Direction donc, Istanbul, en cette fin février. Déjà , les prémisses du printemps s'emparent de cette ville qui, capitale de trois empires -l'empire romain, l'empire byzantin, puis l'empire ottoman- fut nommée Constantinople, puis Byzance avant de devenir Istanbul.
Lovée en bordure de la mer de Marmara et sur les rives du Bosphore -ce détroit sépare l'Asie de l'Europe et relie la mer Noire à la mer de Marmara-, Istanbul est la ville le plus peuplée de Turquie.
Quelque seize millions d'habitants, peut-ĂȘtre plus, personne ne sait au juste. Cette mĂ©gapole est toujours plus grouillante, toujours plus congestionnĂ©e -en tĂ©moignent les embouteillages et la pollution-, plus moderne et plus vibrante aussi.
Alors que la campagne pour les municipales de mars bat son plein, les chantiers continuent de succéder aux chantiers. Dans les quartiers périphériques, de hauts immeubles continuent de pousser comme des champignons.
Sur la rive europĂ©enne d'Istanbul, lâancienne zone portuaire de Galata (Galataport), elle, n'en finit pas d'ĂȘtre bousculĂ©e par l'opĂ©ration de rĂ©amĂ©nagement urbain qui, depuis trois ans, l'a transformĂ©e en tĂȘte de pont du tourisme de luxe : hangars et bĂątiments historiques inoccupĂ©s y ont fait place Ă commerces et hĂŽtels chics.
Parmi eux, The Peninsula Istanbul, le prestigieux cinq étoiles qui nous a servis de compagnon de voyage.
Pour dĂ©cliner le luxe raffinĂ© et le haut niveau de services qui la caractĂ©rise, la chaĂźne hĂŽteliĂšre d'origine asiatique a dĂ©nichĂ© un emplacement de rĂȘve au bord du Bosphore, dans le quartier de Karaköy, en contrebas de la tour de Galata construite au Moyen-Age par les marchands gĂ©nois, Ă un jet de pierre du centre historique.
Lovée en bordure de la mer de Marmara et sur les rives du Bosphore -ce détroit sépare l'Asie de l'Europe et relie la mer Noire à la mer de Marmara-, Istanbul est la ville le plus peuplée de Turquie.
Quelque seize millions d'habitants, peut-ĂȘtre plus, personne ne sait au juste. Cette mĂ©gapole est toujours plus grouillante, toujours plus congestionnĂ©e -en tĂ©moignent les embouteillages et la pollution-, plus moderne et plus vibrante aussi.
Alors que la campagne pour les municipales de mars bat son plein, les chantiers continuent de succéder aux chantiers. Dans les quartiers périphériques, de hauts immeubles continuent de pousser comme des champignons.
Sur la rive europĂ©enne d'Istanbul, lâancienne zone portuaire de Galata (Galataport), elle, n'en finit pas d'ĂȘtre bousculĂ©e par l'opĂ©ration de rĂ©amĂ©nagement urbain qui, depuis trois ans, l'a transformĂ©e en tĂȘte de pont du tourisme de luxe : hangars et bĂątiments historiques inoccupĂ©s y ont fait place Ă commerces et hĂŽtels chics.
Parmi eux, The Peninsula Istanbul, le prestigieux cinq étoiles qui nous a servis de compagnon de voyage.
Pour dĂ©cliner le luxe raffinĂ© et le haut niveau de services qui la caractĂ©rise, la chaĂźne hĂŽteliĂšre d'origine asiatique a dĂ©nichĂ© un emplacement de rĂȘve au bord du Bosphore, dans le quartier de Karaköy, en contrebas de la tour de Galata construite au Moyen-Age par les marchands gĂ©nois, Ă un jet de pierre du centre historique.
The Peninsula Istanbul : le séjour débute dÚs l'aéroport
TrĂšs vite, il peut donc s'installer sur les siĂšges en cuir de la MercĂ©dĂšs vert foncĂ© -couleur emblĂ©matique de la chaĂźne hĂŽteliĂšre- dĂ©pĂȘchĂ©e par The Peninsula Istanbul.
Embouteillages obligent, une heure est tout de mĂȘme nĂ©cessaire pour arriver devant les grandes portes vitrĂ©es encadrĂ©es par les deux dragons en marbre blanc qui, partout dans le monde, sont la marque des douze Ă©tablissements estampillĂ©s The Peninsula. Le chauffeur ayant prĂ©venu de notre prochaine arrivĂ©e, des « page boys » (grooms) habillĂ©s de blanc sont lĂ pour accueillir "l'invitĂ©".
Ensuite, les formalités sont réduites au maximum. Puis, l'hÎte se voit proposer de prendre un thé ou un café turcs sur la terrasse, à deux pas de la piscine extérieure et des jardins que The Peninsula a pu aménager le long du Bosphore qui clapote à ses pieds.
Une entrée « en matiÚre » assez magique : juste en face, de l'autre cÎté du Bosphore, sur la péninsule qui s'avance entre mer de Marmara et Corne d'Or -une anse du Bosphore-, pointent le Topkapi, l'ancien palais des sultans ottomans et la célÚbre Sainte-Sophie ; et, à leur droite, les minarets de la "Mosquée bleue".
177 clés dont 38 suites
Le lobby monumental abrite la salle à manger qui accueille petits-déjeuners et restaurant italien (© The Peninsula)
Vient alors le moment de regagner sa chambre, en s'engageant dans un dédale des couloirs.
