1. Commencer par mesurer son empreinte carbone
Avant de définir un plan d’action, encore faut-il savoir d’où viennent les émissions. Un bilan carbone permet de distinguer celles liées au fonctionnement de l’entreprise de celles générées par les voyages vendus à ses clients.
Pour Jean-Christophe Guérin, qui a engagé sa réflexion sur le sujet après la crise du Covid, la première étape consiste à établir un état des lieux. « Quand on monte sur la balance, ça veut dire qu'à un moment donné, on fait un arrêt sur image et il faut qu'on ait un chiffre », explique-t-il.
Inutile pour autant d’attendre de disposer de données parfaites pour commencer. « S'il n'y a pas de chiffre en face, ça ne marche pas. On peut se raconter ce qu'on veut », insiste le président d’ATR.
Recensez les principaux postes d’émissions, réunissez les données disponibles et identifiez les zones d’incertitude. Pour une petite structure, une première estimation peut suffire à lancer la démarche, quitte à l’affiner ensuite. L’objectif est de comprendre où se situent les émissions les plus importantes.
Pour Jean-Christophe Guérin, qui a engagé sa réflexion sur le sujet après la crise du Covid, la première étape consiste à établir un état des lieux. « Quand on monte sur la balance, ça veut dire qu'à un moment donné, on fait un arrêt sur image et il faut qu'on ait un chiffre », explique-t-il.
Inutile pour autant d’attendre de disposer de données parfaites pour commencer. « S'il n'y a pas de chiffre en face, ça ne marche pas. On peut se raconter ce qu'on veut », insiste le président d’ATR.
Recensez les principaux postes d’émissions, réunissez les données disponibles et identifiez les zones d’incertitude. Pour une petite structure, une première estimation peut suffire à lancer la démarche, quitte à l’affiner ensuite. L’objectif est de comprendre où se situent les émissions les plus importantes.
2. Fixer des objectifs concrets et suivre les progrès
<img src="https://www.tourmag.com/my/tourmag/site/version2020/regie-video/pixel.png" width="1" height="1" style="border:0px" id="debloquage_article_abonnement">Une fois le bilan établi, il faut définir des priorités. Vouloir agir sur tous les sujets en même temps risque de disperser les efforts. L’entreprise peut commencer par les postes les plus émetteurs, puis se donner des objectifs mesurables et un calendrier.
Jean-Christophe Guérin a ainsi travaillé à partir d’une année de référence pour suivre l’évolution des émissions de son entreprise. Il recommande de regarder les résultats dans la durée et de les mettre en regard de l’activité économique.
« Il faut qu'on se donne une zone de progrès », explique-t-il. Pour lui, cette démarche ne doit pas se limiter à une baisse théorique des émissions : elle doit aussi permettre de réfléchir à la manière dont l’entreprise continuera à créer de la valeur.
Choisissez quelques indicateurs à suivre régulièrement : émissions liées aux voyages commercialisés, déplacements professionnels, consommation énergétique ou volume de supports imprimés. Définissez une année de référence et fixez des objectifs réalistes à différentes échéances. Un tableau de bord simple, actualisé régulièrement, est préférable à des engagements difficiles à suivre.
Jean-Christophe Guérin a ainsi travaillé à partir d’une année de référence pour suivre l’évolution des émissions de son entreprise. Il recommande de regarder les résultats dans la durée et de les mettre en regard de l’activité économique.
« Il faut qu'on se donne une zone de progrès », explique-t-il. Pour lui, cette démarche ne doit pas se limiter à une baisse théorique des émissions : elle doit aussi permettre de réfléchir à la manière dont l’entreprise continuera à créer de la valeur.
Choisissez quelques indicateurs à suivre régulièrement : émissions liées aux voyages commercialisés, déplacements professionnels, consommation énergétique ou volume de supports imprimés. Définissez une année de référence et fixez des objectifs réalistes à différentes échéances. Un tableau de bord simple, actualisé régulièrement, est préférable à des engagements difficiles à suivre.
3. Repenser les voyages, pas seulement les bureaux
Pour un professionnel qui conçoit ou commercialise des séjours, le principal levier ne se situe pas forcément dans ses locaux. Il peut aussi résider dans la manière de construire les itinéraires, de sélectionner les activités et de conseiller les clients.
Jean-Christophe Guérin prend l’exemple des safaris en Afrique commercialisés par sa marque Vie Sauvage. Le coût journalier des parcs incite souvent les voyageurs à y concentrer leur séjour sur un nombre limité de jours. Son approche consiste à enrichir le programme avec d’autres expériences : immersion locale, découverte de la faune et de la flore en dehors des parcs, rencontres avec des ONG ou encore activités à vélo.
L’objectif est notamment d’inciter les clients à prolonger leur séjour et à mieux découvrir le territoire. « On regarde la moyenne de nos séjours par destination, et on s'objective sur le fait de vendre plus de journées », explique-t-il.
