"Les États-Unis, qui étaient les protecteurs de l'Europe, deviennent leur prédateur" selon Pascal Boniface - COnenu généré par l'IA
Le monde s'apprête à souffler sur les braises de l'anniversaire de l'investiture de Donald Trump.
Le 20 janvier 2025, le milliardaire devenait le 47e président des États-Unis. Au-delà des discours, il convient de toujours faire attention aux touches de décoration du personnage.
Ainsi, après avoir placé dans son bureau le portrait d'Andrew Jackson, le premier chef d'État populiste du pays, ce fut au tour de James K. Polk de refaire son entrée à la Maison-Blanche, 176 ans après sa mort.
Le 11e président avait marqué son mandat par une vaste politique expansionniste. Et quand on dresse le bilan de la première année de ce second mandat, ce petit détail ne trompe pas quant aux intentions du pensionnaire de la Maison-Blanche.
"Il n'y a pas vraiment de surprise sur ce que nous avons vécu depuis janvier 2025. C'est un homme politique qui tient ses engagements, qui tient parole, et il avait annoncé tout ce qu'il est en train de faire.
D'habitude, quand un président arrive, il ne change pas totalement la politique étrangère de son pays et s'inscrit dans la continuité. Sauf qu'avec Trump, c'est une rupture totale.
Et quand la première puissance mondiale opère une rupture totale de sa politique étrangère, c'est une rupture totale de l'ordre international," nous explique Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Le 20 janvier 2025, le milliardaire devenait le 47e président des États-Unis. Au-delà des discours, il convient de toujours faire attention aux touches de décoration du personnage.
Ainsi, après avoir placé dans son bureau le portrait d'Andrew Jackson, le premier chef d'État populiste du pays, ce fut au tour de James K. Polk de refaire son entrée à la Maison-Blanche, 176 ans après sa mort.
Le 11e président avait marqué son mandat par une vaste politique expansionniste. Et quand on dresse le bilan de la première année de ce second mandat, ce petit détail ne trompe pas quant aux intentions du pensionnaire de la Maison-Blanche.
"Il n'y a pas vraiment de surprise sur ce que nous avons vécu depuis janvier 2025. C'est un homme politique qui tient ses engagements, qui tient parole, et il avait annoncé tout ce qu'il est en train de faire.
D'habitude, quand un président arrive, il ne change pas totalement la politique étrangère de son pays et s'inscrit dans la continuité. Sauf qu'avec Trump, c'est une rupture totale.
Et quand la première puissance mondiale opère une rupture totale de sa politique étrangère, c'est une rupture totale de l'ordre international," nous explique Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
"Les États-Unis, qui étaient les protecteurs de l'Europe, deviennent leur prédateur"
"Il estime que le monde hérité de 1945, basé sur le droit international, les institutions multilatérales, sur les Nations Unies, est un frein à la puissance américaine, et on doit s'en débarrasser.
De plus, les alliances sont également une source d'obligation inutile et qui ne rapporte rien aux États-Unis," analyse le géopolitologue.
Débarrassée de ces chaines, la nouvelle administration pense qu'il est préférable de traiter bilatéralement avec chaque pays, ce qui sera toujours bénéfique à la bannière étoilée, puisque le rapport de force joue en sa faveur.
A lire : Présidentielle USA : quid des enjeux, selon Pascal Boniface ?
C'est ainsi, qu'elle a appliqué très rapidement des droits de douane dont les montants ont fluctué en fonction des stops mis par les pays concernés. A noter que si cet instrument économique a redressé les recettes du pays, il a mis fin à un chapitre de la mondialisation et grandement affaibli le dollar.
En l'espace d'une année, Donald Trump a réussi à balayer d'un revers de bouton à manchette près de 80 ans de développement et d'apaisement du monde.
"Il est en train de torpiller l'ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale et de mettre fin au concept même du monde occidental.
En effet, même si les Européens font semblant de ne pas s'en rendre compte ou se bercent d'illusions, les États-Unis, qui étaient jusque-là le protecteur de l'Europe, commencent à en devenir le prédateur. Par ailleurs, nous n'avons plus le même système de valeurs.
Les Européens se disent attachés au droit international, aux Nations unies et au multilatéralisme, autant de notions que Trump veut démanteler," affirme le chercheur.
"Vers un monde dans lequel les conflits seront plus nombreux"
Et ce "nouveau monde", tel que le qualifie avec joie la propagande russe, n'augure rien de bon pour nous autres Européens, ni pour la paix mondiale.
"Nous vivons un retour au XIXe siècle, où c'est la loi du plus fort qui prédomine. Ainsi, le plus fort fait ce qu'il veut, pendant que les faibles subissent ce qu'ils peuvent.
Nous nous dirigeons vers un monde dans lequel les conflits pourront devenir plus nombreux.
