Dans le tourisme, il existe des patrons qui cumulent les casquettes comme d’autres les maillots jaunes.
Frédéric d’Hauthuille fait partie de ceux-là.
Non seulement le fondateur et dirigeant de Monde Authentique était à l’initiative du Club des Créateurs de Voyages, mais il est aussi enseignant dans deux écoles du tourisme.
Pensez-vous que ses engagements s’arrêtent là ?
"Je suis associé et directeur du développement de Prodesti, qui fournit des formations aux agents de voyages et aux salariés des tour-opérateurs.
Et puis, j’en parle moins, mais j’ai la licence pour le marché français d’AirlinePros, qui fait de la représentation pour les compagnies aériennes.
J’ai travaillé au sein de compagnies aériennes depuis 1992 jusqu’au lancement de Monde Authentique. En 2022, AirlinePros m’a contacté", nous partage Frédéric d’Hauthuille.
Achma Asokan, la cofondatrice de l’entreprise, décide alors d’élargir l’activité en dehors des États-Unis, où elle s’est rapidement imposée comme l’un des principaux General Sales Agents, ou agents généraux de vente, des compagnies aériennes.
Frédéric d’Hauthuille fait partie de ceux-là.
Non seulement le fondateur et dirigeant de Monde Authentique était à l’initiative du Club des Créateurs de Voyages, mais il est aussi enseignant dans deux écoles du tourisme.
Pensez-vous que ses engagements s’arrêtent là ?
"Je suis associé et directeur du développement de Prodesti, qui fournit des formations aux agents de voyages et aux salariés des tour-opérateurs.
Et puis, j’en parle moins, mais j’ai la licence pour le marché français d’AirlinePros, qui fait de la représentation pour les compagnies aériennes.
J’ai travaillé au sein de compagnies aériennes depuis 1992 jusqu’au lancement de Monde Authentique. En 2022, AirlinePros m’a contacté", nous partage Frédéric d’Hauthuille.
Achma Asokan, la cofondatrice de l’entreprise, décide alors d’élargir l’activité en dehors des États-Unis, où elle s’est rapidement imposée comme l’un des principaux General Sales Agents, ou agents généraux de vente, des compagnies aériennes.
Qu’est-ce qu’AirlinePros ?
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AirlinePros a vu le jour à la fin des années 1990, sous l’impulsion de James W. Foster et Achma Asokan.
Ses équipes se trouvent en Inde, aux États-Unis et en Namibie. L’entreprise a ouvert des bureaux un peu partout dans le monde, pour être finalement présente dans plus de 40 pays.
"AirlinePros fait de la représentation de compagnies aériennes, principalement aux États-Unis et au Canada. Elle compte 57 compagnies clientes, donc elle représente 57 transporteurs.
En France, plus de 50 compagnies aériennes ne sont pas présentes en propre, mais par l’intermédiaire d’un GSA, un agent général de vente, donc d’un représentant", nous explique Frédéric d'Hauthuille.
Pour les néophytes, un GSA assure la représentation commerciale de compagnies qui n’ont pas les moyens, ou pas l’envie, d’être présentes en France en embauchant leur propre personnel.
Ses équipes se trouvent en Inde, aux États-Unis et en Namibie. L’entreprise a ouvert des bureaux un peu partout dans le monde, pour être finalement présente dans plus de 40 pays.
"AirlinePros fait de la représentation de compagnies aériennes, principalement aux États-Unis et au Canada. Elle compte 57 compagnies clientes, donc elle représente 57 transporteurs.
En France, plus de 50 compagnies aériennes ne sont pas présentes en propre, mais par l’intermédiaire d’un GSA, un agent général de vente, donc d’un représentant", nous explique Frédéric d'Hauthuille.
Pour les néophytes, un GSA assure la représentation commerciale de compagnies qui n’ont pas les moyens, ou pas l’envie, d’être présentes en France en embauchant leur propre personnel.
AirlinePros : "InterCaribbean va ouvrir des lignes au départ de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France"
"Les clients refusent de voyager sur une compagnie aérienne du Golfe" selon Frédéric d’Hauthuille - RP
Ce modèle est très répandu à travers le monde. Il existe plusieurs acteurs, comme Global Airline Services en France, Aviareps, APG, ou encore AirlinePros, qui vont s'adapter aux besoins des compagnies, selon les marchés.
Certaines n’ont pas besoin d’être représentées en France, quand d’autres n’ont pas besoin de l’être aux États-Unis.
"Nous avons des contrats avec cinq compagnies aériennes. Celle qui m’occupe le plus en ce moment est InterCaribbean, basée dans les îles Turques-et-Caïques, donc sur un territoire britannique, avec des droits de trafic britanniques.
InterCaribbean va ouvrir, dans les mois qui viennent, des lignes au départ de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France.
Nous sommes en train de caler la stratégie à mettre en place avec le siège de la compagnie, sur les territoires antillais, et de trouver des solutions pour acheminer des clients depuis la métropole sur le réseau d’InterCaribbean", nous dévoile Frédéric d’Hauthuille.
Si le nom d'InterCaribbean ne vous revient peut-être pas, c'est en partie parce que la compagnie a régulièrement changé de nom.
Créée en 1991, elle porte alors le nom d’InterIsland Airways. Puis, en 2003, elle est rebaptisée Air Turks & Caicos. Cinq ans plus tard, elle fusionne avec SkyKing, avant de prendre son nom définitif en 2013.
