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Un grand week-end so chic à Istanbul, autour du The Peninsula 🔑

week-end au Peninsula Istanbul


Le prestigieux hÎtel The Peninsula ouvert récemment au bord du Bosphore, dans le quartier de Karaköy, est une base idéale pour (re)découvrir la fascinante Istanbul.


Rédigé par le Jeudi 29 Février 2024 à 00:05

Vue aérienne du The Peninsula Istanbul (© The Peninsula)
Vue aérienne du The Peninsula Istanbul (© The Peninsula)
Direction donc, Istanbul, en cette fin février. Déjà, les prémisses du printemps s'emparent de cette ville qui, capitale de trois empires -l'empire romain, l'empire byzantin, puis l'empire ottoman- fut nommée Constantinople, puis Byzance avant de devenir Istanbul.

Lovée en bordure de la mer de Marmara et sur les rives du Bosphore -ce détroit sépare l'Asie de l'Europe et relie la mer Noire à la mer de Marmara-, Istanbul est la ville le plus peuplée de Turquie.

Quelque seize millions d'habitants, peut-ĂȘtre plus, personne ne sait au juste. Cette mĂ©gapole est toujours plus grouillante, toujours plus congestionnĂ©e -en tĂ©moignent les embouteillages et la pollution-, plus moderne et plus vibrante aussi.

Alors que la campagne pour les municipales de mars bat son plein, les chantiers continuent de succéder aux chantiers. Dans les quartiers périphériques, de hauts immeubles continuent de pousser comme des champignons.

Sur la rive europĂ©enne d'Istanbul, l’ancienne zone portuaire de Galata (Galataport), elle, n'en finit pas d'ĂȘtre bousculĂ©e par l'opĂ©ration de rĂ©amĂ©nagement urbain qui, depuis trois ans, l'a transformĂ©e en tĂȘte de pont du tourisme de luxe : hangars et bĂątiments historiques inoccupĂ©s y ont fait place Ă  commerces et hĂŽtels chics.

Parmi eux, The Peninsula Istanbul, le prestigieux cinq étoiles qui nous a servis de compagnon de voyage.

Pour dĂ©cliner le luxe raffinĂ© et le haut niveau de services qui la caractĂ©rise, la chaĂźne hĂŽteliĂšre d'origine asiatique a dĂ©nichĂ© un emplacement de rĂȘve au bord du Bosphore, dans le quartier de Karaköy, en contrebas de la tour de Galata construite au Moyen-Age par les marchands gĂ©nois, Ă  un jet de pierre du centre historique.


The Peninsula Istanbul : le séjour débute dÚs l'aéroport

Au Peninsula, le séjour commence dÚs l'aéroport. Et finit aussi à l'aéroport (© PB)
Au Peninsula, le séjour commence dÚs l'aéroport. Et finit aussi à l'aéroport (© PB)
Avec The Peninsula Istanbul, le sĂ©jour commence cependant dĂšs l'aĂ©roport. A la sortie de l'avion, le visiteur est attendu par un correspondant de l'hĂŽtel qui l’accompagne et lui facilite les inĂ©vitables formalitĂ©s d'entrĂ©e sur le territoire turc.

TrĂšs vite, il peut donc s'installer sur les siĂšges en cuir de la MercĂ©dĂšs vert foncĂ© -couleur emblĂ©matique de la chaĂźne hĂŽteliĂšre- dĂ©pĂȘchĂ©e par The Peninsula Istanbul.

Embouteillages obligent, une heure est tout de mĂȘme nĂ©cessaire pour arriver devant les grandes portes vitrĂ©es encadrĂ©es par les deux dragons en marbre blanc qui, partout dans le monde, sont la marque des douze Ă©tablissements estampillĂ©s The Peninsula. Le chauffeur ayant prĂ©venu de notre prochaine arrivĂ©e, des « page boys » (grooms) habillĂ©s de blanc sont lĂ  pour accueillir "l'invitĂ©".

Ensuite, les formalités sont réduites au maximum. Puis, l'hÎte se voit proposer de prendre un thé ou un café turcs sur la terrasse, à deux pas de la piscine extérieure et des jardins que The Peninsula a pu aménager le long du Bosphore qui clapote à ses pieds.

Une entrée « en matiÚre » assez magique : juste en face, de l'autre cÎté du Bosphore, sur la péninsule qui s'avance entre mer de Marmara et Corne d'Or -une anse du Bosphore-, pointent le Topkapi, l'ancien palais des sultans ottomans et la célÚbre Sainte-Sophie ; et, à leur droite, les minarets de la "Mosquée bleue".