Si Poutine fait ce qu'il veut en Ukraine avec le feu vert de Trump, et que dans le même temps Trump fait ce qu'il veut au Venezuela, demain ce sera le tour de Cuba, du Groenland et d'autres pays.
Je ne vois pas au nom de quoi on empêcherait le Rwanda de prendre une partie du Congo, ni au nom de quoi on empêcherait Pékin de récupérer Taïwan, etc.
Le droit international n'était pas une barrière hermétique, mais il était utile. Nous vivons vraiment le retour à la loi de la jungle," se montre assez peu optimiste le géopolitologue.
Il suffit de voir l'intervention au Venezuela pour comprendre que les États-Unis viennent de passer du côté obscur de la force.
Ce n'est pas tout, car les récentes déclarations à propos du Groenland font craindre le pire. Ces derniers jours, les pays européens ont envoyé des troupes sur le continent glacé, ce qui n'a pas fait changer la position de l'administration Trump.
Et la porte-parole de la Maison-Blanche de rétorquer qu'elle ne pensait pas que "le déploiement de troupes européennes ait un impact sur la prise de décision du président."
Pour Pascal Boniface, il est temps que l'Europe réagisse.
"Nous devons changer de logiciel.
Nous faisons semblant de penser qu'il y a toujours un monde occidental, et nous faisons aussi semblant de penser que Trump est encore notre allié, et qu'en lui faisant des concessions, on calmera sa colère et sa volonté annexionniste.
Toutes les concessions que nous avons faites jusque-là n'ont rendu en rien Trump plus aimable à notre égard, mais l'ont au contraire rendu plus agressif.
Les Européens doivent se rendre compte que si ce n'est pas la fin de l'OTAN d'un point de vue juridique, c'est la fin de l'OTAN telle que nous la connaissions."
"Nous vivons un retour au XIXe siècle, où c'est la loi du plus fort qui prédomine. Ainsi, le plus fort fait ce qu'il veut, pendant que les faibles subissent ce qu'ils peuvent.
Nous nous dirigeons vers un monde dans lequel les conflits pourront devenir plus nombreux.
Si Poutine fait ce qu'il veut en Ukraine avec le feu vert de Trump, et que dans le même temps Trump fait ce qu'il veut au Venezuela, demain ce sera le tour de Cuba, du Groenland et d'autres pays.
Je ne vois pas au nom de quoi on empêcherait le Rwanda de prendre une partie du Congo, ni au nom de quoi on empêcherait Pékin de récupérer Taïwan, etc.
Le droit international n'était pas une barrière hermétique, mais il était utile. Nous vivons vraiment le retour à la loi de la jungle," se montre assez peu optimiste le géopolitologue.
Il suffit de voir l'intervention au Venezuela pour comprendre que les États-Unis viennent de passer du côté obscur de la force.
Ce n'est pas tout, car les récentes déclarations à propos du Groenland font craindre le pire. Ces derniers jours, les pays européens ont envoyé des troupes sur le continent glacé, ce qui n'a pas fait changer la position de l'administration Trump.
Et la porte-parole de la Maison-Blanche de rétorquer qu'elle ne pensait pas que "le déploiement de troupes européennes ait un impact sur la prise de décision du président."
Pour Pascal Boniface, il est temps que l'Europe réagisse.
"Nous devons changer de logiciel.
Nous faisons semblant de penser qu'il y a toujours un monde occidental, et nous faisons aussi semblant de penser que Trump est encore notre allié, et qu'en lui faisant des concessions, on calmera sa colère et sa volonté annexionniste.
Toutes les concessions que nous avons faites jusque-là n'ont rendu en rien Trump plus aimable à notre égard, mais l'ont au contraire rendu plus agressif.
Les Européens doivent se rendre compte que si ce n'est pas la fin de l'OTAN d'un point de vue juridique, c'est la fin de l'OTAN telle que nous la connaissions."
"Le projet de Poutine et Trump est de démanteler l'Union européenne"
Ce traité, signé en 1949, a mis en place une alliance militaire pour défendre ses membres contre toute attaque armée.
Elle visait notamment à assurer la paix en Europe occidentale et à faire office de dissuasion quant aux velléités expansionnistes qu'aurait pu avoir l'URSS à l'époque.
Pour rappel, l'article 5, qui prévoit qu'une attaque armée contre un membre de l'alliance militaire sera considérée comme une attaque contre tous, appelant ainsi à la solidarité générale, n'a été convoqué qu'une seule fois dans l'histoire par les États-Unis, en 2001.
"Jamais un pays membre de l'Alliance n'a menacé d'annexer soit un État tout entier comme le Canada (Donald Trump a fait cette allusion à de nombreuses reprises, ndlr), soit la majeure partie d'un État comme le Groenland pour le Danemark.
