Week-end à Bordeaux, patrimoine classique et création contemporaine cohabitent avec bonheur. Ici, à cÎté de la colonnade de l'Opéra, une oeuvre du plasticien espagnol Jaume Plensa (@PB).
Depuis des siĂšcles, ses nectars font tourner les tĂȘtes dans le monde entier. Si Bordeaux est la capitale mondiale du vin, elle est bien plus que cela.
MarquĂ©e Ă jamais par son prestigieux passĂ©, par lâhistoire de son port aussi, cette ville longtemps rĂ©putĂ©e bourgeoise fait dĂ©sormais mentir le qualificatif de « belle endormie » qui lui a Ă©tĂ© accolĂ© dans les annĂ©es 1980.
Depuis vingt-cinq ans, elle est redevenue une destination plébiscitée pour ses ambiances urbaines et son effervescence culturelle. De surcroßt, elle ne manque ni de beaux hÎtels ni de bonnes tables.
MarquĂ©e Ă jamais par son prestigieux passĂ©, par lâhistoire de son port aussi, cette ville longtemps rĂ©putĂ©e bourgeoise fait dĂ©sormais mentir le qualificatif de « belle endormie » qui lui a Ă©tĂ© accolĂ© dans les annĂ©es 1980.
Depuis vingt-cinq ans, elle est redevenue une destination plébiscitée pour ses ambiances urbaines et son effervescence culturelle. De surcroßt, elle ne manque ni de beaux hÎtels ni de bonnes tables.
Au Marty, un art de vivre trĂšs urbain
Cette fois-ci, nous avons choisi comme compagnon de voyage, Le Marty Bordeaux, Tapestry Collection by Hilton. RĂ©cemment installĂ© au sein du quartier dâaffaires MĂ©riadeck, cet Ă©tablissement pensĂ© pour les jeunes gĂ©nĂ©rations, dĂ©ploie un art de vivre rĂ©solument urbain.
Le Marty Bordeaux se veut un lieu de vie hybride qui fait une place exceptionnelle Ă lâart. Nell Caritey-HerguĂ©, fondatrice de LâArtillerie, agence spĂ©cialisĂ©e dans la promotion dâartistes et la mise en valeur dâespaces, sĂ©lectionne chaque semestre sept artistes « coups de cĆur » : leurs Ćuvres, dissĂ©minĂ©es Ă travers lâhĂŽtel, suscitent Ă©changes et rencontres et sont disponibles Ă la vente.
Abstraction, street art, photographie, sculptures, tous les genres sont prĂ©sents mais ils sont toujours rĂ©solument contemporains. Le Marty propose aussi Ă ses clients des ateliers crĂ©atifs (mosaĂŻque, collage, etc..) Ă©galement ouverts aux habitants de Bordeaux. Car il entend « renforcer son ancrage local », souligne AurĂ©lie Jadelus, la directrice de lâĂ©tablissement.
Dans le hall du Marty, face Ă lâentrĂ©e, de gros bouquets blancs sont posĂ©s sur une table surmontĂ©e dâune avalanche de lustres ; Ă droite, la rĂ©ception ; Ă gauche, un salon ; au fond, un bar, immense.
La dĂ©coration est vitaminĂ©e, le mobilier souvent vintage, parfois contemporain. LâĂ©clairage, trĂšs travaillĂ©, et la diversitĂ© des textures rendent lâatmosphĂšre chaleureuse.
A lâĂ©tage - mais Ă©galement, de lâautre cĂŽtĂ© de la cour, dans un second bĂątiment habillĂ© de bois -, et toujours peuplĂ©e d'Ćuvres dâart, Ă©galement Ă vendre, se trouvent les 61 chambres.
Elles misent sur une ambiance plus feutrée, mais toujours élégantes. La literie haut de gamme by Hilton y est excellente, on est donc assuré de bien dormir, au calme, aprÚs une longue balade dans Bordeaux.
