouvelle, dans un contexte oĂč nous sommes soucieux de la vertu de nos voyages et de leur empreinte carbone.
Pour le moment, nous ne voyons pas de retour en arriÚre, que ce soit au niveau du panier moyen ou de la durée du séjour. Nous pressentons que cette tendance sera croissante sur 2023.
TourMaG.com - D'ailleurs sur ce sujet, avez-vous pris des engagements ? Vous avez été trÚs actif durant la crise sanitaire sur Respire ou encore le Helpdesk, est-ce que ces moments d'échange ne vous ont-ils pas fait prendre conscience de l'urgence d'agir ?
Guillaume Linton : Tout d'abord, nous avons retiré de nos brochures, tous les produits qui étaient de moins de 3 jours sur le moyen-courrier ou encore de moins de 7 jours sur l'Asie.
Il n'existe chez Asia, plus aucun sĂ©jour en ThaĂŻlande de moins de 7 nuits. Nous prĂ©fĂ©rons ne pas ĂȘtre en tĂȘte de page, ne pas avoir le prix le plus bas, mais nous souhaitons avoir une proposition qui ait du sens.
Dans le mĂȘme sens, nous privilĂ©gions tous les vols directs, quand c'est envisageable.
De plus, nous avons pris la décision de compenser 100% des émissions carbone sur tous nos circuits Tentations, pour tous les départs à partir du 1er janvier 2023. Asia prend sur ses marges, pour assurer cet effort. Nous avons dû trouver une méthode pour estimer la maniÚre la plus complÚte possible nos émissions carbone.
De la mĂȘme façon, nous allons compenser intĂ©gralement, les Ă©missions de nos Ă©quipes sur 2022 et 2023, mĂȘme pour les Ă©ductours et les voyages de repĂ©rage. Nous regardons avec intĂ©rĂȘt l'initiative SETO (fonds de dotation) pour aiguiller les sommes collectĂ©es.
Guillaume Linton : C'est environ 2/3 de notre activitĂ© de 2019, oĂč nous avions rĂ©alisĂ© 70 millions de chiffre d'affaires. Nous pensons, en 2024, retrouver les performances d'avant Covid, soit 4 ans aprĂšs le dĂ©but de la crise sanitaire.
Nous sommes optimistes, puisque des grands rĂ©seaux comme Havas pour la ThaĂŻlande ou encore Leclerc Voyages sur l'IndonĂ©sie, se sont engagĂ©s avec nous en 2022 sur de trĂšs grosses opĂ©rations nationales, pour remettre lâAsie sous le feu des projecteurs.
TourMaG.com - Il y aurait un changement dans le comportement de réservations des clients français ?
Guillaume Linton : En quelque sorte, les voyageurs ont été échaudés par ce qu'il s'est passé lors des deux derniÚres années.
Avant le Covid, nous avions des "dossiers gruyÚre", lorsque nous avions l'achat d'un vol, quelques nuitées à l'arrivée, puis d'autres à la fin. Etonnamment, aujourd'hui, les clients réservent l'intégralité de la prestation auprÚs de leurs agents de voyages.
C'est un contrecoup bénéfique de la crise sanitaire. Il y a la crainte d'une rupture de chaine à destination ou des prestataires qui ne vont pas honorer la prestation à domicile.
Nous observons aussi un allongement de la durĂ©e des sĂ©jours, entre 2 et 3 nuitĂ©es supplĂ©mentaires. C'est plutĂŽt une bonne nouvelle, dans un contexte oĂč nous sommes soucieux de la vertu de nos voyages et de leur empreinte carbone.
Pour le moment, nous ne voyons pas de retour en arriÚre, que ce soit au niveau du panier moyen ou de la durée du séjour. Nous pressentons que cette tendance sera croissante sur 2023.
TourMaG.com - D'ailleurs sur ce sujet, avez-vous pris des engagements ? Vous avez été trÚs actif durant la crise sanitaire sur Respire ou encore le Helpdesk, est-ce que ces moments d'échange ne vous ont-ils pas fait prendre conscience de l'urgence d'agir ?
Guillaume Linton : Tout d'abord, nous avons retiré de nos brochures, tous les produits qui étaient de moins de 3 jours sur le moyen-courrier ou encore de moins de 7 jours sur l'Asie.
Il n'existe chez Asia, plus aucun sĂ©jour en ThaĂŻlande de moins de 7 nuits. Nous prĂ©fĂ©rons ne pas ĂȘtre en tĂȘte de page, ne pas avoir le prix le plus bas, mais nous souhaitons avoir une proposition qui ait du sens.
Dans le mĂȘme sens, nous privilĂ©gions tous les vols directs, quand c'est envisageable.
De plus, nous avons pris la décision de compenser 100% des émissions carbone sur tous nos circuits Tentations, pour tous les départs à partir du 1er janvier 2023. Asia prend sur ses marges, pour assurer cet effort. Nous avons dû trouver une méthode pour estimer la maniÚre la plus complÚte possible nos émissions carbone.