Il tient au Groenland, car cela permettrait d'augmenter de façon très significative la taille des États-Unis. Il veut marquer cela à son actif, comme le président McKinley, tout en contrôlant les voies vers l'Arctique et les ressources en terres rares.
Il ne faut pas croire qu'il n'ira pas jusqu'à l'affrontement armé.
La grille de lecture est la suivante : il veut affaiblir l'Union européenne.
Le projet commun de Poutine et de Trump est d'affaiblir, voire de démanteler l'Union européenne, parce que dans ce cas-là, ils pourront traiter avec 27 pays différents et pas avec un ensemble coordonné," estime Pascal Boniface.
A lire : Une géopolitique bouleversée conditionne l’avenir du tourisme
Et pour cela, la guerre en Ukraine est un levier pour faire flancher la solidarité de l'UE, tout comme les géants du numérique qui se sont mis au diapason de la nouvelle idéologie américaine.
Comme X (ex-Twitter), les réseaux sociaux font évoluer leurs algorithmes pour faire remonter les infox et les prises de parole des candidats de l'extrême droite.
Globalement, le monde démocratique s'effondre sur lui-même, notamment la plus grande d'entre elles...
"Beaucoup d'Américains s'inquiètent quant à l'avenir de la démocratie américaine.
Les libertés universitaires sont de plus en plus remises en cause, et l'ICE fait la chasse aux migrants en embauchant des militants anti-immigration.
N'oublions jamais que Donald Trump est le premier président du pays à avoir approuvé une insurrection contre les institutions le 6 janvier 2021. Nous pouvons nous inquiéter que, si le sort des urnes lui était demain défavorable, il ne respecte pas les résultats.
Il y a quand même 300 millions d'armes à feu qui circulent dans ce pays. Je ne crois pas en une possible guerre civile, mais des violences qui peuvent conduire à des morts en nombre important, on ne peut pas l'exclure, tant les esprits sont chauffés à blanc," poursuit le directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Elle visait notamment à assurer la paix en Europe occidentale et à faire office de dissuasion quant aux velléités expansionnistes qu'aurait pu avoir l'URSS à l'époque.
Pour rappel, l'article 5, qui prévoit qu'une attaque armée contre un membre de l'alliance militaire sera considérée comme une attaque contre tous, appelant ainsi à la solidarité générale, n'a été convoqué qu'une seule fois dans l'histoire par les États-Unis, en 2001.
"Jamais un pays membre de l'Alliance n'a menacé d'annexer soit un État tout entier comme le Canada (Donald Trump a fait cette allusion à de nombreuses reprises, ndlr), soit la majeure partie d'un État comme le Groenland pour le Danemark.
Il tient au Groenland, car cela permettrait d'augmenter de façon très significative la taille des États-Unis. Il veut marquer cela à son actif, comme le président McKinley, tout en contrôlant les voies vers l'Arctique et les ressources en terres rares.
Il ne faut pas croire qu'il n'ira pas jusqu'à l'affrontement armé.
La grille de lecture est la suivante : il veut affaiblir l'Union européenne.
Le projet commun de Poutine et de Trump est d'affaiblir, voire de démanteler l'Union européenne, parce que dans ce cas-là, ils pourront traiter avec 27 pays différents et pas avec un ensemble coordonné," estime Pascal Boniface.
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Et pour cela, la guerre en Ukraine est un levier pour faire flancher la solidarité de l'UE, tout comme les géants du numérique qui se sont mis au diapason de la nouvelle idéologie américaine.
Comme X (ex-Twitter), les réseaux sociaux font évoluer leurs algorithmes pour faire remonter les infox et les prises de parole des candidats de l'extrême droite.
Globalement, le monde démocratique s'effondre sur lui-même, notamment la plus grande d'entre elles...
"Beaucoup d'Américains s'inquiètent quant à l'avenir de la démocratie américaine.
Les libertés universitaires sont de plus en plus remises en cause, et l'ICE fait la chasse aux migrants en embauchant des militants anti-immigration.
N'oublions jamais que Donald Trump est le premier président du pays à avoir approuvé une insurrection contre les institutions le 6 janvier 2021. Nous pouvons nous inquiéter que, si le sort des urnes lui était demain défavorable, il ne respecte pas les résultats.
Il y a quand même 300 millions d'armes à feu qui circulent dans ce pays. Je ne crois pas en une possible guerre civile, mais des violences qui peuvent conduire à des morts en nombre important, on ne peut pas l'exclure, tant les esprits sont chauffés à blanc," poursuit le directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Des questions quant à l'avenir de la démocratie américaine...
"Beaucoup d'Américains s'inquiètent quant à l'avenir de la démocratie américaine" selon Pascal Boniface - RP
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Après le Groenland, la bannière étoilée pourrait se pencher sur le sort de Cuba, de la Colombie ou encore du Canada.
La liste des pays "ennemis" est longue pour un président qui s'est fait élire en promettant de ne plus engager ses soldats dans de nouveaux conflits.
