Sur place, le contraste est frappant
Philippe Richard a sillonné Hanoi, la baie d'Halong, Ninh Binh, Mai Chau et Siem Reap.
Aucun signe d'inquiétude dans le quotidien des destinations. « À aucun moment je n'ai vu de file d'attente aux stations-service, ni de modification du trafic routier. Si l'on ne m'avait pas tenu informé du contexte international, je n'aurais perçu aucun changement par rapport à une période normale », résume-t-il.
Le constat d'Elodie Blanchot va dans le même sens. Après deux semaines passées tout récemment dans le centre du Vietnam, prolongées par quelques jours au Cambodge, le diagnostic est sans ambiguïté : malgré le contexte international, les destinations restent pleinement opérationnelles.
À Hué, l'Ancient Garden House affichait complet pendant son séjour, signe que la destination continue de séduire malgré une fréquentation un peu plus modérée qu'à l'ordinaire.
À Hoi An, Elodie a accompagné un groupe MICE de 150 personnes sur un programme dense — chasse au trésor dans la vieille ville, sorties en jeep, vespa et bateau. Tout s'est déroulé sans accroc. Aucune difficulté logistique, aucun problème d'approvisionnement, simplement une légère hausse du prix du carburant comparable à celle observée partout ailleurs dans le monde.
Au Cambodge, même ressenti. Les temples les moins fréquentés d'Angkor — Banteay Srei, Banteay Samré — se découvrent dans une atmosphère presque hors du temps. Le bus de nuit entre Siem Reap et Sihanoukville s'est révélé ponctuel et confortable, utilisé aussi bien par les locaux que par les voyageurs internationaux. Les traversées vers Koh Rong et les îles voisines se sont déroulées sans aucun retard ni annulation.
Tam Coc en saison verte : un site habituellement saturé, à découvrir dans des conditions de visite exceptionnelles. © Easia Travel
La saison verte, l'un des secrets les mieux gardés d'Asie du Sud-Est
Au constat opérationnel s'ajoute une dimension plus inattendue : cette période coïncide avec le début de la saison verte, sans doute l'une des plus belles fenêtres pour découvrir la région — et pourtant largement sous-estimée par les voyageurs occidentaux.
À Tam Coc, habituellement saturé en haute saison, Philippe Richard décrit une expérience radicalement différente : « Une fréquentation maîtrisée, des conditions de visite exceptionnelles, un tourisme de grande qualité, et une sécurité parfaitement assurée comme à l'accoutumée. »
Elodie Blanchot dresse le même constat côté Cambodge.
À Banteay Samré, Elodie a pu commencer la visite seule sur le site — une rareté à Angkor, qui transforme totalement le rapport au lieu. Mais c'est la région du Tonlé Sap qui constitue son plus gros coup de cœur. Hébergée à la toute nouvelle Tonlé House, le tout dernier produit Signature d'Easia Travel sur les rives du Tonle Sap, elle a redécouvert des paysages métamorphosés par l'arrivée des pluies. Entre saison sèche et saison verte, l’environnement change radicalement de visage : les eaux remontent, la végétation reprend ses droits, et la vie du village s'organise autour de la pêche.
Sur les îles du Sud — Koh Rong, Koh Rong Samloem, Koh Russey — le ressenti est encore plus marquant. À chaque photo partagée, la même réaction de ses interlocuteurs : « Tu as la plage pour toi seule ? ». C'est précisément ce qui rend cette période si particulière. La combinaison entre saison verte et fréquentation réduite crée des conditions de voyage rares, plus immersives, plus intimes — bien éloignées de la version saturée que beaucoup connaissent.
Le vrai risque aujourd'hui : l'amalgame
Pour Philippe Richard, le principal danger n'est pas opérationnel, il est psychologique. « Téhéran se trouve à plus de 5 000 kilomètres de Hanoi, soit l'équivalent d'un Paris–New York. Et pourtant, dès qu'une crise éclate au Moyen-Orient, c'est tout un continent qui en porte les conséquences dans la tête des voyageurs. »
Cet amalgame géographique, classique en période de tension, pénalise des destinations qui n'ont strictement rien à voir avec les zones concernées.
Le rôle des agents de voyages devient alors central : remettre les distances en perspective, rassurer en s'appuyant sur des faits et accompagner les clients dans une décision éclairée plutôt que dictée par l'émotion.
La demande est là, les destinations n’attendent que vous — il s'agit avant tout de lever le frein de la perception.