The Peninsula Istanbul (177 clés dont 138 chambres et 39 suites) a cette particularité d'occuper quatre bùtiments élégants reliés les uns aux autres par des corridors.
L'unitĂ© de dĂ©coration intĂ©rieure -marqueterie sur le sol, marbres, Ćuvres d'art prĂ©cieuses aux murs, consoles garnies d'objets et de bouquets sophistiquĂ©s â imaginĂ©e par Zeynep FadillıoÄlu laisse facilement croire qu'ils n'en font qu'un et datent de la mĂȘme Ă©poque. Il n'en est rien.
MĂȘme s'il trompe bien son monde, l'un de ces bĂątiments -le quatriĂšme- est tout neuf. Les trois premiers sont des bĂątiments historiques -classĂ©s- du dĂ©but du XXe siĂšcle, entiĂšrement rĂ©novĂ©s bien sĂ»r.
Le bĂątiment principal de style Bauhaus abritait un ancien terminal de croisiĂšre. C'est lĂ que s'ouvre aujourd'hui le monumental lobby.
D'imposants lustres mordorĂ©s y sont suspendus au plafond, sous lequel, en ce mois de fĂ©vrier, se balancent les couleurs vives d'un immense dragon de papier. The Peninsula Istanbul fĂȘte le Nouvel an chinois, comme il a fĂȘtĂ© NoĂ«l il y a deux mois en installant un immense sapin dans le lobby. Et comme il marquera en mars le Ramadan musulman.
Le lobby, câest un vĂ©ritable "meeting point" oĂč se tient la conciergerie, oĂč sont servis les petits-dĂ©jeuners et oĂč opĂšre Ă©galement le restaurant italien.
En revanche, Gallada, la table turco-asiatique ultraraffinée que pilote le chef doublement étoilé Fatih Tutak, et le Topside Bar sont installés en rooftop.
Devenu la coqueluche de la jet-set stambouliote, ce restaurant qui offre une vue Ă 360° sur les toits de la ville et la Corne d'Or, rouvrira en avril, aprĂšs travaux. Il a fallu lâagrandir...
Quant au Spa de 1650 m2 avec piscine de 25 mĂštres de long, cabines de soins et salle de fitness ouverte 24h/24, Ă©galement trĂšs apprĂ©ciĂ© des Stambouliotes, il est, lui, logĂ© Ă lâĂ©tage infĂ©rieur.
The Peninsula Istanbul (177 clés dont 138 chambres et 39 suites) a cette particularité d'occuper quatre bùtiments élégants reliés les uns aux autres par des corridors.
L'unitĂ© de dĂ©coration intĂ©rieure -marqueterie sur le sol, marbres, Ćuvres d'art prĂ©cieuses aux murs, consoles garnies d'objets et de bouquets sophistiquĂ©s â imaginĂ©e par Zeynep FadillıoÄlu laisse facilement croire qu'ils n'en font qu'un et datent de la mĂȘme Ă©poque. Il n'en est rien.
MĂȘme s'il trompe bien son monde, l'un de ces bĂątiments -le quatriĂšme- est tout neuf. Les trois premiers sont des bĂątiments historiques -classĂ©s- du dĂ©but du XXe siĂšcle, entiĂšrement rĂ©novĂ©s bien sĂ»r.
Le bĂątiment principal de style Bauhaus abritait un ancien terminal de croisiĂšre. C'est lĂ que s'ouvre aujourd'hui le monumental lobby.
D'imposants lustres mordorĂ©s y sont suspendus au plafond, sous lequel, en ce mois de fĂ©vrier, se balancent les couleurs vives d'un immense dragon de papier. The Peninsula Istanbul fĂȘte le Nouvel an chinois, comme il a fĂȘtĂ© NoĂ«l il y a deux mois en installant un immense sapin dans le lobby. Et comme il marquera en mars le Ramadan musulman.
Le lobby, câest un vĂ©ritable "meeting point" oĂč se tient la conciergerie, oĂč sont servis les petits-dĂ©jeuners et oĂč opĂšre Ă©galement le restaurant italien.
En revanche, Gallada, la table turco-asiatique ultraraffinée que pilote le chef doublement étoilé Fatih Tutak, et le Topside Bar sont installés en rooftop.
Devenu la coqueluche de la jet-set stambouliote, ce restaurant qui offre une vue Ă 360° sur les toits de la ville et la Corne d'Or, rouvrira en avril, aprĂšs travaux. Il a fallu lâagrandir...
Quant au Spa de 1650 m2 avec piscine de 25 mĂštres de long, cabines de soins et salle de fitness ouverte 24h/24, Ă©galement trĂšs apprĂ©ciĂ© des Stambouliotes, il est, lui, logĂ© Ă lâĂ©tage infĂ©rieur.
Luxe sobre mais raffiné
C'est dans le dernier bùtiment - tout neuf donc, il est aussi coiffé par un jardin d'herbes- que se trouve la chambre qui m'a été attribuée.
Les volumes sont trĂšs amples, les teintes claires, les matiĂšres nobles. Un luxe sobre, mais ni dĂ©sincarnĂ© ni minimaliste. Un concentrĂ© dâĂ©lĂ©gance et de discrĂ©tion qui laisse augurer l'extrĂȘme sophistication de la "suite Peninsula", l'appartement exclusif de 510 m2 avec toit-terrasse privatif, piscine et solarium juchĂ©, lui, au dernier Ă©tage de Merkez Han, le tout premier des bĂątiments occupĂ©s par The Peninsula.