Le raisonnement est aussi économique : le vol long-courrier ayant déjà été effectué, prolonger le séjour peut permettre de générer davantage de valeur sur place sans ajouter un nouveau vol international. L’impact total dépend toutefois des transports, de l’hébergement et des activités supplémentaires.
Le conseil pratique : passez en revue les itinéraires du catalogue. Peut-on limiter les trajets inutiles, éviter les allers-retours, favoriser les étapes plus longues ou intégrer des activités accessibles sans transport supplémentaire ? L’enjeu est de proposer des séjours cohérents, plutôt que d’ajouter des expériences simplement pour afficher une démarche responsable.
Jean-Christophe Guérin prend l’exemple des safaris en Afrique commercialisés par sa marque Vie Sauvage. Le coût journalier des parcs incite souvent les voyageurs à y concentrer leur séjour sur un nombre limité de jours. Son approche consiste à enrichir le programme avec d’autres expériences : immersion locale, découverte de la faune et de la flore en dehors des parcs, rencontres avec des ONG ou encore activités à vélo.
L’objectif est notamment d’inciter les clients à prolonger leur séjour et à mieux découvrir le territoire. « On regarde la moyenne de nos séjours par destination, et on s'objective sur le fait de vendre plus de journées », explique-t-il.
Le raisonnement est aussi économique : le vol long-courrier ayant déjà été effectué, prolonger le séjour peut permettre de générer davantage de valeur sur place sans ajouter un nouveau vol international. L’impact total dépend toutefois des transports, de l’hébergement et des activités supplémentaires.
Le conseil pratique : passez en revue les itinéraires du catalogue. Peut-on limiter les trajets inutiles, éviter les allers-retours, favoriser les étapes plus longues ou intégrer des activités accessibles sans transport supplémentaire ? L’enjeu est de proposer des séjours cohérents, plutôt que d’ajouter des expériences simplement pour afficher une démarche responsable.
4. Faire évoluer les habitudes de déplacement des équipes
Les voyages de reconnaissance, les rendez-vous professionnels et les déplacements commerciaux font partie du quotidien du secteur. Mais leur fréquence et leur organisation méritent d’être interrogées.
Au sein de son entreprise, Jean-Christophe Guérin a notamment revu les règles concernant les voyages de reconnaissance. « J'impose que chacun puisse réaliser une reconnaissance par an », explique-t-il. Il se montre également très réservé sur les éductours de quelques jours : « Je n'apprends rien en quatre jours. »
À l’inverse, lorsqu’un salarié se rend déjà à destination, prolonger son séjour pour travailler à distance peut parfois éviter un nouveau déplacement ultérieur. Le dirigeant cite notamment le cas d’une collaboratrice partie en reconnaissance au Botswana, qu’il préfère voir rester plus longtemps sur place afin de travailler à distance et de profiter davantage de la destination.
Au sein de son entreprise, Jean-Christophe Guérin a notamment revu les règles concernant les voyages de reconnaissance. « J'impose que chacun puisse réaliser une reconnaissance par an », explique-t-il. Il se montre également très réservé sur les éductours de quelques jours : « Je n'apprends rien en quatre jours. »
À l’inverse, lorsqu’un salarié se rend déjà à destination, prolonger son séjour pour travailler à distance peut parfois éviter un nouveau déplacement ultérieur. Le dirigeant cite notamment le cas d’une collaboratrice partie en reconnaissance au Botswana, qu’il préfère voir rester plus longtemps sur place afin de travailler à distance et de profiter davantage de la destination.
5. Réduire aussi l’impact du fonctionnement quotidien
La transition passe également par les bureaux et l’organisation du travail. Les Compagnies du Voyage ont notamment réduit la surface de leurs locaux, passant d’environ 180 m² à 60 m², en s’appuyant davantage sur le coworking et le travail à distance.
« On a réduit la surface des locaux, on est passé sur des contrats énergie verte », résume Jean-Christophe Guérin. L’entreprise a également dématérialisé ses processus, alors qu’elle fonctionnait auparavant avec beaucoup de papier.
Ces changements constituent un premier levier de mobilisation des équipes. Mais le dirigeant rappelle qu’il faut garder en tête leur poids relatif dans le bilan global : les émissions liées au fonctionnement interne restent limitées par rapport à celles associées aux voyages commercialisés.
« On a réduit la surface des locaux, on est passé sur des contrats énergie verte », résume Jean-Christophe Guérin. L’entreprise a également dématérialisé ses processus, alors qu’elle fonctionnait auparavant avec beaucoup de papier.
Ces changements constituent un premier levier de mobilisation des équipes. Mais le dirigeant rappelle qu’il faut garder en tête leur poids relatif dans le bilan global : les émissions liées au fonctionnement interne restent limitées par rapport à celles associées aux voyages commercialisés.
6. Embarquer les équipes dans la démarche
Un plan carbone ne peut pas reposer uniquement sur une personne chargée de la RSE. Les choix des équipes commerciales, de production, d’achat ou de gestion ont tous une incidence sur les pratiques de l’entreprise.