De la mĂȘme façon, nous allons compenser intĂ©gralement, les Ă©missions de nos Ă©quipes sur 2022 et 2023, mĂȘme pour les Ă©ductours et les voyages de repĂ©rage. Nous regardons avec intĂ©rĂȘt l'initiative SETO (fonds de dotation) pour aiguiller les sommes collectĂ©es.
"Nous étions 130 avant le Covid, nous sommes 90 aujourd'hui"
TourMaG.com - Pour tout vous dire, certains de vos confrÚres s'étonnent de voir Asia résister sans passer par un PSE. Comment avez-vous passé la crise ?
Guillaume Linton : Nous étions dans une gestion prudentielle sur les deux derniÚres années.
Comme toute la profession, nous avons bénéficié des aides, nous permettant de conserver une bonne partie des équipes. Le staff a été placé en activité partielle pendant deux ans et demi, jusqu'au mois d'août dernier.
Nous avons laissé partir à regret quelques personnes, puis nous avons dû réaliser quelques licenciements économiques ciblés.
Durant tout ce temps, j'ai essayĂ© de prĂ©server le cĆur du rĂ©acteur : les Ă©quipes de production, transport et Ă la vente.
Des personnes qui ont besoin de 2 ans minimum pour ĂȘtre entiĂšrement formĂ©es sur nos axes, nos outils et avec notre niveau d'exigence. Les licenciements massifs nâauraient eu aucun sens et auraient sacrĂ©ment handicapĂ© notre reprise.
Nous étions 130 avant le Covid, nous sommes 90 aujourd'hui. Ce qui reste raisonnable par rapport à d'autres acteurs. Nous réembauchons, notamment à la vente.
TourMaG.com - Quel bilan dressez-vous des nombreux partenariats développés durant le Covid ?
Guillaume Linton : Nous avons tout fait pour faire voyager les clients qui avaient des acomptes chez nous.
Notre souhait était de trouver des solutions de voyages, avec la France, dans un premier temps. Nous avons connu un petit succÚs d'estime, permettant de rassurer nos clients. Puis nous avons lancé un partenariat avec IntermÚdes, pour proposer des circuits culturels en Europe.
Il y a eu ensuite le partenariat avec AmériGo. Nous continuons la collaboration commerciale sur les groupes, nous échangeons sur les bonnes pratiques. Nous n'envisageons pas un rapprochement capitalistique.
Aujourd'hui nous mettons de cÎté cette production périphérique, pour nous reconcentrer sur nos destinations historiques.
La seule zone qui a du sens dans cette diversification et que nous allons poursuivre, c'est la zone Afrique l'Australe avec la marque Equatoriales.
Guillaume Linton : Nous étions dans une gestion prudentielle sur les deux derniÚres années.
Comme toute la profession, nous avons bénéficié des aides, nous permettant de conserver une bonne partie des équipes. Le staff a été placé en activité partielle pendant deux ans et demi, jusqu'au mois d'août dernier.
Nous avons laissé partir à regret quelques personnes, puis nous avons dû réaliser quelques licenciements économiques ciblés.
Durant tout ce temps, j'ai essayĂ© de prĂ©server le cĆur du rĂ©acteur : les Ă©quipes de production, transport et Ă la vente.
Des personnes qui ont besoin de 2 ans minimum pour ĂȘtre entiĂšrement formĂ©es sur nos axes, nos outils et avec notre niveau d'exigence. Les licenciements massifs nâauraient eu aucun sens et auraient sacrĂ©ment handicapĂ© notre reprise.
Nous étions 130 avant le Covid, nous sommes 90 aujourd'hui. Ce qui reste raisonnable par rapport à d'autres acteurs. Nous réembauchons, notamment à la vente.
TourMaG.com - Quel bilan dressez-vous des nombreux partenariats développés durant le Covid ?
Guillaume Linton : Nous avons tout fait pour faire voyager les clients qui avaient des acomptes chez nous.
Notre souhait était de trouver des solutions de voyages, avec la France, dans un premier temps. Nous avons connu un petit succÚs d'estime, permettant de rassurer nos clients. Puis nous avons lancé un partenariat avec IntermÚdes, pour proposer des circuits culturels en Europe.
Il y a eu ensuite le partenariat avec AmériGo. Nous continuons la collaboration commerciale sur les groupes, nous échangeons sur les bonnes pratiques. Nous n'envisageons pas un rapprochement capitalistique.
Aujourd'hui nous mettons de cÎté cette production périphérique, pour nous reconcentrer sur nos destinations historiques.
La seule zone qui a du sens dans cette diversification et que nous allons poursuivre, c'est la zone Afrique l'Australe avec la marque Equatoriales.
Quel Asia dans 5 ans ?
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TourMaG.com - Vous estimez que le retour Ă la normale aura pris 5 ans. Quelle est votre vision de l'entreprise dans 5 ans ?
Guillaume Linton : Dans la lignée de ce que nous faisons déjà , nous allons continuer à jouer notre rÎle de locomotive sur la relance de la zone Asie-Pacifique sur le marché français.