Dans ma chambre, lâatmosphĂšre est rĂ©chauffĂ©e par l'Ă©paisse moquette Ă motifs gris, par des objets artisanaux dissĂ©minĂ©s ici et lĂ . Et aussi, par les moucharabieh noir en mĂ©tal qui sâavancent devant les immenses baies vitrĂ©es (ou sâen retirent), dĂšs que l'on appuie sur une commande Ă©lectrique.
La literie XXL est plus que confortable. La salle de bains, précédée d'un vaste dressing, est en marbre poli, avec baignoire à remous équipée d'une télévision et d'une fonction Spa.
Une douche séparée complÚte l'ensemble, ainsi qu'un WC, également séparé. Sur un écran, de multiples boutons permettent de régler luminosité, température, puissance du jet et autre.
Sur la table de nuit, une tablette permet aussi en quelques clics d'allumer (ou de fermer) les lumiÚres, de tirer (ou d'ouvrir) les voilages, les épais rideaux de soie grise ainsi que les moucharabieh. Et aussi de commander son petit déjeuner.
Les volumes sont trĂšs amples, les teintes claires, les matiĂšres nobles. Un luxe sobre, mais ni dĂ©sincarnĂ© ni minimaliste. Un concentrĂ© dâĂ©lĂ©gance et de discrĂ©tion qui laisse augurer l'extrĂȘme sophistication de la "suite Peninsula", l'appartement exclusif de 510 m2 avec toit-terrasse privatif, piscine et solarium juchĂ©, lui, au dernier Ă©tage de Merkez Han, le tout premier des bĂątiments occupĂ©s par The Peninsula.
Dans ma chambre, lâatmosphĂšre est rĂ©chauffĂ©e par l'Ă©paisse moquette Ă motifs gris, par des objets artisanaux dissĂ©minĂ©s ici et lĂ . Et aussi, par les moucharabieh noir en mĂ©tal qui sâavancent devant les immenses baies vitrĂ©es (ou sâen retirent), dĂšs que l'on appuie sur une commande Ă©lectrique.
La literie XXL est plus que confortable. La salle de bains, précédée d'un vaste dressing, est en marbre poli, avec baignoire à remous équipée d'une télévision et d'une fonction Spa.
Une douche séparée complÚte l'ensemble, ainsi qu'un WC, également séparé. Sur un écran, de multiples boutons permettent de régler luminosité, température, puissance du jet et autre.
Sur la table de nuit, une tablette permet aussi en quelques clics d'allumer (ou de fermer) les lumiÚres, de tirer (ou d'ouvrir) les voilages, les épais rideaux de soie grise ainsi que les moucharabieh. Et aussi de commander son petit déjeuner.
Nuit réparatrice
A son arrivée, la tentation est grande de s'installer sur la duchesse brisée rose, de picorer quelques fruits disposés dans une coupe.
Puis, aprĂšs avoir de nouveau laissĂ© ses yeux divaguer de l'autre cĂŽtĂ© du Bosphore, sur les toits du Topkapi et la coupole de Saint-Sophie, l'envie vient de commander un dĂźner lĂ©ger au room service, avant de s'offrir une nuit rĂ©paratrice. Mieux vaut ĂȘtre en forme le lendemain pour se lancer dans la (re)dĂ©couverte d' Istanbul !
Bien entendu, la conciergerie du Peninsula arrange à la demande des itinéraires personnalisés (avec guide et chauffeur privés) pour ses clients, et leur recommande volontiers un tour des "incontournables" d'Istanbul. Ou une journée de shopping qui les conduira entr'autres au "Grand bazar" aux 4000 boutiques.
LIRE AUSSI : Les atouts luxe des hĂŽtels The Peninsula
La balade peut se faire en voiture. Cependant, fidÚle en cela à l'esprit The Peninsula -ce sont des hÎtels qui permettent "de découvrir une destination en marchant dans une ville"-, la localisation de celui d'Istanbul permet, à qui le souhaite, d'aborder aisément le centre historique à pied. Il suffit d'emprunter le pont de Galata qui enjambe la Corne d'Or.
Quel endroit animĂ©, ce pont ! Les pĂȘcheurs amateurs s'y alignent quasiment Ă touche-touche, surveillant leurs lignes. Le spectacle est pittoresque, mais de lĂ Ă aller tester les restaurants populaires des environs qui achĂštent et cuisinent leurs prises, il y a un pas que je nâai pas franchi.
Puis, aprĂšs avoir de nouveau laissĂ© ses yeux divaguer de l'autre cĂŽtĂ© du Bosphore, sur les toits du Topkapi et la coupole de Saint-Sophie, l'envie vient de commander un dĂźner lĂ©ger au room service, avant de s'offrir une nuit rĂ©paratrice. Mieux vaut ĂȘtre en forme le lendemain pour se lancer dans la (re)dĂ©couverte d' Istanbul !
Bien entendu, la conciergerie du Peninsula arrange à la demande des itinéraires personnalisés (avec guide et chauffeur privés) pour ses clients, et leur recommande volontiers un tour des "incontournables" d'Istanbul. Ou une journée de shopping qui les conduira entr'autres au "Grand bazar" aux 4000 boutiques.