Elle possède une dizaine d’avions, principalement des ATR et des Embraer. Et ce n’est pas tout.
AirlinePros a signé un contrat avec Sunrise Airways, une compagnie haïtienne qui opère deux vols par semaine entre Pointe-à-Pitre et Haïti, et propose "d’excellentes correspondances pour se rendre à Miami.
Entre juillet et le 13 septembre, cette ligne sera opérée en A320, en remplacement de l’Embraer 145. C’est une augmentation des capacités de 180%, ce qui représente un gros défi pour l’été."
Certaines n’ont pas besoin d’être représentées en France, quand d’autres n’ont pas besoin de l’être aux États-Unis.
"Nous avons des contrats avec cinq compagnies aériennes. Celle qui m’occupe le plus en ce moment est InterCaribbean, basée dans les îles Turques-et-Caïques, donc sur un territoire britannique, avec des droits de trafic britanniques.
InterCaribbean va ouvrir, dans les mois qui viennent, des lignes au départ de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France.
Nous sommes en train de caler la stratégie à mettre en place avec le siège de la compagnie, sur les territoires antillais, et de trouver des solutions pour acheminer des clients depuis la métropole sur le réseau d’InterCaribbean", nous dévoile Frédéric d’Hauthuille.
Si le nom d'InterCaribbean ne vous revient peut-être pas, c'est en partie parce que la compagnie a régulièrement changé de nom.
Créée en 1991, elle porte alors le nom d’InterIsland Airways. Puis, en 2003, elle est rebaptisée Air Turks & Caicos. Cinq ans plus tard, elle fusionne avec SkyKing, avant de prendre son nom définitif en 2013.
Elle possède une dizaine d’avions, principalement des ATR et des Embraer. Et ce n’est pas tout.
AirlinePros a signé un contrat avec Sunrise Airways, une compagnie haïtienne qui opère deux vols par semaine entre Pointe-à-Pitre et Haïti, et propose "d’excellentes correspondances pour se rendre à Miami.
Entre juillet et le 13 septembre, cette ligne sera opérée en A320, en remplacement de l’Embraer 145. C’est une augmentation des capacités de 180%, ce qui représente un gros défi pour l’été."
"Les clients refusent de voyager sur une compagnie aérienne du Golfe"
Le GSA représente aussi LIFT, une compagnie aérienne créée en 2020 en Afrique du Sud, ainsi que FastJet, un transporteur zimbabwéen.
Du côté de Prodesti, l'autre casquette Frédéric d’Hauthuille, le premier semestre a été marqué par un ralentissement des formations. Face à la chute des réservations, les patrons ont semble-t-il stoppé certaines dépenses, à commencer par la formation.
"Nous avons 35 formations et nous allons lancer la Polynésie française, qui répondait à une demande de nos agences de voyages clientes. Pour 2027, nous sommes en train de préparer des formations sur la Chine et l’Indonésie", annonce le dirigeant.
Quant à sa dernière casquette, celle de patron de Monde Authentique, après la pagaille occasionnée par la guerre en Iran, avec des passagers bloqués un peu partout dans le monde, des rapatriements à effectuer, puis des réservations qui se tarissent, l’été sera en retrait.
Quelques dossiers de dernière minute pourraient toutefois améliorer les statistiques. "On voit, depuis fin mai, que plus de la moitié de nos ventes concernent des départs pour juin, juillet et août. Il y a encore plein de places à peu près partout. Je n’ai jamais vu ça en 40 ans de métier.
La plupart des clients, dès le premier contact, nous disent qu’ils refuseront de voyager sur une compagnie aérienne du Golfe. Il y en a beaucoup qui ne veulent pas partir vers l’Est, donc vers l’Asie", nous explique-t-il, assez peu inquiet pour 2027, alors que les clients se projettent déjà sur l’année prochaine.
Du côté de Prodesti, l'autre casquette Frédéric d’Hauthuille, le premier semestre a été marqué par un ralentissement des formations. Face à la chute des réservations, les patrons ont semble-t-il stoppé certaines dépenses, à commencer par la formation.
"Nous avons 35 formations et nous allons lancer la Polynésie française, qui répondait à une demande de nos agences de voyages clientes. Pour 2027, nous sommes en train de préparer des formations sur la Chine et l’Indonésie", annonce le dirigeant.
Quant à sa dernière casquette, celle de patron de Monde Authentique, après la pagaille occasionnée par la guerre en Iran, avec des passagers bloqués un peu partout dans le monde, des rapatriements à effectuer, puis des réservations qui se tarissent, l’été sera en retrait.
Quelques dossiers de dernière minute pourraient toutefois améliorer les statistiques. "On voit, depuis fin mai, que plus de la moitié de nos ventes concernent des départs pour juin, juillet et août. Il y a encore plein de places à peu près partout. Je n’ai jamais vu ça en 40 ans de métier.
La plupart des clients, dès le premier contact, nous disent qu’ils refuseront de voyager sur une compagnie aérienne du Golfe. Il y en a beaucoup qui ne veulent pas partir vers l’Est, donc vers l’Asie", nous explique-t-il, assez peu inquiet pour 2027, alors que les clients se projettent déjà sur l’année prochaine.






Publié par Romain Pommier 