Cité du vin, véritable totem bordelais
Avec sa silhouette mordorée et spiralée en forme de bouchon, la Cité du vin est devenue un totem bordelais (@PB)
Il y a tant de choses Ă voir Ă Bordeaux quâil ne faut pas perdre de temps ! La ville peut se visiter Ă pied, en taxi, Ă vĂ©lo (la mĂ©tropole compte 200 kilomĂštres de pistes cyclables) mais le tramway qui a contribuĂ©, depuis une grosse vingtaine dâannĂ©e, Ă moderniser lâimage de Bordeaux, est trĂšs pratique.
En une grosse demi-heure, il est ainsi possible de rejoindre la Cité du vin.
Dressée au bord de la Garonne, sa silhouette mordorée et spiralée en forme de bouchon, change de couleur autant que le ciel de teintes. Depuis son ouverture en 2016, ce lieu culturel devenu un véritable totem, a un succÚs fou : 400 000 visiteurs par an hors-Covid.
MĂȘme ceux qui la connaissent dĂ©jĂ , ont intĂ©rĂȘt Ă y revenir : la CitĂ© du vin vient de repenser sa scĂ©nographie, mais en Ă©vitant - de nouveau - lâĂ©cueil du tout exclusif Bordelais.
Câest avec le monde du vin sur la planĂšte toute entiĂšre que le nouveau parcours, dĂ©clinĂ© en huit langues âfrançais, anglais, espagnol, etc.- propose de lier connaissance.
DâentrĂ©e, sur lâappareil genre smartphone qui lui est remis, le visiteur est invitĂ© Ă choisir la thĂ©matique -gastronomie, art, environnement- qui guidera ses pas, puis Ă cliquer, au fur et Ă mesure, pour dĂ©clencher les explications sonores.
Le visiteur peut sâen donner Ă cĆur joie Ă travers de multiples expĂ©riences sensorielles : fouler âvirtuellement, sâentend- des grappes de raisins avec ses pieds, participer ânon moins virtuellement- Ă un repas de famille gai et arrosĂ©, survoler âvirtuellement toujours- les vignobles du monde en sâallongeant dans un cinĂ©ma Ă lâĂ©cran incurvĂ©.
Câest lâoccasion rĂȘvĂ©e de dĂ©couvrir les paysages viticoles de la Napa Valley californienne, de la rĂ©gion argentine de Mendoza ou encore ceux de lâĂźle grecque de Santorin oĂč les sarments des vignes, taillĂ©es en corbeille, sont enroulĂ©s au ras du sol pour les protĂ©ger du vent violentâŠ
Pourquoi pas, aussi, en profiter pour revoir, mais cette fois-ci dâen haut, le vignoble du MĂąconnais ou celui de lâAlsace ? Il sera temps, ensuite, dâĂ©couter dix vignerons partager - sur grand Ă©cran - les particularitĂ©s de leur terroir et dire lâimpact quâelles ont sur leur vin. Et aussi de tester le « jeu des sept familles du vin ».
Ou encore de redécouvrir, dans la « galerie des civilisations », les mythes que le vin a contribué à forger à travers les siÚcles et, pourquoi pas, de mieux cerner, dans la "galerie des tendances", la (récente) percée des femmes dans le monde du vin ?
Bien que ce nouveau parcours se veuille sĂ©lectif, toutes ces expĂ©riences prennent du temps si lâon se laisse prendre au jeu. LâidĂ©al, si lâon arrive Ă Bordeaux, tĂŽt dans la matinĂ©e, en train, câest, une fois les valises posĂ©es Ă lâhĂŽtel, dâentamer sa visite de la CitĂ© du vin avant dĂ©jeuner, avant de faire, sur place, une pause gastronomique.
En une grosse demi-heure, il est ainsi possible de rejoindre la Cité du vin.
Dressée au bord de la Garonne, sa silhouette mordorée et spiralée en forme de bouchon, change de couleur autant que le ciel de teintes. Depuis son ouverture en 2016, ce lieu culturel devenu un véritable totem, a un succÚs fou : 400 000 visiteurs par an hors-Covid.
MĂȘme ceux qui la connaissent dĂ©jĂ , ont intĂ©rĂȘt Ă y revenir : la CitĂ© du vin vient de repenser sa scĂ©nographie, mais en Ă©vitant - de nouveau - lâĂ©cueil du tout exclusif Bordelais.