"L'administration veut étrangler économiquement Cuba pour faire tomber le régime. C'est le but personnel de Marco Rubio, son secrétaire d'État, dont les parents ont quitté l'île.
Ils ne veulent pas d'une action militaire parce que ce n'est pas aussi facile que cela et, surtout, Trump ne veut pas risquer de perdre des soldats.
Concernant l'Iran, la solution viendra du peuple iranien et pas des États-Unis. Car même s'ils frappent le pays, cela ne va pas renverser le régime. Regardez au Venezuela, c'est une proche de Maduro qui est au pouvoir."
Les midterms pourraient ne rien chambouler, même si les Démocrates semblent remonter dans les intentions de vote, et la Coupe du monde de football ne sera qu'un prétexte de plus pour mettre en avant le retour d'une Amérique puissante.
Dans ce flot de mauvaises nouvelles et malgré cette vision sombre de l'évolution du monde, qui n'est pas propre, malheureusement, à Pascal Boniface, peut-on trouver de quoi espérer ?
"La grande interrogation reste l'Europe.
Va-t-elle réaliser ce qu'il se passe ? Il faut dresser le constat notarial, clinique et froid de la situation : nous ne sommes plus en situation d'alliance avec les États-Unis.
Nous devons donc faire en sorte de ne plus dépendre des USA pour notre sécurité. Lorsque Trump nous dit que nous avons été créés pour 'entuber' les États-Unis ou que nous sommes ses ennemis, il faut en tenir compte.
Il ne faut surtout pas rentrer dans une politique de soumission," conseille le responsable de l'IRIS.
Et alors que le monde se dirige tout droit vers plus de conflits, le secteur du tourisme ne sera pas épargné.
L'industrie est sans doute celle qui a le plus tiré profit d'une plus grande circulation des hommes ; à l'avenir, ce principe sera sans doute remis en cause. Le gouvernement américain a d'ailleurs annoncé suspendre l'octroi de visas pour 75 pays.
Tant que Trump et ses sbires seront à la tête de la première puissance mondiale, les frontières seront de plus en plus marquées et le terrain de jeu de l'industrie va inévitablement se resserrer.
"Nous allons vers un monde beaucoup plus chaotique, beaucoup plus incertain, parce que quand la première puissance mondiale ne respecte plus les règles qui régissaient le monde, celui-ci devient nettement plus dangereux," conclut le géopolitolgue.
La liste des pays "ennemis" est longue pour un président qui s'est fait élire en promettant de ne plus engager ses soldats dans de nouveaux conflits.
"L'administration veut étrangler économiquement Cuba pour faire tomber le régime. C'est le but personnel de Marco Rubio, son secrétaire d'État, dont les parents ont quitté l'île.
Ils ne veulent pas d'une action militaire parce que ce n'est pas aussi facile que cela et, surtout, Trump ne veut pas risquer de perdre des soldats.
Concernant l'Iran, la solution viendra du peuple iranien et pas des États-Unis. Car même s'ils frappent le pays, cela ne va pas renverser le régime. Regardez au Venezuela, c'est une proche de Maduro qui est au pouvoir."
Les midterms pourraient ne rien chambouler, même si les Démocrates semblent remonter dans les intentions de vote, et la Coupe du monde de football ne sera qu'un prétexte de plus pour mettre en avant le retour d'une Amérique puissante.
Dans ce flot de mauvaises nouvelles et malgré cette vision sombre de l'évolution du monde, qui n'est pas propre, malheureusement, à Pascal Boniface, peut-on trouver de quoi espérer ?
"La grande interrogation reste l'Europe.
Va-t-elle réaliser ce qu'il se passe ? Il faut dresser le constat notarial, clinique et froid de la situation : nous ne sommes plus en situation d'alliance avec les États-Unis.
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Il ne faut surtout pas rentrer dans une politique de soumission," conseille le responsable de l'IRIS.
Et alors que le monde se dirige tout droit vers plus de conflits, le secteur du tourisme ne sera pas épargné.
L'industrie est sans doute celle qui a le plus tiré profit d'une plus grande circulation des hommes ; à l'avenir, ce principe sera sans doute remis en cause. Le gouvernement américain a d'ailleurs annoncé suspendre l'octroi de visas pour 75 pays.
Tant que Trump et ses sbires seront à la tête de la première puissance mondiale, les frontières seront de plus en plus marquées et le terrain de jeu de l'industrie va inévitablement se resserrer.
"Nous allons vers un monde beaucoup plus chaotique, beaucoup plus incertain, parce que quand la première puissance mondiale ne respecte plus les règles qui régissaient le monde, celui-ci devient nettement plus dangereux," conclut le géopolitolgue.






Publié par Romain Pommier 