Du côté aérien : la solidité du circuit institutionnel
L'angle aérien confirme cette lecture. Vietnam Airlines, principal opérateur long-courrier sur la zone, n'opère aucune liaison directe vers l'Iran ou le Moyen-Orient. Ses vols entre l'Europe et le Vietnam continuent de fonctionner normalement et restent éloignés des zones concernées par le conflit. La compagnie maintient l'intégralité de ses 11 liaisons directes vers l'Europe, opérées sur sa flotte récente d'Airbus A350 et Boeing 787, et continue d'investir sur le marché : lancement de la ligne Copenhague–Hô-Chi-Minh-Ville en décembre 2025 et ouverture d'une nouvelle ligne directe Hanoi–Amsterdam le 16 juin 2026.
Les ajustements opérés à ce jour sont restés mesurés. Les quelques suspensions concernent essentiellement de petites lignes domestiques, peu présentes — voire absentes — des programmes occidentaux.
M. Nguyen Tien Hoang, Directeur Général de Vietnam Airlines pour la France et l'Europe, précise : « Nos opérations entre l'Europe et le Vietnam se poursuivent dans des conditions normales et sécurisées, l'ensemble de nos vols étant maintenu en dehors des espaces directement affectés par le conflit. Nos équipes opérationnelles suivent en temps réel l'évolution de la situation et adaptent, si nécessaire, les itinéraires afin d'assurer à nos clients des liaisons fiables. La sécurité de nos passagers et la continuité de nos services demeurent nos priorités absolues. »
Les ajustements opérés à ce jour sont restés mesurés. Les quelques suspensions concernent essentiellement de petites lignes domestiques, peu présentes — voire absentes — des programmes occidentaux.
M. Nguyen Tien Hoang, Directeur Général de Vietnam Airlines pour la France et l'Europe, précise : « Nos opérations entre l'Europe et le Vietnam se poursuivent dans des conditions normales et sécurisées, l'ensemble de nos vols étant maintenu en dehors des espaces directement affectés par le conflit. Nos équipes opérationnelles suivent en temps réel l'évolution de la situation et adaptent, si nécessaire, les itinéraires afin d'assurer à nos clients des liaisons fiables. La sécurité de nos passagers et la continuité de nos services demeurent nos priorités absolues. »
Une fenêtre rare pour les agents
Le retour terrain de Philippe Richard et Elodie Blanchot l'illustre clairement : l'écart entre la perception et la réalité est considérable sur l'Asie du Sud-Est. Les destinations restent pleinement opérationnelles, la qualité d'expérience est intacte et la saison verte offre des conditions que peu de voyageurs ont l'occasion de connaître.
Philippe Richard rappelle aussi ce que ce type de période met en lumière. « Les coupes drastiques de dernière minute viennent toutes des compagnies low cost — pas des compagnies institutionnelles. Avec une compagnie institutionnelle, un tour-opérateur et un réceptif sérieux comme Easia Travel, le voyageur reste accompagné à chaque étape, quoi qu'il arrive. C'est tout l'intérêt d'un voyage construit par des professionnels. »
Pour les agents de voyages et tour-opérateurs, c'est précisément le moment de positionner cette région — non pas malgré le contexte, mais grâce à lui.
Parfois, les plus belles périodes pour voyager sont aussi les plus méconnues.
Philippe Richard rappelle aussi ce que ce type de période met en lumière. « Les coupes drastiques de dernière minute viennent toutes des compagnies low cost — pas des compagnies institutionnelles. Avec une compagnie institutionnelle, un tour-opérateur et un réceptif sérieux comme Easia Travel, le voyageur reste accompagné à chaque étape, quoi qu'il arrive. C'est tout l'intérêt d'un voyage construit par des professionnels. »
Pour les agents de voyages et tour-opérateurs, c'est précisément le moment de positionner cette région — non pas malgré le contexte, mais grâce à lui.
Parfois, les plus belles périodes pour voyager sont aussi les plus méconnues.
En pratique
Pour discuter des conditions de voyage actuelles en Asie du Sud-Est, programmer la saison verte 2026 ou recevoir un compte-rendu détaillé du retour de terrain de Philippe et Elodie, contactez Annabelle Devillers, Directrice du Développement Commercial – Marchés Francophones : annabelle@easia-travel.com.
Autres articles
-
Easia Travel réinvente l’expérience du Tonlé Sap au Cambodge avec un nouveau projet signature immersif
-
Easia Travel se lance au Japon : Emma Alliot décrypte les défis d’une destination exigeante
-
Van Long House : à Ninh Binh, l’art de prendre le temps
-
Annabelle Devillers, Easia Travel : « Digitaliser le FIT sans en perdre la richesse »
-
L'éveil des sens au coeur du voyage : la vision d’Anne-Sophie Toutain pour Easia Exclusive



