Câest avec le monde du vin sur la planĂšte toute entiĂšre que le nouveau parcours, dĂ©clinĂ© en huit langues âfrançais, anglais, espagnol, etc.- propose de lier connaissance.
DâentrĂ©e, sur lâappareil genre smartphone qui lui est remis, le visiteur est invitĂ© Ă choisir la thĂ©matique -gastronomie, art, environnement- qui guidera ses pas, puis Ă cliquer, au fur et Ă mesure, pour dĂ©clencher les explications sonores.
Le visiteur peut sâen donner Ă cĆur joie Ă travers de multiples expĂ©riences sensorielles : fouler âvirtuellement, sâentend- des grappes de raisins avec ses pieds, participer ânon moins virtuellement- Ă un repas de famille gai et arrosĂ©, survoler âvirtuellement toujours- les vignobles du monde en sâallongeant dans un cinĂ©ma Ă lâĂ©cran incurvĂ©.
Câest lâoccasion rĂȘvĂ©e de dĂ©couvrir les paysages viticoles de la Napa Valley californienne, de la rĂ©gion argentine de Mendoza ou encore ceux de lâĂźle grecque de Santorin oĂč les sarments des vignes, taillĂ©es en corbeille, sont enroulĂ©s au ras du sol pour les protĂ©ger du vent violentâŠ
Pourquoi pas, aussi, en profiter pour revoir, mais cette fois-ci dâen haut, le vignoble du MĂąconnais ou celui de lâAlsace ? Il sera temps, ensuite, dâĂ©couter dix vignerons partager - sur grand Ă©cran - les particularitĂ©s de leur terroir et dire lâimpact quâelles ont sur leur vin. Et aussi de tester le « jeu des sept familles du vin ».
Ou encore de redécouvrir, dans la « galerie des civilisations », les mythes que le vin a contribué à forger à travers les siÚcles et, pourquoi pas, de mieux cerner, dans la "galerie des tendances", la (récente) percée des femmes dans le monde du vin ?
Bien que ce nouveau parcours se veuille sĂ©lectif, toutes ces expĂ©riences prennent du temps si lâon se laisse prendre au jeu. LâidĂ©al, si lâon arrive Ă Bordeaux, tĂŽt dans la matinĂ©e, en train, câest, une fois les valises posĂ©es Ă lâhĂŽtel, dâentamer sa visite de la CitĂ© du vin avant dĂ©jeuner, avant de faire, sur place, une pause gastronomique.
Vue panoramique à 360 degrés
Parmi les "expĂ©riences sensorielles" incluses dans son nouveau parcours de visite, la CitĂ© du vin propose de fouler âvirtuellement, sâentend- des grappes de raisins avec ses pieds (@PB)
En ce dĂ©but dâĂ©tĂ©, il Ă©tait assez naturel de prĂ©fĂ©rer Ă la brasserie Latitude 20 installĂ©e en rez-de-jardin, le restaurant juchĂ© au septiĂšme Ă©tage de la CitĂ© du vin. Son nom ? « Le 7 », Ă©videmment !
Non seulement il offre une exceptionnelle vue Ă 360 degrĂ©s sur Bordeaux mais la carte Ă base de produits rĂ©gionaux de saison, cuisinĂ©s aux saveurs du monde, rĂ©serve de jolies surprises. Par exemple ce tartare vĂ©gĂ©tal Ă base de betterave, suivi dâune volaille du Sud-Ouest accompagnĂ©e de lentilles bio fumĂ©es et dâune salade de pousses et herbes sauvages.
Pour lâaccompagner, la sommeliĂšre qui a sĂ©lectionnĂ© 500 vins reprĂ©sentant 50 pays, conseille un blanc assez minĂ©ral de Sicile ou, si lâon prĂ©fĂšre boire « local », un Pessac-LĂ©ognan blanc 2020 du domaine « Les Demoiselles de Larrivet Haut-Brion ».