Pour Jean-Christophe Guérin, désigner un référent peut être utile, à condition de lui confier une véritable mission. Cette personne peut actualiser les données, suivre les objectifs, faire vivre le sujet dans les différents services et alerter la direction lorsque des changements sont nécessaires.
Mais l’engagement du management reste déterminant. Le sujet ne doit pas être traité comme une simple initiative périphérique : il doit trouver sa place dans les décisions stratégiques.
Le conseil pratique : organisez un temps d’échange autour du bilan carbone, partagez les principaux résultats et demandez à chaque service d’identifier des actions réalistes. Le référent doit pouvoir accéder aux données utiles et présenter régulièrement les avancées à la direction. Sans soutien du management, la démarche risque de rester théorique.
Pour Jean-Christophe Guérin, désigner un référent peut être utile, à condition de lui confier une véritable mission. Cette personne peut actualiser les données, suivre les objectifs, faire vivre le sujet dans les différents services et alerter la direction lorsque des changements sont nécessaires.
Mais l’engagement du management reste déterminant. Le sujet ne doit pas être traité comme une simple initiative périphérique : il doit trouver sa place dans les décisions stratégiques.
Le conseil pratique : organisez un temps d’échange autour du bilan carbone, partagez les principaux résultats et demandez à chaque service d’identifier des actions réalistes. Le référent doit pouvoir accéder aux données utiles et présenter régulièrement les avancées à la direction. Sans soutien du management, la démarche risque de rester théorique.
7. Inscrire la transition dans la stratégie commerciale
Réduire son empreinte carbone ne se résume pas à une liste de mesures internes. Pour les tour-opérateurs, agences et autres professionnels du voyage, la démarche interroge aussi le modèle économique et les produits proposés à moyen terme.
Jean-Christophe Guérin invite les entreprises à se projeter sur cinq à dix ans. « Le changement, ce n'est pas pour 2027 », prévient-il, en évoquant les échéances de 2035 et 2050. Il estime nécessaire d’anticiper les évolutions du secteur, notamment celles liées aux coûts de l’énergie et des carburants.
Cette réflexion peut aussi conduire à faire évoluer progressivement l’offre. Plutôt que d’opposer radicalement deux modèles de voyage, l’entreprise peut tester des itinéraires moins émetteurs, développer des séjours en France et en Europe ou faciliter le recours au train lorsque les connexions le permettent.
Le président d’ATR rappelle également que les professionnels ne doivent pas exclure les émissions des voyageurs de leur réflexion. « Le sujet du billet d'avion d'un client qui arrive à destination, il faut l'intégrer. Sinon, c'est se voiler la face », souligne-t-il à propos du bilan carbone des acteurs réceptifs.
Une démarche crédible repose sur des choix concrets et des résultats suivis, pas uniquement sur des arguments de communication. Les professionnels qui souhaitent engager cette démarche peuvent se rapprocher d’ATR, qui propose à ses adhérents un parcours carbone comprenant notamment un webinaire de formation, la réalisation d’un bilan et une réflexion sur la réduction des émissions
Jean-Christophe Guérin invite les entreprises à se projeter sur cinq à dix ans. « Le changement, ce n'est pas pour 2027 », prévient-il, en évoquant les échéances de 2035 et 2050. Il estime nécessaire d’anticiper les évolutions du secteur, notamment celles liées aux coûts de l’énergie et des carburants.
Cette réflexion peut aussi conduire à faire évoluer progressivement l’offre. Plutôt que d’opposer radicalement deux modèles de voyage, l’entreprise peut tester des itinéraires moins émetteurs, développer des séjours en France et en Europe ou faciliter le recours au train lorsque les connexions le permettent.
Le président d’ATR rappelle également que les professionnels ne doivent pas exclure les émissions des voyageurs de leur réflexion. « Le sujet du billet d'avion d'un client qui arrive à destination, il faut l'intégrer. Sinon, c'est se voiler la face », souligne-t-il à propos du bilan carbone des acteurs réceptifs.
Une démarche crédible repose sur des choix concrets et des résultats suivis, pas uniquement sur des arguments de communication. Les professionnels qui souhaitent engager cette démarche peuvent se rapprocher d’ATR, qui propose à ses adhérents un parcours carbone comprenant notamment un webinaire de formation, la réalisation d’un bilan et une réflexion sur la réduction des émissions
Autres articles
-
Voyages de groupes : ATR lance un outil pour évaluer les offres responsables
-
Se lancer en B2B : 8 conseils pour développer son activité avec les agences [ABO]
-
Les 8 nouvelles habitudes des voyageurs que les agences doivent intégrer [ABO]
-
Agent de voyages : 10 compétences qui feront la différence en 2027 [ABO]
-
Agences : 10 conseils pour mieux vendre le train [ABO]
Retrouvez tous les articles de notre série "Agent Très Spécial - Le Guide Pratique du Pro" en cliquant sur ce lien.







Publié par Caroline Lelievre 