LIRE AUSSI : Les atouts luxe des hĂŽtels The Peninsula
La balade peut se faire en voiture. Cependant, fidÚle en cela à l'esprit The Peninsula -ce sont des hÎtels qui permettent "de découvrir une destination en marchant dans une ville"-, la localisation de celui d'Istanbul permet, à qui le souhaite, d'aborder aisément le centre historique à pied. Il suffit d'emprunter le pont de Galata qui enjambe la Corne d'Or.
Quel endroit animĂ©, ce pont ! Les pĂȘcheurs amateurs s'y alignent quasiment Ă touche-touche, surveillant leurs lignes. Le spectacle est pittoresque, mais de lĂ Ă aller tester les restaurants populaires des environs qui achĂštent et cuisinent leurs prises, il y a un pas que je nâai pas franchi.
Une "citerne enfouie sous la terre"
Eclairage soigné et oeuvres d'art contemporain contribuent à l'atmosphÚre fantastique de la citerne-basilique (© PB)
Ce deuxiÚme jour à Istanbul a commencé par un petit déjeuner plantureux dans le lobby du Peninsula : grand café noir, jus vert et grosse tartine garnie de purée d'avocat et de saumon.
Puis, direction la citerne-basilique que l'Office de tourisme de Turquie met dĂ©sormais volontiers en avant. Ce site, l'un des plus spectaculaires de lâancienne Constantinople]b, n'Ă©tait pas ouvert au public lors de mon dernier sĂ©jour Ă Istanbul.
Rien de religieux dans cette basilique-lĂ , insiste Cek, mon guide. C'est une gigantesque citerne souterraine construite au VIe siĂšcle sous l'empereur Justinien dans le sous-sol d'un grand bĂątiment Ă portiques, la BasilikĂš (d'oĂč son nom). Objectif : stocker l'eau, l'hiver, en prĂ©vision des Ă©tĂ©s secs.
Sa paroi externe est un mur de briques de 4 m d'Ă©paisseur recouvert d'un enduit hydrofuge. A l'intĂ©rieur, les arcs et les voĂ»tes de briques sont supportĂ©es par 336 colonnes hautes de huit mĂštres, toutes dĂ©pareillĂ©es. Car toutes sont des remplois. A la base de deux d'entre elles, une tĂȘte de MĂ©duse sculptĂ©e.
Désormais, il reste, au fond, moins de 50 cm d'eau. Le visiteur est invité à marcher au-dessus, sur un platelage en métal.
L'éclairage trÚs étudié et les oeuvres d'art modernes, disséminées ici et là , donnent au lieu une allure assez fantasmagorique. Faut-il s'en étonner ? Des films y ont été tournés, notamment l'adaptation au cinéma du roman de Dan Brown, Inferno.
Puis, direction la citerne-basilique que l'Office de tourisme de Turquie met dĂ©sormais volontiers en avant. Ce site, l'un des plus spectaculaires de lâancienne Constantinople]b, n'Ă©tait pas ouvert au public lors de mon dernier sĂ©jour Ă Istanbul.
Rien de religieux dans cette basilique-lĂ , insiste Cek, mon guide. C'est une gigantesque citerne souterraine construite au VIe siĂšcle sous l'empereur Justinien dans le sous-sol d'un grand bĂątiment Ă portiques, la BasilikĂš (d'oĂč son nom). Objectif : stocker l'eau, l'hiver, en prĂ©vision des Ă©tĂ©s secs.
Sa paroi externe est un mur de briques de 4 m d'Ă©paisseur recouvert d'un enduit hydrofuge. A l'intĂ©rieur, les arcs et les voĂ»tes de briques sont supportĂ©es par 336 colonnes hautes de huit mĂštres, toutes dĂ©pareillĂ©es. Car toutes sont des remplois. A la base de deux d'entre elles, une tĂȘte de MĂ©duse sculptĂ©e.
Désormais, il reste, au fond, moins de 50 cm d'eau. Le visiteur est invité à marcher au-dessus, sur un platelage en métal.
L'éclairage trÚs étudié et les oeuvres d'art modernes, disséminées ici et là , donnent au lieu une allure assez fantasmagorique. Faut-il s'en étonner ? Des films y ont été tournés, notamment l'adaptation au cinéma du roman de Dan Brown, Inferno.
Les métamorphoses de Sainte-Sophie
De la citerne-basilique, il n'y a guĂšre de chemin jusquâĂ Sainte-Sophie. PrĂ©caution Ă prendre, m'avait avertie Cek : se munir dâun foulard, car les dames doivent se couvrir la tĂȘte. Et le droit d'entrĂ©e vient d'ĂȘtre portĂ© Ă 25 ⏠pour les touristes Ă©trangers.
Logiquement, le visiteur qui n'est pas venu à Istanbul depuis quelque temps a envie de voir cette église extraordinaire -à l'époque de sa construction, au début du VIe siÚcle, sa coupole de 34 mÚtres de diamÚtre était un véritable exploit architectural- , car elle est redevenue mosquée, en 2020.
Une pĂ©ripĂ©tie de plus pour cette Ă©glise qui fut la plus importante basilique des empereurs byzantins (ils y Ă©taient dâailleurs couronnĂ©s) et, jusqu'au XVe siĂšcle, l'une des plus prestigieuses Ă©glises de la chrĂ©tientĂ©.