Lire aussi : Bordeaux se prépare un été smart
Avant de faire un petit tour Ă la boutique et Ă la cave (800 rĂ©fĂ©rences, 14 000 bouteilles), le reste de lâaprĂšs-midi nâest pas de trop pour sâapproprier la fin du l'exposition permanente de la CitĂ© du vin qui vient, en sus, d'innover en lançant un parcours immersif de dĂ©gustation inĂ©dit, baptisĂ© Via sensoria. Cette "pause sensorielle" est prĂ©vue jusqu'au 5 novembre.
Notre visite, plus classique, sâest achevĂ©e, elle, par une petite dĂ©gustation (comprise dans le prix du billet dâentrĂ©e) pour laquelle le visiteur est invitĂ© Ă grimper au "BelvĂ©dĂšre" du huitiĂšme Ă©tage.
Sur cette terrasse couverte juchĂ©e Ă 35 mĂštres de haut qui rĂ©cuse lâappellation de rooftop, on profite, verre d'un nectar du monde Ă la main, dâune vue Ă©blouissante sur la Garonne et la ville.
Non seulement il offre une exceptionnelle vue Ă 360 degrĂ©s sur Bordeaux mais la carte Ă base de produits rĂ©gionaux de saison, cuisinĂ©s aux saveurs du monde, rĂ©serve de jolies surprises. Par exemple ce tartare vĂ©gĂ©tal Ă base de betterave, suivi dâune volaille du Sud-Ouest accompagnĂ©e de lentilles bio fumĂ©es et dâune salade de pousses et herbes sauvages.
Pour lâaccompagner, la sommeliĂšre qui a sĂ©lectionnĂ© 500 vins reprĂ©sentant 50 pays, conseille un blanc assez minĂ©ral de Sicile ou, si lâon prĂ©fĂšre boire « local », un Pessac-LĂ©ognan blanc 2020 du domaine « Les Demoiselles de Larrivet Haut-Brion ».
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Avant de faire un petit tour Ă la boutique et Ă la cave (800 rĂ©fĂ©rences, 14 000 bouteilles), le reste de lâaprĂšs-midi nâest pas de trop pour sâapproprier la fin du l'exposition permanente de la CitĂ© du vin qui vient, en sus, d'innover en lançant un parcours immersif de dĂ©gustation inĂ©dit, baptisĂ© Via sensoria. Cette "pause sensorielle" est prĂ©vue jusqu'au 5 novembre.
Notre visite, plus classique, sâest achevĂ©e, elle, par une petite dĂ©gustation (comprise dans le prix du billet dâentrĂ©e) pour laquelle le visiteur est invitĂ© Ă grimper au "BelvĂ©dĂšre" du huitiĂšme Ă©tage.
Sur cette terrasse couverte juchĂ©e Ă 35 mĂštres de haut qui rĂ©cuse lâappellation de rooftop, on profite, verre d'un nectar du monde Ă la main, dâune vue Ă©blouissante sur la Garonne et la ville.
Petites assiettes japonisantes
AprÚs cette incursion dans le monde du vin, retour au Marty pour se rafraßchir un peu. Puis, pour terminer la journée en beauté, direction un restaurant gastronomique raffiné à 10 minutes à pied seulement de l'hÎtel, prÚs de la place Gambetta.
Son nom ? Inima. Câest un peu mystĂ©rieux, mais franchement plus adaptĂ© Ă la cuisine dĂ©licate de Oxana Cretu, la jeune chef moldave, que le nom initial trĂšs connotĂ© qui Ă©tait ⊠« Crosmagnon » !
Fan de fleurs et amatrice de poivres, cette autodidacte laisse libre cours à son imagination pour dérouler de petites assiettes aux influences japonisantes. Elle y associe textures et saveurs avec un indéniable talent.
Comment rĂ©sister, par exemple, Ă son blanc-manger au gel de jasmin avec citron caviar, Ă ses pommes Dauphine au sarrasin et glace au sarrasin sur un lit dâanguilles fumĂ©es ou Ă ses coques et palourdes, lamelles dâartichaut et bouillon dâherbes marines ?
On sort de ce dĂźner Ă©mue par toutes ces saveurs Ă©lĂ©gantes joliment combinĂ©es. Et convaincue que ce restaurant mĂ©rite dâĂȘtre mieux connu.
