Retard de vol et circonstances extraordinaires : l’indemnisation en question ? - Depositphotos.com Auteur Savvatexture
Une passagère ayant réservé un vol entre Paris et Fort-de-France a saisi la médiation afin d’obtenir une indemnisation à la suite du retard de son vol.
À l’arrivée, le vol accusait en effet un retard supérieur à trois heures.
La voyageuse estimait donc pouvoir bénéficier de l’indemnisation prévue par le droit européen en matière de transport aérien.
La compagnie aérienne a toutefois refusé cette demande, indiquant que le retard résultait d’une circonstance exceptionnelle indépendante de sa volonté.
À l’arrivée, le vol accusait en effet un retard supérieur à trois heures.
La voyageuse estimait donc pouvoir bénéficier de l’indemnisation prévue par le droit européen en matière de transport aérien.
La compagnie aérienne a toutefois refusé cette demande, indiquant que le retard résultait d’une circonstance exceptionnelle indépendante de sa volonté.
Ce que disent les textes :
Toutefois, ce même texte prévoit une exonération lorsque le retard résulte de circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises. La jurisprudence de la CJUE a notamment reconnu, dans un arrêt du 4 mai 2017 (Peskova et Peska c/ Travel Service), qu’une collision aviaire constitue une telle circonstance extraordinaire.
En l’espèce, les documents transmis par la compagnie, notamment un rapport d’incident et le suivi opérationnel du vol, établissent que l’appareil a subi un choc avec un oiseau ayant endommagé les pales d’un moteur. Cette situation a nécessité une intervention technique avant le départ de l’appareil, provoquant le retard constaté.
Conformément à l’article 9 du Code de procédure civile, chaque partie doit apporter la preuve des faits qu’elle invoque. Les éléments produits par le transporteur démontrent que le retard trouve son origine dans un événement extérieur à l’exploitation normale de la compagnie et échappant à son contrôle.
Ce que préconise la Médiation Tourisme et Voyage :
Dans ces conditions, la collision aviaire constitue une circonstance extraordinaire exonérant la compagnie du versement de l’indemnisation forfaitaire prévue par le règlement.
Au regard de l’ensemble des éléments de fait et de droit, la médiation estime ne disposer d’aucun fondement juridique permettant de recommander à la compagnie aérienne de faire droit à la demande d’indemnisation de la passagère.
Au regard de l’ensemble des éléments de fait et de droit, la médiation estime ne disposer d’aucun fondement juridique permettant de recommander à la compagnie aérienne de faire droit à la demande d’indemnisation de la passagère.
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La Médiation Tourisme et Voyage :
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En 2024, la Médiation Tourisme et Voyage (MTV) a traité 16 000 dossiers.
Les dossiers traités par la MTV sont exclusivement issus de litiges entre consommateurs et professionnels. Le recours à un médiateur est désormais obligatoire pour toutes les entreprises, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 € par infraction.
Le champ de compétence de la MTV couvre le transport aérien, ferroviaire (hors SNCF et RATP), routier, les opérateurs de voyages, l’hôtellerie, mais aussi les secteurs du sport et des loisirs. En deux ans, l’équipe est passée de 9 à 19 juristes pour répondre à la croissance des demandes.
Les litiges liés au transport aérien représentent deux tiers des dossiers. 79% des litiges proviennent de ventes en ligne contre 16% issues de points de vente physiques.
Enfin, la confiance dans le dispositif est renforcée par un taux d’adhésion élevé : 97% des avis rendus par la MTV sont acceptés par les parties.
www.mtv.travel
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