Nous n'avons pas vocation à nous étendre et à aller chercher de la clientÚle dans les pays anglo-saxons.
Le 2e sujet est d'incarner l'expertise Asie sur le marché, au travers de nos équipes, avec des prestataires fiables. Nous devons rendre notre expertise la plus accessible possible à nos agences partenaires.
Cela passera par la technologie, c'est un axe-clé, pour leur permettre de vendre, au travers de nos circuits privés des voyages à la carte de maniÚre rapide et une tarification en ligne, un stock en disponibilité immédiate.
Nous observons que la moyenne d'ùge de la distribution a baissé, tout comme la maitrise des destinations long-courriers.
C'est tout l'enjeu d'Asia, pour conserver notre place de leader sur le marché dans les années à venir. Nous voulons nous orienter vers un tourisme qui a du sens, plus responsable, nous permettant globalement d'avoir un impact positif.
Nous devons redonner ses lettres de noblesse au voyage et leur fierté, sans oublier les enjeux climatiques qui ne doivent pas nous enfermer.
TourMaG.com - Le tourisme est grandement chahuté ces derniers temps, avec beaucoup de critiques sur son impact environnemental et sociétal. Pensez-vous que le secteur doit reprendre en main sa communication pour parler de ses vertus ?
Guillaume Linton : Nous sommes tous touchés, la problématique n'est pas qu'occidentale.
Nous devons avoir un discours plus audible, plus crédible et positif afin de ne pas laisser seulement le champ à la dimension culpabilisatrice et négative du tourisme. Il ne faut pas tarder à reprendre la parole, remettre le projecteur sur les sujets sur lesquels nous sommes vertueux.
Historiquement chez Asia, nous avons toujours eu Ă cĆur de privilĂ©gier la rencontre et le partage par la main, pour faire dĂ©couvrir Ă nos voyageurs l'Ăąme, les traditions et la culture du pays. Nous avons une lĂ©gitimitĂ© trĂšs forte pour rassurer et communiquer sur les bienfaits Ă©conomiques, humains et patrimoniaux du voyage.
Nous devons redonner de la fierté aux voyageurs.]b
Les destinations et leur population sont nos matiĂšres premiĂšres et la sĂšve de nos voyages, nous devons les prĂ©server, entretenir pour nous assurer qu'elles ne soient pas Ă©puisĂ©es et saturĂ©es. Câest le fondement mĂȘme de notre responsabilitĂ©.
Guillaume Linton : Dans la lignée de ce que nous faisons déjà , nous allons continuer à jouer notre rÎle de locomotive sur la relance de la zone Asie-Pacifique sur le marché français.
Nous n'avons pas vocation à nous étendre et à aller chercher de la clientÚle dans les pays anglo-saxons.
Le 2e sujet est d'incarner l'expertise Asie sur le marché, au travers de nos équipes, avec des prestataires fiables. Nous devons rendre notre expertise la plus accessible possible à nos agences partenaires.
Cela passera par la technologie, c'est un axe-clé, pour leur permettre de vendre, au travers de nos circuits privés des voyages à la carte de maniÚre rapide et une tarification en ligne, un stock en disponibilité immédiate.
Nous observons que la moyenne d'ùge de la distribution a baissé, tout comme la maitrise des destinations long-courriers.
C'est tout l'enjeu d'Asia, pour conserver notre place de leader sur le marché dans les années à venir. Nous voulons nous orienter vers un tourisme qui a du sens, plus responsable, nous permettant globalement d'avoir un impact positif.
Nous devons redonner ses lettres de noblesse au voyage et leur fierté, sans oublier les enjeux climatiques qui ne doivent pas nous enfermer.
TourMaG.com - Le tourisme est grandement chahuté ces derniers temps, avec beaucoup de critiques sur son impact environnemental et sociétal. Pensez-vous que le secteur doit reprendre en main sa communication pour parler de ses vertus ?
Guillaume Linton : Nous sommes tous touchés, la problématique n'est pas qu'occidentale.
Nous devons avoir un discours plus audible, plus crédible et positif afin de ne pas laisser seulement le champ à la dimension culpabilisatrice et négative du tourisme. Il ne faut pas tarder à reprendre la parole, remettre le projecteur sur les sujets sur lesquels nous sommes vertueux.
Historiquement chez Asia, nous avons toujours eu Ă cĆur de privilĂ©gier la rencontre et le partage par la main, pour faire dĂ©couvrir Ă nos voyageurs l'Ăąme, les traditions et la culture du pays. Nous avons une lĂ©gitimitĂ© trĂšs forte pour rassurer et communiquer sur les bienfaits Ă©conomiques, humains et patrimoniaux du voyage.
Nous devons redonner de la fierté aux voyageurs.]b
Les destinations et leur population sont nos matiĂšres premiĂšres et la sĂšve de nos voyages, nous devons les prĂ©server, entretenir pour nous assurer qu'elles ne soient pas Ă©puisĂ©es et saturĂ©es. Câest le fondement mĂȘme de notre responsabilitĂ©.






Publié par Romain Pommier