Son nom ? Inima. Câest un peu mystĂ©rieux, mais franchement plus adaptĂ© Ă la cuisine dĂ©licate de Oxana Cretu, la jeune chef moldave, que le nom initial trĂšs connotĂ© qui Ă©tait ⊠« Crosmagnon » !
Fan de fleurs et amatrice de poivres, cette autodidacte laisse libre cours à son imagination pour dérouler de petites assiettes aux influences japonisantes. Elle y associe textures et saveurs avec un indéniable talent.
Comment rĂ©sister, par exemple, Ă son blanc-manger au gel de jasmin avec citron caviar, Ă ses pommes Dauphine au sarrasin et glace au sarrasin sur un lit dâanguilles fumĂ©es ou Ă ses coques et palourdes, lamelles dâartichaut et bouillon dâherbes marines ?
On sort de ce dĂźner Ă©mue par toutes ces saveurs Ă©lĂ©gantes joliment combinĂ©es. Et convaincue que ce restaurant mĂ©rite dâĂȘtre mieux connu.
Bordeaux, une ville de pierre blonde
Des vitraux dédiés au vin dans le Bar à vin, au rez-de-chaussée de l'immeuble qui abrite l'Interprofession des vins de Bordeaux (@PB)
AprÚs une nuit réparatrice (la literie du Marty est vraiment exceptionnelle) et un petit déjeuner dans la salle prÚs du bar, nouvelle échappée dans Bordeaux. Le centre historique est à une demi-heure seulement à pied.
La rue Georges Bonnac mĂšne tout droit Ă la place Gambetta. Avant dâaller plus loin, un crochet sâimpose jusquâau 15, rue Vital-Carles oĂč se trouve la librairie Mollat.
Comme le cannelĂ©, un petit gĂąteau en forme de cylindre parfumĂ© au rhum et Ă la vanille âon en trouve dâailleurs dâexcellents Ă La Toque CuivrĂ©e, au 41, Place Gambetta-, Mollat est une vĂ©ritable institution bordelaise.
Quinze espaces thématiques et 300 000 références se cachent derriÚre son élégante façade bleue. Difficile donc de ne pas succomber à la tentation !
Il faut pourtant rĂ©sister Ă lâenvie de trop sâattarder dans cette librairie indĂ©pendante, fut-elle la plus grande de France.
Avec ses 150 hectares classĂ©s en secteur sauvegardĂ© et presque la moitiĂ© du territoire inscrit Patrimoine mondial de lâUnesco depuis 2007, Bordeaux regorge, Ă©videmment, de bien dâautres richesses Ă ne pas manquer !
Lire aussi : Coup d'envoi du site Agora pour le tourisme Ă Bordeaux-Metropole
En se dirigeant vers lâOffice de tourisme de Bordeaux MĂ©tropole, on butte de nouveau sur le vin ! Le CIVB, entendez par lĂ le ComitĂ© interprofessionnel des vins de Bordeaux, loge au 1, Cours du 30 juillet. Cette instance professionnelle nâaurait guĂšre dâintĂ©rĂȘt touristique si la « Maison Gobineau » -du nom de lâancien conseiller parlementaire Ă qui elle a appartenu- qui lâhĂ©berge, nâavait un dĂ©cor et des vitraux exceptionnels dĂ©diĂ©s au vin. En rez-de-chaussĂ©e se trouve aussi un Bar Ă vin (fermĂ© le dimanche) oĂč lâon peut sâinitier Ă la dĂ©gustation.
LâOffice de tourisme installĂ© presque en face, au 12, Cours du 30 juillet, rend Ă©galement hommage au vin, avec son parcours « le vin dans la ville ».
Un document vendu sur place (3 âŹ) puis le QR Code Ă tĂ©lĂ©charger permettent -grĂące aux capsules sonores installĂ©es sur les divers points dâintĂ©rĂȘt- de le rĂ©aliser en autonomie tout en ayant le sentiment dâĂȘtre guidĂ©.
La rue Georges Bonnac mĂšne tout droit Ă la place Gambetta. Avant dâaller plus loin, un crochet sâimpose jusquâau 15, rue Vital-Carles oĂč se trouve la librairie Mollat.