177 clés dont 38 suites

Le lobby monumental abrite la salle à manger qui accueille petits-déjeuners et restaurant italien (© The Peninsula)
Le lobby monumental abrite la salle à manger qui accueille petits-déjeuners et restaurant italien (© The Peninsula)
Vient alors le moment de regagner sa chambre, en s'engageant dans un dédale des couloirs.

The Peninsula Istanbul (177 clés dont 138 chambres et 39 suites) a cette particularité d'occuper quatre bùtiments élégants reliés les uns aux autres par des corridors.

L'unitĂ© de dĂ©coration intĂ©rieure -marqueterie sur le sol, marbres, Ɠuvres d'art prĂ©cieuses aux murs, consoles garnies d'objets et de bouquets sophistiquĂ©s – imaginĂ©e par Zeynep Fadillıoğlu laisse facilement croire qu'ils n'en font qu'un et datent de la mĂȘme Ă©poque. Il n'en est rien.

MĂȘme s'il trompe bien son monde, l'un de ces bĂątiments -le quatriĂšme- est tout neuf. Les trois premiers sont des bĂątiments historiques -classĂ©s- du dĂ©but du XXe siĂšcle, entiĂšrement rĂ©novĂ©s bien sĂ»r.

Le bĂątiment principal de style Bauhaus abritait un ancien terminal de croisiĂšre. C'est lĂ  que s'ouvre aujourd'hui le monumental lobby.

D'imposants lustres mordorĂ©s y sont suspendus au plafond, sous lequel, en ce mois de fĂ©vrier, se balancent les couleurs vives d'un immense dragon de papier. The Peninsula Istanbul fĂȘte le Nouvel an chinois, comme il a fĂȘtĂ© NoĂ«l il y a deux mois en installant un immense sapin dans le lobby. Et comme il marquera en mars le Ramadan musulman.

Le lobby, c’est un vĂ©ritable "meeting point" oĂč se tient la conciergerie, oĂč sont servis les petits-dĂ©jeuners et oĂč opĂšre Ă©galement le restaurant italien.

En revanche, Gallada, la table turco-asiatique ultraraffinée que pilote le chef doublement étoilé Fatih Tutak, et le Topside Bar sont installés en rooftop.

Devenu la coqueluche de la jet-set stambouliote, ce restaurant qui offre une vue à 360° sur les toits de la ville et la Corne d'Or, rouvrira en avril, aprùs travaux. Il a fallu l’agrandir...

Quant au Spa de 1650 m2 avec piscine de 25 mĂštres de long, cabines de soins et salle de fitness ouverte 24h/24, Ă©galement trĂšs apprĂ©ciĂ© des Stambouliotes, il est, lui, logĂ© Ă  l’étage infĂ©rieur.

Luxe sobre mais raffiné

Des volumes amples, une dĂ©coration Ă©lĂ©gante sans ĂȘtre minimaliste (© PB)
Des volumes amples, une dĂ©coration Ă©lĂ©gante sans ĂȘtre minimaliste (© PB)
C'est dans le dernier bùtiment - tout neuf donc, il est aussi coiffé par un jardin d'herbes- que se trouve la chambre qui m'a été attribuée.

Les volumes sont trĂšs amples, les teintes claires, les matiĂšres nobles. Un luxe sobre, mais ni dĂ©sincarnĂ© ni minimaliste. Un concentrĂ© d’élĂ©gance et de discrĂ©tion qui laisse augurer l'extrĂȘme sophistication de la "suite Peninsula", l'appartement exclusif de 510 m2 avec toit-terrasse privatif, piscine et solarium juchĂ©, lui, au dernier Ă©tage de Merkez Han, le tout premier des bĂątiments occupĂ©s par The Peninsula.

Dans ma chambre, l’atmosphĂšre est rĂ©chauffĂ©e par l'Ă©paisse moquette Ă  motifs gris, par des objets artisanaux dissĂ©minĂ©s ici et lĂ . Et aussi, par les moucharabieh noir en mĂ©tal qui s’avancent devant les immenses baies vitrĂ©es (ou s’en retirent), dĂšs que l'on appuie sur une commande Ă©lectrique.

La literie XXL est plus que confortable. La salle de bains, précédée d'un vaste dressing, est en marbre poli, avec baignoire à remous équipée d'une télévision et d'une fonction Spa.

