TourMaG.com - Comment s'est passée l'année 2023 pour Groupama ? Quel premier bilan pouvez-vous établir ?
Jean-Michel PérÚs : En 2023, les opérateurs ont bénéficié d'une conjoncture plutÎt favorable, avec l'ouverture des derniers pays.
Aujourd'hui, la configuration est quasi identique Ă la pĂ©riode avant-Covid, mĂȘme si la guerre en Ukraine limite les voyages vers la Russie et impacte certaines destinations de l'Europe de l'Est.
Malgré cela, les clients ont envie de voyager, et avec la hausse des prix de l'aérien et de l'hÎtellerie notamment, les budgets sont plus importants, ce qui permet aux opérateurs d'accroßtre leurs marges en valeur absolue.
L'annĂ©e 2023 devrait donc ĂȘtre bonne pour la plupart d'entre eux.
D'ailleurs, il y a eu peu de défaillances l'an dernier, et celles que nous avons connues concernent des entreprises qui soit étaient de création assez récente et n'ont jamais trouvé leur modÚle économique, soit des entreprises qui étaient déjà un peu fragiles avant la crise et qui ne s'en sont pas remis car elles n'ont pas réussi à trouver le niveau d'activité nécessaire à leur équilibre économique.
Lire aussi : Adeo - Les Confins du Monde en liquidation judiciaire đ
Jean-Michel PérÚs : En 2023, les opérateurs ont bénéficié d'une conjoncture plutÎt favorable, avec l'ouverture des derniers pays.
Aujourd'hui, la configuration est quasi identique Ă la pĂ©riode avant-Covid, mĂȘme si la guerre en Ukraine limite les voyages vers la Russie et impacte certaines destinations de l'Europe de l'Est.
Malgré cela, les clients ont envie de voyager, et avec la hausse des prix de l'aérien et de l'hÎtellerie notamment, les budgets sont plus importants, ce qui permet aux opérateurs d'accroßtre leurs marges en valeur absolue.
L'annĂ©e 2023 devrait donc ĂȘtre bonne pour la plupart d'entre eux.
D'ailleurs, il y a eu peu de défaillances l'an dernier, et celles que nous avons connues concernent des entreprises qui soit étaient de création assez récente et n'ont jamais trouvé leur modÚle économique, soit des entreprises qui étaient déjà un peu fragiles avant la crise et qui ne s'en sont pas remis car elles n'ont pas réussi à trouver le niveau d'activité nécessaire à leur équilibre économique.
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Jean-Michel PérÚs : En rÚgle générale, les primes suivent le volume d'affaires des opérateurs.
En 2023, nos primes sont plutĂŽt assises sur le volume d'affaires 2022 oĂč, selon les opĂ©rateurs, nous avons rĂ©cupĂ©rĂ© tout ou partie des volumes d'avant-crise. Pour la quasi totalitĂ© des opĂ©rateurs, nous devrions ĂȘtre au moins au niveau de 2019.
En 2024, ces volumes d'affaires devraient continuer Ă progresser et donc indirectement, les primes des garants.
TourMaG.com - Face au désengagement d'Atradius vis-à -vis de certains opérateurs à risques, Groupama a ajouté dans son portefeuille plusieurs entreprises au 1er juillet 2023 : Evaneos, IntermÚdes, Le Figaro, une partie des sociétés de Voyageurs du Monde. Avez-vous continué à accueillir d'autres opérateurs dans les mois qui ont suivi ?
Jean-Michel PérÚs : Au 1er juillet, nous avions déjà récupéré l'essentiel de ces opérateurs de belle facture. Mais depuis deux mois et demi environ, nous sommes sollicités par de nouveaux opérateurs qui cherchent un nouveau garant.
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TourMaG.com - Comment se présente 2024 ?
Jean-Michel PĂ©rĂšs : L'annĂ©e s'annonce sur la mĂȘme tendance que 2023 : les gens voyagent, il y a un bon niveau de rĂ©servations. Il n'y a pas de raison a priori pour que 2024 soit un mauvais millĂ©sime pour les opĂ©rateurs de voyages.
D'autant plus que la crainte que l'on pouvait avoir d'un "mur des remboursements des PGE" est, à mon avis, retombée.
On a vu rĂ©cemment l'annonce de Bruno Le Maire qui permet de repousser encore un peu l'Ă©chĂ©ance des PGE. Les opĂ©rateurs ont aussi la capacitĂ© de les transformer sous d'autres formes de prĂȘts.