Comme le cannelĂ©, un petit gĂąteau en forme de cylindre parfumĂ© au rhum et Ă la vanille âon en trouve dâailleurs dâexcellents Ă La Toque CuivrĂ©e, au 41, Place Gambetta-, Mollat est une vĂ©ritable institution bordelaise.
Quinze espaces thématiques et 300 000 références se cachent derriÚre son élégante façade bleue. Difficile donc de ne pas succomber à la tentation !
Il faut pourtant rĂ©sister Ă lâenvie de trop sâattarder dans cette librairie indĂ©pendante, fut-elle la plus grande de France.
Avec ses 150 hectares classĂ©s en secteur sauvegardĂ© et presque la moitiĂ© du territoire inscrit Patrimoine mondial de lâUnesco depuis 2007, Bordeaux regorge, Ă©videmment, de bien dâautres richesses Ă ne pas manquer !
Lire aussi : Coup d'envoi du site Agora pour le tourisme Ă Bordeaux-Metropole
En se dirigeant vers lâOffice de tourisme de Bordeaux MĂ©tropole, on butte de nouveau sur le vin ! Le CIVB, entendez par lĂ le ComitĂ© interprofessionnel des vins de Bordeaux, loge au 1, Cours du 30 juillet. Cette instance professionnelle nâaurait guĂšre dâintĂ©rĂȘt touristique si la « Maison Gobineau » -du nom de lâancien conseiller parlementaire Ă qui elle a appartenu- qui lâhĂ©berge, nâavait un dĂ©cor et des vitraux exceptionnels dĂ©diĂ©s au vin. En rez-de-chaussĂ©e se trouve aussi un Bar Ă vin (fermĂ© le dimanche) oĂč lâon peut sâinitier Ă la dĂ©gustation.
LâOffice de tourisme installĂ© presque en face, au 12, Cours du 30 juillet, rend Ă©galement hommage au vin, avec son parcours « le vin dans la ville ».
Un document vendu sur place (3 âŹ) puis le QR Code Ă tĂ©lĂ©charger permettent -grĂące aux capsules sonores installĂ©es sur les divers points dâintĂ©rĂȘt- de le rĂ©aliser en autonomie tout en ayant le sentiment dâĂȘtre guidĂ©.
La Liberté brise ses chaßnes
Lâesplanade des Quinconces se trouve non loin. Elle est le cĆur du « pĂ©rimĂštre Unesco ».
Difficile dâimaginer que, jadis, Ă cet endroit trĂŽnait une immense forteresse, le chĂąteau Trompette, destinĂ© Ă contrĂŽler une ville rĂ©putĂ©e rebelle pour avoir Ă©tĂ© dans le camp anglais pendant la guerre de Cent ans ! Il a Ă©tĂ© dĂ©truit en 1818 pour crĂ©er cette place de 12 hectares - la plus grande dâEurope -, bordĂ©e de chaque cĂŽtĂ© par une jolie promenade ombragĂ©e par des abres plantĂ©s en ... quinconce !
Sâil ne reste aucune trace de Trompette, en revanche Bordeaux cultive le souvenir de Montaigne et de Montesquieu qui ont, tous deux, siĂ©gĂ© au parlement de Bordeaux. Et ont, chacun, leur statue Ă un bout de la place.
LâĂ©lĂ©ment le plus stupĂ©fiant de cette imposante esplanade devenue lâun des lieux les plus populaires et les plus festifs de Bordeaux, câest cependant l'imposant « monument aux Girondins », construit en 1890 en en mĂ©moire des dĂ©putĂ©s de la pĂ©riode rĂ©volutionnaire victimes de la Terreur.
En haut de la colonne haute de 43 mĂštres, la LibertĂ© dĂ©ploie ses ailes et brise ses chaĂźnes âtout un symbole-, Ă ses pieds, dâinnombrables statues allĂ©goriques.