Une douche séparée complÚte l'ensemble, ainsi qu'un WC, également séparé. Sur un écran, de multiples boutons permettent de régler luminosité, température, puissance du jet et autre.

Sur la table de nuit, une tablette permet aussi en quelques clics d'allumer (ou de fermer) les lumiÚres, de tirer (ou d'ouvrir) les voilages, les épais rideaux de soie grise ainsi que les moucharabieh. Et aussi de commander son petit déjeuner.

Nuit réparatrice

Sur le pont de Galata, les pĂȘcheurs font le spectacle (© PB)
Sur le pont de Galata, les pĂȘcheurs font le spectacle (© PB)
A son arrivée, la tentation est grande de s'installer sur la duchesse brisée rose, de picorer quelques fruits disposés dans une coupe.

Puis, aprĂšs avoir de nouveau laissĂ© ses yeux divaguer de l'autre cĂŽtĂ© du Bosphore, sur les toits du Topkapi et la coupole de Saint-Sophie, l'envie vient de commander un dĂźner lĂ©ger au room service, avant de s'offrir une nuit rĂ©paratrice. Mieux vaut ĂȘtre en forme le lendemain pour se lancer dans la (re)dĂ©couverte d' Istanbul !

Bien entendu, la conciergerie du Peninsula arrange à la demande des itinéraires personnalisés (avec guide et chauffeur privés) pour ses clients, et leur recommande volontiers un tour des "incontournables" d'Istanbul. Ou une journée de shopping qui les conduira entr'autres au "Grand bazar" aux 4000 boutiques.

LIRE AUSSI : Les atouts luxe des hĂŽtels The Peninsula

La balade peut se faire en voiture. Cependant, fidÚle en cela à l'esprit The Peninsula -ce sont des hÎtels qui permettent "de découvrir une destination en marchant dans une ville"-, la localisation de celui d'Istanbul permet, à qui le souhaite, d'aborder aisément le centre historique à pied. Il suffit d'emprunter le pont de Galata qui enjambe la Corne d'Or.

Quel endroit animĂ©, ce pont ! Les pĂȘcheurs amateurs s'y alignent quasiment Ă  touche-touche, surveillant leurs lignes. Le spectacle est pittoresque, mais de lĂ  Ă  aller tester les restaurants populaires des environs qui achĂštent et cuisinent leurs prises, il y a un pas que je n’ai pas franchi.

Une "citerne enfouie sous la terre"

Eclairage soigné et oeuvres d'art contemporain contribuent à l'atmosphÚre fantastique de la citerne-basilique (© PB)
Eclairage soigné et oeuvres d'art contemporain contribuent à l'atmosphÚre fantastique de la citerne-basilique (© PB)
Ce deuxiÚme jour à Istanbul a commencé par un petit déjeuner plantureux dans le lobby du Peninsula : grand café noir, jus vert et grosse tartine garnie de purée d'avocat et de saumon.

Puis, direction la citerne-basilique que l'Office de tourisme de Turquie met dĂ©sormais volontiers en avant. Ce site, l'un des plus spectaculaires de l’ancienne Constantinople]b, n'Ă©tait pas ouvert au public lors de mon dernier sĂ©jour Ă  Istanbul.

Rien de religieux dans cette basilique-lĂ , insiste Cek, mon guide. C'est une gigantesque citerne souterraine construite au VIe siĂšcle sous l'empereur Justinien dans le sous-sol d'un grand bĂątiment Ă  portiques, la BasilikĂš (d'oĂč son nom). Objectif : stocker l'eau, l'hiver, en prĂ©vision des Ă©tĂ©s secs.

Sa paroi externe est un mur de briques de 4 m d'Ă©paisseur recouvert d'un enduit hydrofuge. A l'intĂ©rieur, les arcs et les voĂ»tes de briques sont supportĂ©es par 336 colonnes hautes de huit mĂštres, toutes dĂ©pareillĂ©es. Car toutes sont des remplois. A la base de deux d'entre elles, une tĂȘte de MĂ©duse sculptĂ©e.

Désormais, il reste, au fond, moins de 50 cm d'eau. Le visiteur est invité à marcher au-dessus, sur un platelage en métal.

L'éclairage trÚs étudié et les oeuvres d'art modernes, disséminées ici et là, donnent au lieu une allure assez fantasmagorique.
Faut-il s'en étonner ? Des films y ont été tournés, notamment l'adaptation au cinéma du roman de Dan Brown, Inferno.