DotĂ©e de minarets et transformĂ©e en mosquĂ©e aprĂšs la conquĂȘte de la ville par les Ottomans en 1453, elle le resta jusqu'Ă ce qu'en 1934, le gouvernement de Mustapha Kemal AtatĂŒrk en fasse un musĂ©e. Ce changement symbolisait la jeune Turquie rĂ©publicaine et laĂŻque en construction.
MalgrĂ© les protestations internationales, le prĂ©sident turc actuel, Recep Tayyip ErdoÄan, a, lui, rebroussĂ© le chemin parcouru.
Des tapis verts couvrent donc le sol du rez-de-chaussée qui n'est plus accessible aux heures des priÚres musulmanes. Et, en hauteur, des panneaux blancs tentent de cacher quelques-unes des nombreuses mosaïques qui, sur fond doré, courent sous la coupole, sur le tympan et les murs.
A la gloire du Christ, de la Vierge et des empereurs et impératrices de l'Empire byzantin, toutes les mosaïques qui ont survécu aux vicissitudes des siÚcles restent cependant visibles si l'on grimpe, par un escalier, jusqu'aux tribunes.
A deux pas de ce prestigieux monument, le "musée d'histoire et d'expérience de Sainte-Sophie" entend désormais raconter le passé grùce aux technologies d'aujourd'hui.
Muni d'un casque et d'un audioguide (réglable en 23 langues dont le français), le visiteur est invité à aller de salle en salle pour découvrir les principales étapes de l'histoire de Sainte-Sophie, depuis les empereurs romains.
Si le principe est intĂ©ressant, la rĂ©alisation laisse dubitatif. En effet, le parcours doit se faire Ă toute vitesse : impossible de sâattarder ! En outre, les images projetĂ©es dans les salles sont accompagnĂ©es de textes, de bruitages et de musiques, assourdissants lorsqu'il s'agit d'Ă©voquer les pĂ©riodes romaines et byzantines et plus doux dĂšs que s'installe la pĂ©riode musulmane. Un message subliminal ?
Logiquement, le visiteur qui n'est pas venu à Istanbul depuis quelque temps a envie de voir cette église extraordinaire -à l'époque de sa construction, au début du VIe siÚcle, sa coupole de 34 mÚtres de diamÚtre était un véritable exploit architectural- , car elle est redevenue mosquée, en 2020.
Une pĂ©ripĂ©tie de plus pour cette Ă©glise qui fut la plus importante basilique des empereurs byzantins (ils y Ă©taient dâailleurs couronnĂ©s) et, jusqu'au XVe siĂšcle, l'une des plus prestigieuses Ă©glises de la chrĂ©tientĂ©.
DotĂ©e de minarets et transformĂ©e en mosquĂ©e aprĂšs la conquĂȘte de la ville par les Ottomans en 1453, elle le resta jusqu'Ă ce qu'en 1934, le gouvernement de Mustapha Kemal AtatĂŒrk en fasse un musĂ©e. Ce changement symbolisait la jeune Turquie rĂ©publicaine et laĂŻque en construction.
MalgrĂ© les protestations internationales, le prĂ©sident turc actuel, Recep Tayyip ErdoÄan, a, lui, rebroussĂ© le chemin parcouru.
Des tapis verts couvrent donc le sol du rez-de-chaussée qui n'est plus accessible aux heures des priÚres musulmanes. Et, en hauteur, des panneaux blancs tentent de cacher quelques-unes des nombreuses mosaïques qui, sur fond doré, courent sous la coupole, sur le tympan et les murs.
A la gloire du Christ, de la Vierge et des empereurs et impératrices de l'Empire byzantin, toutes les mosaïques qui ont survécu aux vicissitudes des siÚcles restent cependant visibles si l'on grimpe, par un escalier, jusqu'aux tribunes.
A deux pas de ce prestigieux monument, le "musée d'histoire et d'expérience de Sainte-Sophie" entend désormais raconter le passé grùce aux technologies d'aujourd'hui.
Muni d'un casque et d'un audioguide (réglable en 23 langues dont le français), le visiteur est invité à aller de salle en salle pour découvrir les principales étapes de l'histoire de Sainte-Sophie, depuis les empereurs romains.
Si le principe est intĂ©ressant, la rĂ©alisation laisse dubitatif. En effet, le parcours doit se faire Ă toute vitesse : impossible de sâattarder ! En outre, les images projetĂ©es dans les salles sont accompagnĂ©es de textes, de bruitages et de musiques, assourdissants lorsqu'il s'agit d'Ă©voquer les pĂ©riodes romaines et byzantines et plus doux dĂšs que s'installe la pĂ©riode musulmane. Un message subliminal ?
Le charme du Topkapi
Depuis les jardins du Topkapi, on aperçoit, au loin, les hauts immeubles qui poussent désormais comme des champignons à Istanbul. En contrebas, les remparts défensifs construits sous l'empereur Théodose II (© PB)
AprÚs ces deux visites, il ne restait guÚre de temps à consacrer au palais de Topkapi, qui fut, de 1465 à 1853, la résidence principale des sultans ottomans.
