Les réseaux d’agences enregistrent globalement un bon démarrage des ventes en ce début d’année 2026 - Depositphotos.com, sohagsarkar387
Après une bonne année 2025, les agences démarrent l’exercice de façon globalement optimiste, malgré quelques signaux invitant à la vigilance.
« On est sur une très belle tendance de début d'année, avec une croissance à deux chiffres sur les prises de commandes », indique Grégory Monna, directeur général adjoint du groupe Chauchard.
Une dynamique qui s’inscrit dans la continuité de la fin d’année. « On est arrivé à la fin 2025 avec une avance très confortable sur nos réservations pour 2026 par rapport à N-1. Et là, on embraye sur ce début d'année de manière relativement optimiste. »
Même satisfaction chez Périer Voyages. « L’année 2026 est bien partie. Nous sommes en avance par rapport à l'année dernière à date, sur notre exercice qui court du 1er novembre 2025 au 31 octobre 2026 », souligne Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale.
Les chiffres confirment cette tendance. « Les ventes sur le segment de l’individuel sont en avance de 6,73%. Le marché des groupes progresse de 9,48%. Au global, les ventes Périer Voyages affichent une progression de 7,90%. »
Chez Verdié Voyages, le constat est plus nuancé sur le très court terme. « Jusqu’à fin 2025, les carnets de commandes étaient plutôt bien orientés. En revanche, la première semaine de janvier a été plus calme.
Je pense que la météo a beaucoup joué, tout comme les blocages dans certaines villes en impactant la fréquentation des agences », analyse Yves Verdié, président du groupe Verdié. Malgré ce ralentissement ponctuel, il se félicite toutefois d’avoir débuté l’année avec « en portefeuille, une croissance à deux chiffres en termes de nombre de clients ».
Chez Prêt à Partir, Fatima Faivre nuance également le tableau. « Les ventes sont bonnes. Pas partout, en toute sincérité. »
Les petites agences ont parfois marqué le pas en décembre. « Il y a eu des demandes, des projets étudiés, mais pas encore concrétisés. Je pense qu’ils vont l’être ce mois-ci. » À l’inverse, dans les grosses agences, « c’est très positif ».
Une prudence également partagée par Grégory Monna : « On est plutôt optimiste sur ce début de saison. Mais je reste assez prudent. Tensions sociales, conflits agricoles, tensions internationales… La prudence est de mise. Toujours. »
« On est sur une très belle tendance de début d'année, avec une croissance à deux chiffres sur les prises de commandes », indique Grégory Monna, directeur général adjoint du groupe Chauchard.
Une dynamique qui s’inscrit dans la continuité de la fin d’année. « On est arrivé à la fin 2025 avec une avance très confortable sur nos réservations pour 2026 par rapport à N-1. Et là, on embraye sur ce début d'année de manière relativement optimiste. »
Même satisfaction chez Périer Voyages. « L’année 2026 est bien partie. Nous sommes en avance par rapport à l'année dernière à date, sur notre exercice qui court du 1er novembre 2025 au 31 octobre 2026 », souligne Anne-Sophie Lecarpentier, directrice générale.
Les chiffres confirment cette tendance. « Les ventes sur le segment de l’individuel sont en avance de 6,73%. Le marché des groupes progresse de 9,48%. Au global, les ventes Périer Voyages affichent une progression de 7,90%. »
Chez Verdié Voyages, le constat est plus nuancé sur le très court terme. « Jusqu’à fin 2025, les carnets de commandes étaient plutôt bien orientés. En revanche, la première semaine de janvier a été plus calme.
Je pense que la météo a beaucoup joué, tout comme les blocages dans certaines villes en impactant la fréquentation des agences », analyse Yves Verdié, président du groupe Verdié. Malgré ce ralentissement ponctuel, il se félicite toutefois d’avoir débuté l’année avec « en portefeuille, une croissance à deux chiffres en termes de nombre de clients ».
Chez Prêt à Partir, Fatima Faivre nuance également le tableau. « Les ventes sont bonnes. Pas partout, en toute sincérité. »
Les petites agences ont parfois marqué le pas en décembre. « Il y a eu des demandes, des projets étudiés, mais pas encore concrétisés. Je pense qu’ils vont l’être ce mois-ci. » À l’inverse, dans les grosses agences, « c’est très positif ».
Une prudence également partagée par Grégory Monna : « On est plutôt optimiste sur ce début de saison. Mais je reste assez prudent. Tensions sociales, conflits agricoles, tensions internationales… La prudence est de mise. Toujours. »
Une envie de voyager intacte malgré le contexte géopolitique
« Parfois, on a des clients qui disent qu’ils ne veulent plus partir compte tenu du contexte géopolitique. L’ intelligence artificielle les inquiète aussi », observe Fatima Faivre. Mais elle tempère aussitôt. « Finalement, ils relativisent et choisissent de partir. »
Même perception chez Périer Voyages, malgré un léger trou d’air début janvier. « Il y avait une petite baisse des réservations en raison des intempéries, mais depuis quelques jours, le retard est rattrapé avec de très beaux dossiers », affirme Anne-Sophie Lecarpentier.