Les métamorphoses de Sainte-Sophie

De la citerne-basilique, il n'y a guĂšre de chemin jusqu’à Sainte-Sophie. PrĂ©caution Ă  prendre, m'avait avertie Cek : se munir d’un foulard, car les dames doivent se couvrir la tĂȘte. Et le droit d'entrĂ©e vient d'ĂȘtre portĂ© Ă  25 € pour les touristes Ă©trangers.

Logiquement, le visiteur qui n'est pas venu à Istanbul depuis quelque temps a envie de voir cette église extraordinaire -à l'époque de sa construction, au début du VIe siÚcle, sa coupole de 34 mÚtres de diamÚtre était un véritable exploit architectural- , car elle est redevenue mosquée, en 2020.

Une pĂ©ripĂ©tie de plus pour cette Ă©glise qui fut la plus importante basilique des empereurs byzantins (ils y Ă©taient d‘ailleurs couronnĂ©s) et, jusqu'au XVe siĂšcle, l'une des plus prestigieuses Ă©glises de la chrĂ©tientĂ©.

DotĂ©e de minarets et transformĂ©e en mosquĂ©e aprĂšs la conquĂȘte de la ville par les Ottomans en 1453, elle le resta jusqu'Ă  ce qu'en 1934, le gouvernement de Mustapha Kemal AtatĂŒrk en fasse un musĂ©e. Ce changement symbolisait la jeune Turquie rĂ©publicaine et laĂŻque en construction.

MalgrĂ© les protestations internationales, le prĂ©sident turc actuel, Recep Tayyip Erdoğan, a, lui, rebroussĂ© le chemin parcouru.

Des tapis verts couvrent donc le sol du rez-de-chaussée qui n'est plus accessible aux heures des priÚres musulmanes. Et, en hauteur, des panneaux blancs tentent de cacher quelques-unes des nombreuses mosaïques qui, sur fond doré, courent sous la coupole, sur le tympan et les murs.

A la gloire du Christ, de la Vierge et des empereurs et impératrices de l'Empire byzantin, toutes les mosaïques qui ont survécu aux vicissitudes des siÚcles restent cependant visibles si l'on grimpe, par un escalier, jusqu'aux tribunes.

A deux pas de ce prestigieux monument, le "musée d'histoire et d'expérience de Sainte-Sophie" entend désormais raconter le passé grùce aux technologies d'aujourd'hui.

Muni d'un casque et d'un audioguide (réglable en 23 langues dont le français), le visiteur est invité à aller de salle en salle pour découvrir les principales étapes de l'histoire de Sainte-Sophie, depuis les empereurs romains.

Si le principe est intĂ©ressant, la rĂ©alisation laisse dubitatif. En effet, le parcours doit se faire Ă  toute vitesse : impossible de s’attarder ! En outre, les images projetĂ©es dans les salles sont accompagnĂ©es de textes, de bruitages et de musiques, assourdissants lorsqu'il s'agit d'Ă©voquer les pĂ©riodes romaines et byzantines et plus doux dĂšs que s'installe la pĂ©riode musulmane. Un message subliminal ?

Le charme du Topkapi

Depuis les jardins du Topkapi, on aperçoit, au loin, les hauts immeubles qui poussent désormais comme des champignons à Istanbul. En contrebas, les remparts défensifs construits sous l'empereur Théodose II (© PB)
Depuis les jardins du Topkapi, on aperçoit, au loin, les hauts immeubles qui poussent désormais comme des champignons à Istanbul. En contrebas, les remparts défensifs construits sous l'empereur Théodose II (© PB)
AprÚs ces deux visites, il ne restait guÚre de temps à consacrer au palais de Topkapi, qui fut, de 1465 à 1853, la résidence principale des sultans ottomans.

Celui qui revient Ă  Istanbul l’a, en gĂ©nĂ©ral, dĂ©jĂ  visitĂ©, mais le charme opĂšre toujours. Ce vaste complexe dĂ©roule en effet des centaines de piĂšces et de chambres autour de trois cours intĂ©rieures reliĂ©es par des galeries et des passages. La derniĂšre Ă©tait celle du harem, le quartier des femmes.

Seules les piĂšces les plus importantes –et leurs collections de porcelaines, de vĂȘtements, d’armes, de miniatures, de manuscrits de calligraphies- sont ouvertes au public. Cela suffit pour saisir le raffinement de l'Ă©poque ottomane -et ses emprunts Ă  l’art europĂ©en. Et admirer encore une fois le trĂ©sor impĂ©rial et son diamant de 85,8 carats taillĂ© en poire !