Celui qui revient Ă Istanbul lâa, en gĂ©nĂ©ral, dĂ©jĂ visitĂ©, mais le charme opĂšre toujours. Ce vaste complexe dĂ©roule en effet des centaines de piĂšces et de chambres autour de trois cours intĂ©rieures reliĂ©es par des galeries et des passages. La derniĂšre Ă©tait celle du harem, le quartier des femmes.
Seules les piĂšces les plus importantes âet leurs collections de porcelaines, de vĂȘtements, dâarmes, de miniatures, de manuscrits de calligraphies- sont ouvertes au public. Cela suffit pour saisir le raffinement de l'Ă©poque ottomane -et ses emprunts Ă lâart europĂ©en. Et admirer encore une fois le trĂ©sor impĂ©rial et son diamant de 85,8 carats taillĂ© en poire !
Ensuite, la rapide dĂ©ambulation dans les jardins sâaccompagne dâune dĂ©ception. Disparus en effet le restaurant et le cafĂ© qui, installĂ©s sur des terrasses, permettaient de profiter Ă plein de la vue panoramique sur la mer de Marmara, sur la Corne dâOr et sur la rive opposĂ©e du Bosphore oĂč loge justement The Peninsula !
Ils ont Ă©tĂ© fermĂ©s quand il a fallu consolider les murs de soutĂšnement, me console, Cek, mon guide. Dommage, tout de mĂȘme !
Celui qui revient Ă Istanbul lâa, en gĂ©nĂ©ral, dĂ©jĂ visitĂ©, mais le charme opĂšre toujours. Ce vaste complexe dĂ©roule en effet des centaines de piĂšces et de chambres autour de trois cours intĂ©rieures reliĂ©es par des galeries et des passages. La derniĂšre Ă©tait celle du harem, le quartier des femmes.
Seules les piĂšces les plus importantes âet leurs collections de porcelaines, de vĂȘtements, dâarmes, de miniatures, de manuscrits de calligraphies- sont ouvertes au public. Cela suffit pour saisir le raffinement de l'Ă©poque ottomane -et ses emprunts Ă lâart europĂ©en. Et admirer encore une fois le trĂ©sor impĂ©rial et son diamant de 85,8 carats taillĂ© en poire !
Ensuite, la rapide dĂ©ambulation dans les jardins sâaccompagne dâune dĂ©ception. Disparus en effet le restaurant et le cafĂ© qui, installĂ©s sur des terrasses, permettaient de profiter Ă plein de la vue panoramique sur la mer de Marmara, sur la Corne dâOr et sur la rive opposĂ©e du Bosphore oĂč loge justement The Peninsula !
Ils ont Ă©tĂ© fermĂ©s quand il a fallu consolider les murs de soutĂšnement, me console, Cek, mon guide. Dommage, tout de mĂȘme !
Santé !
LâaprĂšs-midi est donc largement entamĂ© Ă notre arrivĂ©e au Karaköy Lokantasi.
Créé en 2000, il a dâabord Ă©tĂ© un restaurant de quartier, trĂšs populaire, installĂ© Ă droite de lâemplacement occupĂ© dĂ©sormais par The Peninsula. Il y a trois ans, il a dĂ©mĂ©nagĂ© un peu plus loin, dans le tout nouveau Galataport Mall Istanbul oĂč il prospĂšre aujourdâhui.
Ses spĂ©cialitĂ©s ? Le soir, des mezzĂ©s et des plats plus sophistiquĂ©s. A midi, une bonne cuisine turque traditionnelle. Et, bien sĂ»r, toujours des mezzĂ©s accompagnĂ©s, pour les amateurs, dâun verre de raki, cette eau de vie de vin aromatisĂ©e Ă lâanis qui, en Turquie, fait figure de boisson nationale. Comment ne pas se laisser tenter ? SantĂ© !
AprĂšs ces agapes, une petite marche sur les quais -bien amĂ©nagĂ©s- du Bosphore sâimpose, suivie par un peu de shopping dans les boutiques de prestige qui ont dĂ©sormais pignon sur rue, dans le Galataport Mall.
Avec, chemin faisant, une dĂ©couverte de lâ Istanbul Modern, le nouveau musĂ©e dâart moderne. Conçu par lâItalien Renzo Piano, son Ă©lĂ©gant bĂątiment rĂ©unit les Ćuvres de nombreux artistes turcs rĂ©vĂ©lĂ©s Ă lâĂ©tranger.
Créé en 2000, il a dâabord Ă©tĂ© un restaurant de quartier, trĂšs populaire, installĂ© Ă droite de lâemplacement occupĂ© dĂ©sormais par The Peninsula. Il y a trois ans, il a dĂ©mĂ©nagĂ© un peu plus loin, dans le tout nouveau Galataport Mall Istanbul oĂč il prospĂšre aujourdâhui.
Ses spĂ©cialitĂ©s ? Le soir, des mezzĂ©s et des plats plus sophistiquĂ©s. A midi, une bonne cuisine turque traditionnelle. Et, bien sĂ»r, toujours des mezzĂ©s accompagnĂ©s, pour les amateurs, dâun verre de raki, cette eau de vie de vin aromatisĂ©e Ă lâanis qui, en Turquie, fait figure de boisson nationale. Comment ne pas se laisser tenter ? SantĂ© !
AprĂšs ces agapes, une petite marche sur les quais -bien amĂ©nagĂ©s- du Bosphore sâimpose, suivie par un peu de shopping dans les boutiques de prestige qui ont dĂ©sormais pignon sur rue, dans le Galataport Mall.
