Depuis le pont d’un bateau sur la Gironde, le succès des croisières fluviales illustre l’essor d’un produit porté par les clientèles internationales et le “slow tourisme”. photo CE
À l’occasion de sa conférence de presse annuelle, Voies navigables de France (VNF) a mis en avant une filière qui profite pleinement de la bonne santé du tourisme français et de l’intérêt croissant pour des vacances plus lentes, plus expérientielles et plus proches des territoires.
En 2025, les croisières fluviales ont ainsi enregistré des taux de remplissage proches de 90 %, avec une demande particulièrement dynamique de la part des clientèles allemande et américaine. Une "excellente année", selon VNF, qui évoque une "nette progression" du tourisme fluvial.
"Les taux de remplissage ont été proches de 90 % l’an passé", a confirmé Thibault Chagnas, directeur général délégué de VNF.
En 2025, les croisières fluviales ont ainsi enregistré des taux de remplissage proches de 90 %, avec une demande particulièrement dynamique de la part des clientèles allemande et américaine. Une "excellente année", selon VNF, qui évoque une "nette progression" du tourisme fluvial.
"Les taux de remplissage ont été proches de 90 % l’an passé", a confirmé Thibault Chagnas, directeur général délégué de VNF.
Une offre qui monte en gamme
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Pour l’établissement public, cette dynamique repose à la fois sur l’attractivité persistante de la destination France et sur le positionnement très spécifique du produit fluvial.
Le gestionnaire insiste notamment sur l’essor du "slow tourisme" et sur l'appétence d’une clientèle internationale, décrite comme aisée et portée vers des dépenses significatives dans les territoires traversés. Sur l’axe Rhône-Saône, ces visiteurs représenteraient même près de 90 % de la clientèle de croisière.
Autre enseignement : le secteur continue de se structurer et de monter en capacité.
VNF souligne le renouvellement progressif de la flotte, avec le remplacement de bateaux de 110 mètres par des unités plus grandes, de 125 à 135 mètres, afin d’optimiser les capacités et de répondre à une demande soutenue. Une évolution qui traduit la confiance des opérateurs dans un marché en croissance.
Le gestionnaire insiste notamment sur l’essor du "slow tourisme" et sur l'appétence d’une clientèle internationale, décrite comme aisée et portée vers des dépenses significatives dans les territoires traversés. Sur l’axe Rhône-Saône, ces visiteurs représenteraient même près de 90 % de la clientèle de croisière.
Autre enseignement : le secteur continue de se structurer et de monter en capacité.
VNF souligne le renouvellement progressif de la flotte, avec le remplacement de bateaux de 110 mètres par des unités plus grandes, de 125 à 135 mètres, afin d’optimiser les capacités et de répondre à une demande soutenue. Une évolution qui traduit la confiance des opérateurs dans un marché en croissance.
Le "tourisme fluvestre" a la cote
La filière bénéficie aussi de nouvelles pratiques touristiques. Le tourisme itinérant, qu’il s’agisse de vélo, de marche ou de navigation, poursuit sa progression. VNF met en avant le développement du "tourisme fluvestre", à la croisée de l’expérience fluviale et terrestre.
Sur les huit premiers mois de 2025, la fréquentation des véloroutes a progressé de 5 %, illustrant cette hybridation des usages.
En parallèle, l’activité de privatisation de petits bateaux de promenade, pour moins de 20 personnes, progresse fortement, surtout à Paris. VNF y voit l’effet combiné d’une recherche d’expériences plus exclusives et de l’héritage des Jeux olympiques de 2024.
Sur les huit premiers mois de 2025, la fréquentation des véloroutes a progressé de 5 %, illustrant cette hybridation des usages.
En parallèle, l’activité de privatisation de petits bateaux de promenade, pour moins de 20 personnes, progresse fortement, surtout à Paris. VNF y voit l’effet combiné d’une recherche d’expériences plus exclusives et de l’héritage des Jeux olympiques de 2024.
Des perspectives 2026 encourageantes
Autre évolution notable : l’allongement de la saison. Pour les péniches-hôtels, le printemps et l’automne deviennent plus performants que le cœur de l’été, signe d’une adaptation aux épisodes de fortes chaleurs et d’une meilleure répartition de la fréquentation.
Les perspectives 2026 sont, elles, jugées encourageantes. Les carnets de réservation des croisières fluviales sont déjà bien remplis, et ceux des péniches-hôtels satisfaisants, malgré un contexte géopolitique qui incite une partie de la clientèle internationale à différer ses réservations.
La demande reste également présente en plaisance locative à l’approche de l’ouverture de la saison.
VNF met enfin en avant le verdissement de la flotte comme un levier structurant. L’usage du biocarburant HVO s’est fortement accéléré en 2025 et concernerait désormais près de 70 % de la flotte de plaisance locative. L’électrification des quais progresse également, avec l’installation de bornes à Strasbourg, Chalon-sur-Saône et Tain-Tournon.
Les perspectives 2026 sont, elles, jugées encourageantes. Les carnets de réservation des croisières fluviales sont déjà bien remplis, et ceux des péniches-hôtels satisfaisants, malgré un contexte géopolitique qui incite une partie de la clientèle internationale à différer ses réservations.
La demande reste également présente en plaisance locative à l’approche de l’ouverture de la saison.
VNF met enfin en avant le verdissement de la flotte comme un levier structurant. L’usage du biocarburant HVO s’est fortement accéléré en 2025 et concernerait désormais près de 70 % de la flotte de plaisance locative. L’électrification des quais progresse également, avec l’installation de bornes à Strasbourg, Chalon-sur-Saône et Tain-Tournon.
Un secteur qui irrigue tous les territoires
Dans le détail, plusieurs bassins se distinguent. À Strasbourg, les croisières sur l’axe rhénan affichent une hausse de 16 %, avec près de 274 000 passagers et 1 788 escales.
En Île-de-France, les bateaux de promenade restent sur des volumes très élevés]b, avec plus de 8 millions de passagers transportés dans la capitale, tandis que les escales de croisière sur l’axe Seine progressent de 15,8 %. La flotte devrait continuer de croître, avec 26 bateaux attendus en 2026 puis 31 en 2027.
Même tendance en Bourgogne-Franche-Comté et sur l’axe Rhône-Saône. Chalon-sur-Saône enregistre une hausse de 30 % des escales, tandis que Tain-Tournon approche les 700 escales avec un taux de remplissage de 90 %. Dans le bassin du Rhône Sud, 120 000 passagers ont été recensés pour 2 080 escales, dont 931 à Avignon.
Dans les Hauts-de-France, la plaisance privée et les bateaux-promenade affichent également de fortes progressions.
Dans le détail, plusieurs bassins se distinguent. À Strasbourg, les croisières sur l’axe rhénan affichent une hausse de 16 %, avec près de 274 000 passagers et 1 788 escales.
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Même tendance en Bourgogne-Franche-Comté et sur l’axe Rhône-Saône. Chalon-sur-Saône enregistre une hausse de 30 % des escales, tandis que Tain-Tournon approche les 700 escales avec un taux de remplissage de 90 %. Dans le bassin du Rhône Sud, 120 000 passagers ont été recensés pour 2 080 escales, dont 931 à Avignon.
Dans les Hauts-de-France, la plaisance privée et les bateaux-promenade affichent également de fortes progressions.






Publié par Laurent Guéna 