Ensuite, la rapide dĂ©ambulation dans les jardins s’accompagne d’une dĂ©ception. Disparus en effet le restaurant et le cafĂ© qui, installĂ©s sur des terrasses, permettaient de profiter Ă  plein de la vue panoramique sur la mer de Marmara, sur la Corne d’Or et sur la rive opposĂ©e du Bosphore oĂč loge justement The Peninsula !

Ils ont Ă©tĂ© fermĂ©s quand il a fallu consolider les murs de soutĂšnement, me console, Cek, mon guide. Dommage, tout de mĂȘme !

Santé !

Le nouveau musée d'art moderne d'Istanbul, un bùtiment signé Renzo Piano (© PB)
Le nouveau musée d'art moderne d'Istanbul, un bùtiment signé Renzo Piano (© PB)
L’aprĂšs-midi est donc largement entamĂ© Ă  notre arrivĂ©e au Karaköy Lokantasi.

Créé en 2000, il a d‘abord Ă©tĂ© un restaurant de quartier, trĂšs populaire, installĂ© Ă  droite de l’emplacement occupĂ© dĂ©sormais par The Peninsula. Il y a trois ans, il a dĂ©mĂ©nagĂ© un peu plus loin, dans le tout nouveau Galataport Mall Istanbul oĂč il prospĂšre aujourd’hui.

Ses spĂ©cialitĂ©s ? Le soir, des mezzĂ©s et des plats plus sophistiquĂ©s. A midi, une bonne cuisine turque traditionnelle. Et, bien sĂ»r, toujours des mezzĂ©s accompagnĂ©s, pour les amateurs, d‘un verre de raki, cette eau de vie de vin aromatisĂ©e Ă  l’anis qui, en Turquie, fait figure de boisson nationale. Comment ne pas se laisser tenter ? SantĂ© !

AprĂšs ces agapes, une petite marche sur les quais -bien amĂ©nagĂ©s- du Bosphore s’impose, suivie par un peu de shopping dans les boutiques de prestige qui ont dĂ©sormais pignon sur rue, dans le Galataport Mall.

Avec, chemin faisant, une dĂ©couverte de l’ Istanbul Modern, le nouveau musĂ©e d’art moderne. Conçu par l’Italien Renzo Piano, son Ă©lĂ©gant bĂątiment rĂ©unit les Ɠuvres de nombreux artistes turcs rĂ©vĂ©lĂ©s Ă  l’étranger.

Les nouveaux visages d'Istanbul

De beaux volumes et de beaux matĂ©riaux pour le nouveau Centre culturel AtatĂŒrk (© PB)
De beaux volumes et de beaux matĂ©riaux pour le nouveau Centre culturel AtatĂŒrk (© PB)
Pour cette troisiĂšme journĂ©e Ă  Istanbul, direction la ville moderne, dans le district de Beyoğlu, du cĂŽtĂ© de la place Taksim, Ă©picentre d’innombrables manifestations, parfois terminĂ©es dans le sang.

On y parvient en remontant l’İstiklĂąl Caddesi, c’est-Ă -dire l' "avenue de l'IndĂ©pendance". Cette longue rue piĂ©tonne au milieu de laquelle court un tramway, est bordĂ©e de "passages" -comme ceux que l'on trouve Ă  Paris- et d’innombrables boutiques oĂč Stambouliotes et touristes font du shopping. Autant que l’on a pu en juger, les boutiques y sont dĂ©sormais moins chics que celles de Galataport Mall.

A l'extrĂ©mitĂ© est de la place Taksim se dresse le nouveau Centre culturel AtatĂŒrk, reconstruit Ă  l’emplacement de l’ancien.

Fait de beaux matĂ©riaux, notamment du bois, du verre, du mĂ©tal et des cĂ©ramiques, ce bĂątiment, d’allure trĂšs moderne, inaugurĂ© en 2021, a Ă©tĂ© imaginĂ© par l'architecte turc Murat Tabanlıoğlu.

Il abrite un opéra, des salles de théùtre, de cinéma et de concert, un centre d'exposition, une salle de congrÚs, une bibliothÚque, un musée, une galerie d'art ainsi que des cafés et des restaurants.