Avec, chemin faisant, une dĂ©couverte de lâ Istanbul Modern, le nouveau musĂ©e dâart moderne. Conçu par lâItalien Renzo Piano, son Ă©lĂ©gant bĂątiment rĂ©unit les Ćuvres de nombreux artistes turcs rĂ©vĂ©lĂ©s Ă lâĂ©tranger.
Les nouveaux visages d'Istanbul
Pour cette troisiĂšme journĂ©e Ă Istanbul, direction la ville moderne, dans le district de BeyoÄlu, du cĂŽtĂ© de la place Taksim, Ă©picentre dâinnombrables manifestations, parfois terminĂ©es dans le sang.
On y parvient en remontant lâİstiklĂąl Caddesi, câest-Ă -dire l' "avenue de l'IndĂ©pendance". Cette longue rue piĂ©tonne au milieu de laquelle court un tramway, est bordĂ©e de "passages" -comme ceux que l'on trouve Ă Paris- et dâinnombrables boutiques oĂč Stambouliotes et touristes font du shopping. Autant que lâon a pu en juger, les boutiques y sont dĂ©sormais moins chics que celles de Galataport Mall.
A l'extrĂ©mitĂ© est de la place Taksim se dresse le nouveau Centre culturel AtatĂŒrk, reconstruit Ă lâemplacement de lâancien.
Fait de beaux matĂ©riaux, notamment du bois, du verre, du mĂ©tal et des cĂ©ramiques, ce bĂątiment, dâallure trĂšs moderne, inaugurĂ© en 2021, a Ă©tĂ© imaginĂ© par l'architecte turc Murat TabanlıoÄlu.
Il abrite un opéra, des salles de théùtre, de cinéma et de concert, un centre d'exposition, une salle de congrÚs, une bibliothÚque, un musée, une galerie d'art ainsi que des cafés et des restaurants.
Parmi ceux-ci, Bizistanbul est un endroit idéal pour dßner. Non seulement les grandes baies vitrées offrent une vue splendide sur les lumiÚres d'Istanbul, mais les plats complexes et sophistiqués de la cuisine ottomane y cÎtoient les recettes secrÚtes des yiayias arméniennes et des mets simples des juifs séfarades. En prime, des cocktails maison raffinés, du raki, du vin...
Lâambiance est assez chic. Tout est rĂ©uni pour une soirĂ©e rĂ©ussie !
On y parvient en remontant lâİstiklĂąl Caddesi, câest-Ă -dire l' "avenue de l'IndĂ©pendance". Cette longue rue piĂ©tonne au milieu de laquelle court un tramway, est bordĂ©e de "passages" -comme ceux que l'on trouve Ă Paris- et dâinnombrables boutiques oĂč Stambouliotes et touristes font du shopping. Autant que lâon a pu en juger, les boutiques y sont dĂ©sormais moins chics que celles de Galataport Mall.
A l'extrĂ©mitĂ© est de la place Taksim se dresse le nouveau Centre culturel AtatĂŒrk, reconstruit Ă lâemplacement de lâancien.
Fait de beaux matĂ©riaux, notamment du bois, du verre, du mĂ©tal et des cĂ©ramiques, ce bĂątiment, dâallure trĂšs moderne, inaugurĂ© en 2021, a Ă©tĂ© imaginĂ© par l'architecte turc Murat TabanlıoÄlu.
Il abrite un opéra, des salles de théùtre, de cinéma et de concert, un centre d'exposition, une salle de congrÚs, une bibliothÚque, un musée, une galerie d'art ainsi que des cafés et des restaurants.
Parmi ceux-ci, Bizistanbul est un endroit idéal pour dßner. Non seulement les grandes baies vitrées offrent une vue splendide sur les lumiÚres d'Istanbul, mais les plats complexes et sophistiqués de la cuisine ottomane y cÎtoient les recettes secrÚtes des yiayias arméniennes et des mets simples des juifs séfarades. En prime, des cocktails maison raffinés, du raki, du vin...
Lâambiance est assez chic. Tout est rĂ©uni pour une soirĂ©e rĂ©ussie !
En bateau sur le Bosphore
Encore une journĂ©e complĂšte ! Autant en profiter pour sâoffrir un incontournable de tout sĂ©jour stambouliote, une croisiĂšre sur le Bosphore.
Bien sûr, la conciergerie de The Peninsula arrange, à la demande, des croisiÚres privées (deux heures minimum) sur un yacht. Et bien d'autres "expériences exclusives".
Qui veut sâimprĂ©gner au plus prĂšs de lâatmosphĂšre unique dâIstanbul peut aussi, comme nous lâavons fait, se dĂ©brouiller seul. Et filer, de lâautre cĂŽtĂ© du pont de Galata, jusquâĂ lâembarcadĂšre dâEminonĂŒ dâoĂč partent les bateaux. Lâachat des billets se fait sur place.
LIRE AUSSI : L'Office de tourisme de Turquie mise sur le durable
Les croisiĂšres ordinaires durent deux heures, aller-retour. Dâautres prennent quasiment la journĂ©e : le bateau remonte alors pendant 1h30 au nord du Bosphore jusquâĂ Anadolu KavaÄı, bourgade situĂ©e sur la rive asiatique presque Ă lâembouchure de la Mer Noire. ArrivĂ©s lĂ , les passagers ont 2h30 de temps libre pour dĂ©jeuner (lâidĂ©al, un plat de poisson !) et dĂ©couvrir le village avant revenir en bateau Ă leur point de dĂ©part.