Difficile dâimaginer que, jadis, Ă cet endroit trĂŽnait une immense forteresse, le chĂąteau Trompette, destinĂ© Ă contrĂŽler une ville rĂ©putĂ©e rebelle pour avoir Ă©tĂ© dans le camp anglais pendant la guerre de Cent ans ! Il a Ă©tĂ© dĂ©truit en 1818 pour crĂ©er cette place de 12 hectares - la plus grande dâEurope -, bordĂ©e de chaque cĂŽtĂ© par une jolie promenade ombragĂ©e par des abres plantĂ©s en ... quinconce !
Sâil ne reste aucune trace de Trompette, en revanche Bordeaux cultive le souvenir de Montaigne et de Montesquieu qui ont, tous deux, siĂ©gĂ© au parlement de Bordeaux. Et ont, chacun, leur statue Ă un bout de la place.
LâĂ©lĂ©ment le plus stupĂ©fiant de cette imposante esplanade devenue lâun des lieux les plus populaires et les plus festifs de Bordeaux, câest cependant l'imposant « monument aux Girondins », construit en 1890 en en mĂ©moire des dĂ©putĂ©s de la pĂ©riode rĂ©volutionnaire victimes de la Terreur.
En haut de la colonne haute de 43 mĂštres, la LibertĂ© dĂ©ploie ses ailes et brise ses chaĂźnes âtout un symbole-, Ă ses pieds, dâinnombrables statues allĂ©goriques.
Week-end Ă Bordeaux : le luxe du « Triangle dâOr »
Câest lĂ aussi que dĂ©bute le fameux « triangle dâor » de Bordeaux, dĂ©limitĂ© par les AllĂ©es de Tourny, le Cours Georges ClĂ©menceau et le Cours de lâIntendance, sorte de Champs ElysĂ©es bordelais oĂč dĂ©bouche le passage Sarget, couvert dâune belle verriĂšre sous laquelle sont installĂ©es de jolies boutiquesâŠ
Ce quartier dĂ©sormais luxueux âon nây compte plus les hĂŽtels particuliers, les belles enseignes et les joailliers- nĂ© Ă partir de 1790 grĂące Ă lâarchitecte Chalifour, abrite aussi le Grand Théùtre, autrement dit l'OpĂ©ra.
Ce chef dâĆuvre de lâarchitecte Victor Louis se distingue avec son pĂ©ristyle Ă douze colonnes, son grand escalier qui aurait inspirĂ© Charles Garnier pour lâOpĂ©ra de Paris et la magnifique coupole de sa salle de spectacle peinte par Charles RobinâŠ
Au centre de ce fameux « triangle dâor » se trouve aussi la Place des Grands Hommes. Catherine Bord, guide-confĂ©renciĂšre et autrice, avec une amie, dâun guide consacrĂ© Ă Bordeaux (la version française est Ă©puisĂ©e, la version en anglais encore disponible) et dâun guide ludique pour visiter Bordeaux avec les enfants (on les trouve chez Mollat et Ă lâOffice de tourisme), suggĂšre dâailleurs de « dĂ©couvrir Bordeaux en marchant de place en place comme dans toutes les villes qui ont beaucoup dâhistoire ».
Ce conseil vaut pour dĂ©couvrir le « triangle dâor », mais aussi pour les quartiers Saint-Eloi et Saint-Paul qui abritent, dans un dĂ©dale de ruelles pavĂ©es le Bordeaux mĂ©diĂ©val ainsi quâune cĂ©lĂ©britĂ© locale, la "Grosse cloche", autrement dit le beffroi de lâancien hĂŽtel de ville Ă©rigĂ© au XVe siĂšcle en lieu et place de lâancienne porte Saint-Eloi.
On gagnera aussi Ă marcher de place en place pour aborder le b[quartier Saint-Pierre, qui est le cĆur de lâancien castrum romain. ]b
Chemin faisant, on dĂ©couvre combien Bordeaux a su, depuis quelques dĂ©cennies, remettre en valeur la pierre blonde dont sont faits beaucoup dâimmeubles Ă la stricte architecture classique, mais on a quelque difficultĂ© pour choisir oĂč poser les yeux tant dâinnombrables monuments et façades se donnent en spectacle.
