La Floride concentre à elle seule les deux plus grands ports de croisière au monde, dont PortMiami, illustrant le poids stratégique du marché américain dans les choix de déploiement des compagnies. @DepositPhotos
Après une année 2025 déjà meilleure que prévu, l’industrie de la croisière devrait battre de nouveaux records en 2026. Selon les projections de l’American Automobile Association (AAA), 21,7 millions d’Américains devraient embarquer sur une croisière maritime en 2026, contre 20,7 millions en 2025.
À l’échelle mondiale, les estimations tablent sur plus de 34 millions de passagers, dépassant nettement les niveaux d’avant-Covid.
Il s’agirait ainsi de la quatrième année consécutive de croissance pour le secteur, une performance rare dans le tourisme, portée par une demande solide, des taux de remplissage élevés et une montée en gamme continue de l’offre.
À l’échelle mondiale, les estimations tablent sur plus de 34 millions de passagers, dépassant nettement les niveaux d’avant-Covid.
Il s’agirait ainsi de la quatrième année consécutive de croissance pour le secteur, une performance rare dans le tourisme, portée par une demande solide, des taux de remplissage élevés et une montée en gamme continue de l’offre.
Des arbitrages en faveur du marché nord-américain
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Mais derrière ces chiffres record se cache un arbitrage stratégique clair de la part des compagnies : les nouveaux navires sont d’abord positionnés sur le marché américain.
Construit en Italie, mais destiné d’emblée au marché américain, le Norwegian Luna illustre le paradoxe européen : son industrie navale bénéficie des commandes mais la croissance opérationnelle se joue ailleurs.
PortMiami et Port Canaveral, les deux principaux ports de croisière de Floride mais aussi du monde, absorbent ainsi l’essentiel des mises en service de nouveaux navires, confirmant la priorité accordée au marché américain.
Le raisonnement est avant tout économique : demande soutenue, infrastructures dimensionnées pour les méga-navires et rentabilité supérieure par passager.
Construit en Italie, mais destiné d’emblée au marché américain, le Norwegian Luna illustre le paradoxe européen : son industrie navale bénéficie des commandes mais la croissance opérationnelle se joue ailleurs.
PortMiami et Port Canaveral, les deux principaux ports de croisière de Floride mais aussi du monde, absorbent ainsi l’essentiel des mises en service de nouveaux navires, confirmant la priorité accordée au marché américain.
Le raisonnement est avant tout économique : demande soutenue, infrastructures dimensionnées pour les méga-navires et rentabilité supérieure par passager.
En Europe, mieux vaut réserver tôt…
En Europe, et plus particulièrement en France et en Italie, le marché est attractif mais sous tension. La demande progresse, mais l’offre n’augmente pas au même rythme.
La plupart des navires positionnés en Méditerranée sont déjà en exploitation depuis plusieurs années, tandis que peu d’unités neuves y sont affectées à l’année - même si le MSC World Asia y est attendu à partir de novembre prochain.
Faute de capacités supplémentaires en 2026, Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières France, l’a rappelé en début d’année, lors du lancement de la campagne de publicité de la compagnie : « MSC est aujourd’hui dans une phase de consolidation, avec de nombreux navires en construction - 12 intégreront la flotte d’ici à 2033, pour atteindre 35 unités - mais, à ce stade, nous n’avons pas encore une augmentation massive de la capacité.
Il faut donc réserver tôt pour être sûr d’avoir les bonnes cabines », a-t-il martelé.
À ces contraintes d’offre s’ajoutent des facteurs locaux qui compliquent l’exploitation en Europe de manière croissante : quotas d’escales, limitations du nombre de passagers débarqués, acceptabilité sociale du tourisme de masse et augmentation de taxes.
La plupart des navires positionnés en Méditerranée sont déjà en exploitation depuis plusieurs années, tandis que peu d’unités neuves y sont affectées à l’année - même si le MSC World Asia y est attendu à partir de novembre prochain.
Faute de capacités supplémentaires en 2026, Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières France, l’a rappelé en début d’année, lors du lancement de la campagne de publicité de la compagnie : « MSC est aujourd’hui dans une phase de consolidation, avec de nombreux navires en construction - 12 intégreront la flotte d’ici à 2033, pour atteindre 35 unités - mais, à ce stade, nous n’avons pas encore une augmentation massive de la capacité.
Il faut donc réserver tôt pour être sûr d’avoir les bonnes cabines », a-t-il martelé.
À ces contraintes d’offre s’ajoutent des facteurs locaux qui compliquent l’exploitation en Europe de manière croissante : quotas d’escales, limitations du nombre de passagers débarqués, acceptabilité sociale du tourisme de masse et augmentation de taxes.
Une géographie de la croissance assumée
« L’Amérique du Nord demeure le principal marché source de la croisière mondiale. La croissance du nombre de passagers nord-américains constitue un moteur déterminant des performances du secteur et oriente naturellement les stratégies de déploiement des compagnies », résume la CLIA.
L’investissement récent de Royal Caribbean Group dans un terminal de croisière exclusif à PortMiami, dont les travaux ont été lancés cette semaine, illustre très concrètement cette priorité.
Avec 345 millions de dollars engagés pour une infrastructure capable d’accueillir jusqu’à 7 000 passagers, le groupe ne se contente pas d’y positionner ses navires les plus récents : il sécurise durablement ses capacités d’exploitation là où la demande est la plus forte et la plus rentable.
L’investissement récent de Royal Caribbean Group dans un terminal de croisière exclusif à PortMiami, dont les travaux ont été lancés cette semaine, illustre très concrètement cette priorité.
Avec 345 millions de dollars engagés pour une infrastructure capable d’accueillir jusqu’à 7 000 passagers, le groupe ne se contente pas d’y positionner ses navires les plus récents : il sécurise durablement ses capacités d’exploitation là où la demande est la plus forte et la plus rentable.






Publié par Laurent Guéna 













