Et si une solution politique venait mettre un terme au débat entre les travel planners et les agents de voyages ?
C'est désormais sur ce terrain que le Collectif de Défense des Métiers du Voyage (CDMV) a décidé de porter le sujet. Après avoir sensibilisé Gabriel Attal, alors en visite à l’IFTM Top Resa, il vient cette fois-ci de faire remonter le dossier à l'Assemblée nationale.
À l’initiative de Stéphane Verdier, Christophe Proença a déposé une question écrite à Serge Papin, ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat.
Ce questionnement porte sur la situation préoccupante qui pèse actuellement sur les agences de voyages, face à la prolifération des travel planners.
Le député socialiste demande notamment quels engagements le gouvernement serait prêt à prendre pour mieux encadrer et sanctionner ces "pratiques illégales".
"On parlait de ce genre d'action au niveau du CDMV, j'ai alors pris l'initiative d’entrer en contact avec Christophe Proença. Il est un ami de mon entourage proche.
Nous avons échangé, puis je lui ai remis le dossier sur les travel planners.
Ensuite, il s'est passé ce qu'il s'est passé, avec le départ de François Bayrou, l'arrivée de Sébastien Lecornu, sa démission puis sa nouvelle nomination. Il a donc préféré attendre que la situation se stabilise avant de déposer la question écrite," nous explique l’agent de voyages de SAS Evazion.
La question a été déposée hier soir (mardi 14 octobre 2025).
C'est désormais sur ce terrain que le Collectif de Défense des Métiers du Voyage (CDMV) a décidé de porter le sujet. Après avoir sensibilisé Gabriel Attal, alors en visite à l’IFTM Top Resa, il vient cette fois-ci de faire remonter le dossier à l'Assemblée nationale.
À l’initiative de Stéphane Verdier, Christophe Proença a déposé une question écrite à Serge Papin, ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat.
Ce questionnement porte sur la situation préoccupante qui pèse actuellement sur les agences de voyages, face à la prolifération des travel planners.
Le député socialiste demande notamment quels engagements le gouvernement serait prêt à prendre pour mieux encadrer et sanctionner ces "pratiques illégales".
"On parlait de ce genre d'action au niveau du CDMV, j'ai alors pris l'initiative d’entrer en contact avec Christophe Proença. Il est un ami de mon entourage proche.
Nous avons échangé, puis je lui ai remis le dossier sur les travel planners.
Ensuite, il s'est passé ce qu'il s'est passé, avec le départ de François Bayrou, l'arrivée de Sébastien Lecornu, sa démission puis sa nouvelle nomination. Il a donc préféré attendre que la situation se stabilise avant de déposer la question écrite," nous explique l’agent de voyages de SAS Evazion.
La question a été déposée hier soir (mardi 14 octobre 2025).
Les travel planners font courir des risques importants aux clients
Dans sa question, le député du Lot interpelle directement Serge Papin sur la situation des agences de voyages, confrontées à une concurrence déloyale de la part de nombreux "travel planners".
Ces derniers sont qualifiés, dans la question écrite, "d’influenceurs et coachs qui organisent des séjours sans respecter les obligations légales du Code du tourisme".
Des acteurs, présents presque exclusivement sur les réseaux sociaux, se présentent comme de simples plateformes de mise en relation, sans disposer de l’immatriculation obligatoire auprès d’Atout France, ni de l’assurance de responsabilité civile professionnelle, ni de la garantie financière exigée des agences de voyages.
Cette liberté prise vis-à-vis du cadre légal fait courir des risques importants aux clients, souvent peu ou mal informés.
Ils se retrouvent ainsi sans protection légale en cas d’annulation ou de défaillance, dans l’impossibilité d’obtenir une assistance en cas d’incident, confrontés à des difficultés de recours contre des prestataires étrangers, voire à des arnaques pures et simples.
D'ailleurs, cet été, des voyageurs français se sont retrouvés totalement perdus, sans aucune réservation, aucun itinéraire ni carnet de voyage en Tanzanie, le tout pour 800 euros.
Ils ont dû réserver eux-mêmes leurs activités une fois sur place, ainsi que leurs chambres. Le CDMV a apporté une aide technique au couple.
"Quelles mesures le Gouvernement entend-il mettre en place ?" interroge le député
Pour les agences de voyages, le cadre légal est bien plus contraignant.
"Les agences de voyages françaises, elles, sont soumises à des contraintes lourdes mais nécessaires, qui garantissent la sécurité juridique et financière des voyageurs français : immatriculation, assurance, garantie financière et obligation d’assistance."
De l'autre côté de la barrière, les travel planners et les influenceurs s’affranchissent de ces règles, fragilisant ainsi la protection des consommateurs et "la survie économique de milliers de PME du secteur, déjà éprouvées par la crise sanitaire et la hausse des charges."
Christophe Proença conclut en appelant le gouvernement à prendre des mesures pour protéger les agences de voyages de cette concurrence déloyale.