Et je pense que les entreprises y sont parvenues - notamment grĂące aux conseils des Entreprises du Voyage - Ă l'exception peut-ĂȘtre de quelques petites sociĂ©tĂ©s qui n'ont pas forcĂ©ment les moyens de travailler sur ce type de dossiers.
TourMaG.com - Si le segment du loisir a repris plus rapidement, les voyages scolaires redémarrent également. Le constatez-vous auprÚs des opérateurs que vous garantissez ?
Jean-Michel PérÚs : Le voyage scolaire a forcément repris un peu moins vite que les autres segments, car il s'agit de voyages qui s'organisent longtemps à l'avance et qui demandent une visibilité sur les possibilités de mobilités et d'installation des jeunes dans les pays.
Certains opérateurs nous ont fait part de leurs difficultés, par exemple à reconstituer des réseaux locaux de familles d'accueil - étant donné que durant 2 ou 3 ans, il n'y a pas eu de voyages - pour accueillir les jeunes dans de bonnes conditions.
NĂ©anmoins, je pense que 2024 sera l'annĂ©e oĂč l'on se rapprochera des volumes d'avant-crise.
Jean-Michel PĂ©rĂšs : L'annĂ©e s'annonce sur la mĂȘme tendance que 2023 : les gens voyagent, il y a un bon niveau de rĂ©servations. Il n'y a pas de raison a priori pour que 2024 soit un mauvais millĂ©sime pour les opĂ©rateurs de voyages.
D'autant plus que la crainte que l'on pouvait avoir d'un "mur des remboursements des PGE" est, à mon avis, retombée.
On a vu rĂ©cemment l'annonce de Bruno Le Maire qui permet de repousser encore un peu l'Ă©chĂ©ance des PGE. Les opĂ©rateurs ont aussi la capacitĂ© de les transformer sous d'autres formes de prĂȘts.
Et je pense que les entreprises y sont parvenues - notamment grĂące aux conseils des Entreprises du Voyage - Ă l'exception peut-ĂȘtre de quelques petites sociĂ©tĂ©s qui n'ont pas forcĂ©ment les moyens de travailler sur ce type de dossiers.
TourMaG.com - Si le segment du loisir a repris plus rapidement, les voyages scolaires redémarrent également. Le constatez-vous auprÚs des opérateurs que vous garantissez ?
Jean-Michel PérÚs : Le voyage scolaire a forcément repris un peu moins vite que les autres segments, car il s'agit de voyages qui s'organisent longtemps à l'avance et qui demandent une visibilité sur les possibilités de mobilités et d'installation des jeunes dans les pays.
Certains opérateurs nous ont fait part de leurs difficultés, par exemple à reconstituer des réseaux locaux de familles d'accueil - étant donné que durant 2 ou 3 ans, il n'y a pas eu de voyages - pour accueillir les jeunes dans de bonnes conditions.
NĂ©anmoins, je pense que 2024 sera l'annĂ©e oĂč l'on se rapprochera des volumes d'avant-crise.
Autres articles
TourMaG.com - Quel regard portez-vous sur le projet de révision de la directive européenne des voyages à forfait ?
Jean-Michel PérÚs : Certains points concernent les garants financiers, mais les textes ne sont pas trÚs clairs.
Dans tous les cas, il ne s'agit pas du texte dĂ©finitif, d'autant plus que la directive devra ĂȘtre retranscrite dans le droit national.
Or, nous avons bien vu Ă l'occasion de la derniĂšre directive, qu'il y avait quand mĂȘme des Ă©carts entre les textes de la directive et ceux inscrits dans le Code du tourisme, ces derniers faisant parfois peser des contraintes non-inscrites dans la directive pour les entreprises du voyage.
Le risque de surtransposition, qui est une spécialité française, est réel, donc attendons d'avoir le texte définitif et surtout les projets de l'Etat pour la transposer.
Jean-Michel PérÚs : Certains points concernent les garants financiers, mais les textes ne sont pas trÚs clairs.
Dans tous les cas, il ne s'agit pas du texte dĂ©finitif, d'autant plus que la directive devra ĂȘtre retranscrite dans le droit national.
Or, nous avons bien vu Ă l'occasion de la derniĂšre directive, qu'il y avait quand mĂȘme des Ă©carts entre les textes de la directive et ceux inscrits dans le Code du tourisme, ces derniers faisant parfois peser des contraintes non-inscrites dans la directive pour les entreprises du voyage.
Le risque de surtransposition, qui est une spécialité française, est réel, donc attendons d'avoir le texte définitif et surtout les projets de l'Etat pour la transposer.







Publié par Anaïs Borios 