Quelle que soit lâoption choisie, la navigation sur ce dĂ©troit long de 32 km permet dâadmirer lâuniversitĂ© de Galatasaray, des forteresses mĂ©diĂ©vales, de somptueux palais -dont celui de Dolmabahce oĂč rĂ©sidĂšrent les sultans ottomans de 1853 Ă 1922-, et aussi quelques-unes des 660 yalı stambouliotes, ces grandes demeures en bois qui bordent le Bosphore depuis lâEmpire ottoman.
Bien sûr, la conciergerie de The Peninsula arrange, à la demande, des croisiÚres privées (deux heures minimum) sur un yacht. Et bien d'autres "expériences exclusives".
Qui veut sâimprĂ©gner au plus prĂšs de lâatmosphĂšre unique dâIstanbul peut aussi, comme nous lâavons fait, se dĂ©brouiller seul. Et filer, de lâautre cĂŽtĂ© du pont de Galata, jusquâĂ lâembarcadĂšre dâEminonĂŒ dâoĂč partent les bateaux. Lâachat des billets se fait sur place.
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Les croisiĂšres ordinaires durent deux heures, aller-retour. Dâautres prennent quasiment la journĂ©e : le bateau remonte alors pendant 1h30 au nord du Bosphore jusquâĂ Anadolu KavaÄı, bourgade situĂ©e sur la rive asiatique presque Ă lâembouchure de la Mer Noire. ArrivĂ©s lĂ , les passagers ont 2h30 de temps libre pour dĂ©jeuner (lâidĂ©al, un plat de poisson !) et dĂ©couvrir le village avant revenir en bateau Ă leur point de dĂ©part.
Quelle que soit lâoption choisie, la navigation sur ce dĂ©troit long de 32 km permet dâadmirer lâuniversitĂ© de Galatasaray, des forteresses mĂ©diĂ©vales, de somptueux palais -dont celui de Dolmabahce oĂč rĂ©sidĂšrent les sultans ottomans de 1853 Ă 1922-, et aussi quelques-unes des 660 yalı stambouliotes, ces grandes demeures en bois qui bordent le Bosphore depuis lâEmpire ottoman.
« Bye bye Istanbul ! »
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Cette journĂ©e de navigation Ă©tonnante en couleurs, saveurs et odeurs sâest terminĂ©e par une virĂ©e au bazar Ă©gyptien, installĂ© dans un vaste bĂątiment en briques non loin de lâembarcadĂšre dâEminonĂŒ. Il n'a rien d'Ă©gyptien mais tient son nom du pays oĂč furent collectĂ©s les impĂŽts collectĂ©s par lâempire ottoman pour financer sa construction en 1660.
Il reste le centre du commerce des Ă©pices Ă Istanbul, mĂȘme si vendeurs de loukoums et autres friandises, de fruits secs, de bijoux, de tissus, de souvenirs prennent plus en plus de place, dĂ©bordant sur les ruelles adjacentes. Les pyramides dâĂ©pices colorĂ©es font donc toujours le spectacle sur les Ă©tals.
Il n'Ă©tait pas question de me priver de ce festival de couleurs et de ces effluves qui font rĂȘver, avant de passer ma derniĂšre nuit sur les bords du Bosphore.
Le lendemain, comme il est l'usage dans cet Ă©tablissement qui a, souligne Jonathan Crook, son directeur gĂ©nĂ©ral, "un grand sens de l'hospitalitĂ© et du service", Le Peninsula m'a laissĂ© profiter de ma chambre jusque tard dans lâaprĂšs-midi, mon vol de retour Ă©tant dans la soirĂ©e.
Le moment de dire « Bye bye » au Peninsula et Ă Istanbul, a quand mĂȘme fini par arriver. Et il a bien fallu me rĂ©soudre Ă grimper dans la MercĂ©dĂšs verte du Peninsula pour filer Ă lâaĂ©roport.
Il reste le centre du commerce des Ă©pices Ă Istanbul, mĂȘme si vendeurs de loukoums et autres friandises, de fruits secs, de bijoux, de tissus, de souvenirs prennent plus en plus de place, dĂ©bordant sur les ruelles adjacentes. Les pyramides dâĂ©pices colorĂ©es font donc toujours le spectacle sur les Ă©tals.
Il n'Ă©tait pas question de me priver de ce festival de couleurs et de ces effluves qui font rĂȘver, avant de passer ma derniĂšre nuit sur les bords du Bosphore.
Le lendemain, comme il est l'usage dans cet Ă©tablissement qui a, souligne Jonathan Crook, son directeur gĂ©nĂ©ral, "un grand sens de l'hospitalitĂ© et du service", Le Peninsula m'a laissĂ© profiter de ma chambre jusque tard dans lâaprĂšs-midi, mon vol de retour Ă©tant dans la soirĂ©e.
Le moment de dire « Bye bye » au Peninsula et Ă Istanbul, a quand mĂȘme fini par arriver. Et il a bien fallu me rĂ©soudre Ă grimper dans la MercĂ©dĂšs verte du Peninsula pour filer Ă lâaĂ©roport.
Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Paula Boyer