Parmi ceux-ci, Bizistanbul est un endroit idéal pour dßner. Non seulement les grandes baies vitrées offrent une vue splendide sur les lumiÚres d'Istanbul, mais les plats complexes et sophistiqués de la cuisine ottomane y cÎtoient les recettes secrÚtes des yiayias arméniennes et des mets simples des juifs séfarades. En prime, des cocktails maison raffinés, du raki, du vin...

L’ambiance est assez chic. Tout est rĂ©uni pour une soirĂ©e rĂ©ussie !

En bateau sur le Bosphore

The Peninsula Istanbul vu depuis un bateau de croisiÚres sur le Bosphore (© PB)
The Peninsula Istanbul vu depuis un bateau de croisiÚres sur le Bosphore (© PB)
Encore une journĂ©e complĂšte ! Autant en profiter pour s’offrir un incontournable de tout sĂ©jour stambouliote, une croisiĂšre sur le Bosphore.

Bien sûr, la conciergerie de The Peninsula arrange, à la demande, des croisiÚres privées (deux heures minimum) sur un yacht. Et bien d'autres "expériences exclusives".

Qui veut s’imprĂ©gner au plus prĂšs de l’atmosphĂšre unique d’Istanbul peut aussi, comme nous l’avons fait, se dĂ©brouiller seul. Et filer, de l’autre cĂŽtĂ© du pont de Galata, jusqu’à l’embarcadĂšre d’EminonĂŒ d’oĂč partent les bateaux. L’achat des billets se fait sur place.

LIRE AUSSI : L'Office de tourisme de Turquie mise sur le durable

Les croisiĂšres ordinaires durent deux heures, aller-retour. D’autres prennent quasiment la journĂ©e : le bateau remonte alors pendant 1h30 au nord du Bosphore jusqu’à Anadolu Kavağı, bourgade situĂ©e sur la rive asiatique presque Ă  l’embouchure de la Mer Noire. ArrivĂ©s lĂ , les passagers ont 2h30 de temps libre pour dĂ©jeuner (l’idĂ©al, un plat de poisson !) et dĂ©couvrir le village avant revenir en bateau Ă  leur point de dĂ©part.

Quelle que soit l’option choisie, la navigation sur ce dĂ©troit long de 32 km permet d’admirer l’universitĂ© de Galatasaray, des forteresses mĂ©diĂ©vales, de somptueux palais -dont celui de Dolmabahce oĂč rĂ©sidĂšrent les sultans ottomans de 1853 Ă  1922-, et aussi quelques-unes des 660 yalı stambouliotes, ces grandes demeures en bois qui bordent le Bosphore depuis l’Empire ottoman.

« Bye bye Istanbul ! »

Le Bazar aux épices, un festival de couleurs et de saveurs (© PB)
Le Bazar aux épices, un festival de couleurs et de saveurs (© PB)
Cette journĂ©e de navigation Ă©tonnante en couleurs, saveurs et odeurs s’est terminĂ©e par une virĂ©e au bazar Ă©gyptien, installĂ© dans un vaste bĂątiment en briques non loin de l’embarcadĂšre d’EminonĂŒ. Il n'a rien d'Ă©gyptien mais tient son nom du pays oĂč furent collectĂ©s les impĂŽts collectĂ©s par l’empire ottoman pour financer sa construction en 1660.

Il reste le centre du commerce des Ă©pices Ă  Istanbul, mĂȘme si vendeurs de loukoums et autres friandises, de fruits secs, de bijoux, de tissus, de souvenirs prennent plus en plus de place, dĂ©bordant sur les ruelles adjacentes. Les pyramides d’épices colorĂ©es font donc toujours le spectacle sur les Ă©tals.

Il n'Ă©tait pas question de me priver de ce festival de couleurs et de ces effluves qui font rĂȘver, avant de passer ma derniĂšre nuit sur les bords du Bosphore.

Le lendemain, comme il est l'usage dans cet Ă©tablissement qui a, souligne Jonathan Crook, son directeur gĂ©nĂ©ral, "un grand sens de l'hospitalitĂ© et du service", Le Peninsula m'a laissĂ© profiter de ma chambre jusque tard dans l’aprĂšs-midi, mon vol de retour Ă©tant dans la soirĂ©e.

Le moment de dire « Bye bye » au Peninsula et Ă  Istanbul, a quand mĂȘme fini par arriver. Et il a bien fallu me rĂ©soudre Ă  grimper dans la MercĂ©dĂšs verte du Peninsula pour filer Ă  l’aĂ©roport.

PAULA BOYER Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com
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