"Quelles mesures le Gouvernement entend-il mettre en place pour mieux encadrer et sanctionner ces pratiques illégales, qui fragilisent la filière touristique et mettent en danger les consommateurs, au profit du soutien aux PME qui respectent le droit français ?" termine la question écrite.
Si la question n’apparaît pas encore sur le site de l'Assemblée nationale, l’équipe du député socialiste nous confirme bien son dépôt en début de semaine.
Elle devrait apparaître sur la plateforme et sur le profil de l'élu "d’ici au lundi 20 octobre, sous réserve du traitement par les services de l’Assemblée", nous explique-t-on.
"Les agences de voyages françaises, elles, sont soumises à des contraintes lourdes mais nécessaires, qui garantissent la sécurité juridique et financière des voyageurs français : immatriculation, assurance, garantie financière et obligation d’assistance."
De l'autre côté de la barrière, les travel planners et les influenceurs s’affranchissent de ces règles, fragilisant ainsi la protection des consommateurs et "la survie économique de milliers de PME du secteur, déjà éprouvées par la crise sanitaire et la hausse des charges."
Christophe Proença conclut en appelant le gouvernement à prendre des mesures pour protéger les agences de voyages de cette concurrence déloyale.
"Quelles mesures le Gouvernement entend-il mettre en place pour mieux encadrer et sanctionner ces pratiques illégales, qui fragilisent la filière touristique et mettent en danger les consommateurs, au profit du soutien aux PME qui respectent le droit français ?" termine la question écrite.
Si la question n’apparaît pas encore sur le site de l'Assemblée nationale, l’équipe du député socialiste nous confirme bien son dépôt en début de semaine.
Elle devrait apparaître sur la plateforme et sur le profil de l'élu "d’ici au lundi 20 octobre, sous réserve du traitement par les services de l’Assemblée", nous explique-t-on.
Travel planner : "Si le gouvernement tolère, il faut définir son cadre légal"
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La balle est maintenant dans le camp de Serge Papin, dont le cabinet n’a pas encore été nommé.
Reste à savoir s’il souhaite se positionner sur un dossier aussi délicat et spécifique, lui, le patron qui a "le cœur à gauche" et qui a fait ses armes au sein de la coopérative Système U.
Stéphane Verdier ne se réjouit pas seulement de cette petite victoire symbolique et entend poursuivre le combat.
"Je suis aussi en contact avec un sénateur, pour porter le débat à la chambre haute du Parlement français. Nous devrions nous entretenir prochainement.
L’objectif est qu’une réglementation soit réellement définie au sujet des travel planners. Ils n’ont pas de code APE, ni de code ROME attribué par France Travail.
Si le gouvernement veut tolérer l’existence d’une nouvelle activité professionnelle, alors il faut la définir de A à Z, à commencer par son cadre légal", nous confie Stéphane Verdier.
L’agent de voyages appelle ses confrères à se saisir de son combat et à envoyer cette même question à leurs députés et/ou sénateurs, afin de créer une véritable caisse de résonance et de pousser l’exécutif à se positionner.
L’action du CDMV rejoint celle menée lors de l’IFTM Top Resa.
Au détour d’un stand, lors de la visite de Gabriel Attal, Jean-Charles Franchomme a sensibilisé le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale.
Ce dernier a demandé à son attaché parlementaire de prendre des notes afin de suivre le dossier.
Le CDMV envisage désormais d’autres actions politiques.
Reste à savoir s’il souhaite se positionner sur un dossier aussi délicat et spécifique, lui, le patron qui a "le cœur à gauche" et qui a fait ses armes au sein de la coopérative Système U.
Stéphane Verdier ne se réjouit pas seulement de cette petite victoire symbolique et entend poursuivre le combat.
"Je suis aussi en contact avec un sénateur, pour porter le débat à la chambre haute du Parlement français. Nous devrions nous entretenir prochainement.
L’objectif est qu’une réglementation soit réellement définie au sujet des travel planners. Ils n’ont pas de code APE, ni de code ROME attribué par France Travail.
Si le gouvernement veut tolérer l’existence d’une nouvelle activité professionnelle, alors il faut la définir de A à Z, à commencer par son cadre légal", nous confie Stéphane Verdier.
L’agent de voyages appelle ses confrères à se saisir de son combat et à envoyer cette même question à leurs députés et/ou sénateurs, afin de créer une véritable caisse de résonance et de pousser l’exécutif à se positionner.
L’action du CDMV rejoint celle menée lors de l’IFTM Top Resa.
Au détour d’un stand, lors de la visite de Gabriel Attal, Jean-Charles Franchomme a sensibilisé le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale.
Ce dernier a demandé à son attaché parlementaire de prendre des notes afin de suivre le dossier.
Le CDMV envisage désormais d’autres actions politiques.







Publié par Romain Pommier 














