Le Havre Croisières rappelle que les nouveaux terminaux sont conçus selon des standards exigeants : bâtiments économes à toitures photovoltaïques, quais entièrement électrifiés, etc. - Photo : Enia Architectes
Intitulée « Rejet immédiat de la taxe croisière », votée par les sénateurs lors du vote du Budget 2026, une tribune a été mise en circulation par Le Havre Croisières sur ses canaux LinkedIn.
Le document, long de trois pages, est cosigné par plusieurs organisations du secteur maritime - Armateurs de France, GICAN, Cluster maritime français, Union des ports de France - ainsi que par CLIA Europe.
Le cœur de l’argumentaire repose sur la superposition des mécanismes fiscaux.
Le texte rappelle que les croisières sont déjà intégrées au Système européen d’échange de quotas d’émission (EU ETS), comme l'avait fait savoir la CLIA à TourMaG quelques jours après le vote des sénateurs, avec une montée en charge progressive jusqu’à une couverture totale des émissions en 2026, incluant le méthane et le protoxyde d’azote.
Le document, long de trois pages, est cosigné par plusieurs organisations du secteur maritime - Armateurs de France, GICAN, Cluster maritime français, Union des ports de France - ainsi que par CLIA Europe.
Le cœur de l’argumentaire repose sur la superposition des mécanismes fiscaux.
Le texte rappelle que les croisières sont déjà intégrées au Système européen d’échange de quotas d’émission (EU ETS), comme l'avait fait savoir la CLIA à TourMaG quelques jours après le vote des sénateurs, avec une montée en charge progressive jusqu’à une couverture totale des émissions en 2026, incluant le méthane et le protoxyde d’azote.
Le Havre Croisières : « Les acteurs participent déjà à l'effort »
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Le Havre met en avant sa propre trajectoire environnementale pour étayer sa position.
Le port rappelle que ses nouveaux terminaux croisière ont été conçus selon des standards exigeants : bâtiments économes à toitures photovoltaïques, quais entièrement électrifiés, gestion optimisée des flux et 4,5 hectares d’espaces végétalisés.
À cela s’ajoute une redevance passager déjà acquittée par les compagnies, contribuant directement au financement de ces investissements. « Les acteurs du secteur ne sont donc pas extérieurs à l’effort : ils y participent déjà », souligne Le Havre Croisières dans son commentaire accompagnant la tribune.
Le texte estime qu’une baisse de seulement 3% des passagers lors des escales françaises entraînerait une perte de 75 M€ pour l’économie nationale, effaçant par anticipation les recettes attendues de la taxe.
Cité par Le Marin, la CGT du port de Marseille-Fos, syndicat majoritaire du premier port français de croisière, estime que cette taxe, si elle voyait le jour, « fragiliserait des activités essentielles, y compris la réparation navale, détournerait les armateurs vers d’autres ports méditerranéens et menacerait directement des centaines d’emplois ».
Plus largement, la croisière est présentée comme un pilier industriel : 7 milliards d'euros de production économique, 3,2 milliards d'euros de contribution au PIB et près de 40 000 emplois soutenus en France, y compris dans la construction navale, où les Chantiers de l’Atlantique et leurs fournisseurs dépendent d’un marché européen dynamique.
Le port rappelle que ses nouveaux terminaux croisière ont été conçus selon des standards exigeants : bâtiments économes à toitures photovoltaïques, quais entièrement électrifiés, gestion optimisée des flux et 4,5 hectares d’espaces végétalisés.
À cela s’ajoute une redevance passager déjà acquittée par les compagnies, contribuant directement au financement de ces investissements. « Les acteurs du secteur ne sont donc pas extérieurs à l’effort : ils y participent déjà », souligne Le Havre Croisières dans son commentaire accompagnant la tribune.
Le texte estime qu’une baisse de seulement 3% des passagers lors des escales françaises entraînerait une perte de 75 M€ pour l’économie nationale, effaçant par anticipation les recettes attendues de la taxe.
Cité par Le Marin, la CGT du port de Marseille-Fos, syndicat majoritaire du premier port français de croisière, estime que cette taxe, si elle voyait le jour, « fragiliserait des activités essentielles, y compris la réparation navale, détournerait les armateurs vers d’autres ports méditerranéens et menacerait directement des centaines d’emplois ».
Plus largement, la croisière est présentée comme un pilier industriel : 7 milliards d'euros de production économique, 3,2 milliards d'euros de contribution au PIB et près de 40 000 emplois soutenus en France, y compris dans la construction navale, où les Chantiers de l’Atlantique et leurs fournisseurs dépendent d’un marché européen dynamique.


