Chez Verdié Voyages, le discours reste mesuré. « Le contexte géopolitique est un peu tendu. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui, ce n’est pas soudain. On n’identifie pas trop encore les impacts des événements en Iran. Est-ce que ça va jouer sur tout le Moyen-Orient ? On ne sait pas », s’interroge Yves Verdié.
Le discours est en revanche plus réservé chez Marietton Développement. « Depuis le 2 janvier, c’est moyen. Nous sommes en retrait par rapport à l’année dernière », observe Laurent Abitbol, président de Marietton Développement, Havas Voyages et Selectour.
Sans pour autant s'alarmer. « La situation n'est pas alarmiste, d'autant que 2025 était une très bonne année. Est-ce la météo ou le climat politique ? C'est toute la profession. »
Le long-courrier pèse son poids
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Côté destinations, peu de raz-de-marée mais une grande diversité dans les choix des clients.
« On a du mal à tirer des tendances lourdes », reconnaît Grégory Monna. Certaines destinations ressortent néanmoins. « La Polynésie fonctionne fort. On fait pas mal d’ Égypte. On a du Costa Rica. C’est une période où l’on vend beaucoup de long-courriers. Il y a eu également beaucoup de croisières. »
Pour Verdié Voyages, cette logique s’inscrit dans la durée : « En général, au 1er janvier, les ventes engrangées concernent essentiellement du long-courrier. Les gens achètent avec une certaine anticipation. Globalement, notre clientèle anticipe. Et puis ne serait-ce que parce qu’ils ont compris que pour profiter de tarifs, il faut anticiper ? »
Chez Prêt à Partir, le panorama est tout aussi large. « Il y a énormément de destinations qui tirent leur épingle du jeu », observe Fatima Faivre. « L’océan Indien revient en force, notamment avec Maurice. L’Asie aussi, avec la Thaïlande. L’Amérique latine revient avec de petites destinations comme l’Équateur. »
Enfin, pour le groupe Vic Transport, la dynamique est jugée encourageante, notamment sur le produit autocar.
« La brochure hiver, lancée en octobre, a très bien fonctionné. La nouvelle brochure prévue en janvier sera un indicateur clé, mais c’est plutôt positif », indique Sébastien Guillaud, directeur général de Voyages Fournier et de Jacqueson Tourisme.
Selon l’Observatoire des Vacances des Français EDV / Orchestra, publié en décembre 2025, le moyen-courrier s’impose comme le principal moteur de la croissance des départs au premier trimestre 2026. Le long-courrier présente une situation plus contrastée : le volume d’affaires est stable, la hausse du nombre de dossiers (+3%) compensant la baisse du panier moyen.
Entre optimisme mesuré et vigilance, ce début d’année confirme une tendance de fond : malgré les incertitudes économiques et géopolitiques, l’envie de voyager reste bien présente. Un moteur essentiel pour des agences qui abordent 2026 avec, pour beaucoup, une avance confortable et une attention constante portée aux signaux du marché.
« On a du mal à tirer des tendances lourdes », reconnaît Grégory Monna. Certaines destinations ressortent néanmoins. « La Polynésie fonctionne fort. On fait pas mal d’ Égypte. On a du Costa Rica. C’est une période où l’on vend beaucoup de long-courriers. Il y a eu également beaucoup de croisières. »
Pour Verdié Voyages, cette logique s’inscrit dans la durée : « En général, au 1er janvier, les ventes engrangées concernent essentiellement du long-courrier. Les gens achètent avec une certaine anticipation. Globalement, notre clientèle anticipe. Et puis ne serait-ce que parce qu’ils ont compris que pour profiter de tarifs, il faut anticiper ? »
Chez Prêt à Partir, le panorama est tout aussi large. « Il y a énormément de destinations qui tirent leur épingle du jeu », observe Fatima Faivre. « L’océan Indien revient en force, notamment avec Maurice. L’Asie aussi, avec la Thaïlande. L’Amérique latine revient avec de petites destinations comme l’Équateur. »
Enfin, pour le groupe Vic Transport, la dynamique est jugée encourageante, notamment sur le produit autocar.
« La brochure hiver, lancée en octobre, a très bien fonctionné. La nouvelle brochure prévue en janvier sera un indicateur clé, mais c’est plutôt positif », indique Sébastien Guillaud, directeur général de Voyages Fournier et de Jacqueson Tourisme.
Selon l’Observatoire des Vacances des Français EDV / Orchestra, publié en décembre 2025, le moyen-courrier s’impose comme le principal moteur de la croissance des départs au premier trimestre 2026. Le long-courrier présente une situation plus contrastée : le volume d’affaires est stable, la hausse du nombre de dossiers (+3%) compensant la baisse du panier moyen.
Entre optimisme mesuré et vigilance, ce début d’année confirme une tendance de fond : malgré les incertitudes économiques et géopolitiques, l’envie de voyager reste bien présente. Un moteur essentiel pour des agences qui abordent 2026 avec, pour beaucoup, une avance confortable et une attention constante portée aux signaux du marché.






Publié par Caroline Lelievre 