Ce quartier dĂ©sormais luxueux âon nây compte plus les hĂŽtels particuliers, les belles enseignes et les joailliers- nĂ© Ă partir de 1790 grĂące Ă lâarchitecte Chalifour, abrite aussi le Grand Théùtre, autrement dit l'OpĂ©ra.
Ce chef dâĆuvre de lâarchitecte Victor Louis se distingue avec son pĂ©ristyle Ă douze colonnes, son grand escalier qui aurait inspirĂ© Charles Garnier pour lâOpĂ©ra de Paris et la magnifique coupole de sa salle de spectacle peinte par Charles RobinâŠ
Au centre de ce fameux « triangle dâor » se trouve aussi la Place des Grands Hommes. Catherine Bord, guide-confĂ©renciĂšre et autrice, avec une amie, dâun guide consacrĂ© Ă Bordeaux (la version française est Ă©puisĂ©e, la version en anglais encore disponible) et dâun guide ludique pour visiter Bordeaux avec les enfants (on les trouve chez Mollat et Ă lâOffice de tourisme), suggĂšre dâailleurs de « dĂ©couvrir Bordeaux en marchant de place en place comme dans toutes les villes qui ont beaucoup dâhistoire ».
Ce conseil vaut pour dĂ©couvrir le « triangle dâor », mais aussi pour les quartiers Saint-Eloi et Saint-Paul qui abritent, dans un dĂ©dale de ruelles pavĂ©es le Bordeaux mĂ©diĂ©val ainsi quâune cĂ©lĂ©britĂ© locale, la "Grosse cloche", autrement dit le beffroi de lâancien hĂŽtel de ville Ă©rigĂ© au XVe siĂšcle en lieu et place de lâancienne porte Saint-Eloi.
On gagnera aussi Ă marcher de place en place pour aborder le b[quartier Saint-Pierre, qui est le cĆur de lâancien castrum romain. ]b
Chemin faisant, on dĂ©couvre combien Bordeaux a su, depuis quelques dĂ©cennies, remettre en valeur la pierre blonde dont sont faits beaucoup dâimmeubles Ă la stricte architecture classique, mais on a quelque difficultĂ© pour choisir oĂč poser les yeux tant dâinnombrables monuments et façades se donnent en spectacle.
Des mascarons trĂšs bavards
En tout cas, il ne faut pas rater les mascarons qui ornent beaucoup de façades. Bordeaux en compterait plus de 3000, tous remarquables pour leurs grimaces !
Parfois un visage dâesclave africain sculptĂ© dans la pierre blonde vient fort Ă propos rappeler quâau XVIIIe, la prospĂ©ritĂ© de Bordeaux a tenu pour bonne partie Ă sa participation Ă la traite nĂ©griĂšre transatlantique.
La magnificence de lâancienne Place Royale, aujourdâhui nommĂ©e place de la Bourse, reflĂšte Ă©galement le boum du commerce maritime.
Lorsque cette place a Ă©tĂ© créée sous Louis XV, il sâagissait dâen mettre plein la vue Ă ceux qui jetaient lâancre dans le port. CâĂ©tait aussi la premiĂšre fois que Bordeaux tournait la tĂȘte vers la Garonne aprĂšs sâen ĂȘtre protĂ©gĂ©e tout au long du Moyen-Age !
Cette pĂ©riode fastueuse passĂ©e, la ville sâĂ©tait dĂ©tournĂ©e, un temps, de la Garonne. Par chance, lâenfilade de ses quais a Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©e et mise en valeur depuis quelques annĂ©es, rĂ©conciliant Bordeaux avec son fleuve.
Une promenade amĂ©nagĂ©e permet dâaller agrĂ©ablement Ă pied du Pont de Pierre Ă la CitĂ© du vin tandis quâau bout de la place de la Bourse, lâune des attractions les plus emblĂ©matiques du Bordeaux actuel fait le spectacle : bien que le « miroir dâeau » » imaginĂ© par lâurbaniste Michel Corajoud soit profond de seulement 2 centimĂštres, les façades de la Bourse et le ciel sây reflĂštent Ă lâinfini.
En reprenant, ensuite, lâexploration de la ville, difficile de rater la rue Sainte-Catherine - piĂ©tonne depuis 1984 -qui sâadapte aux ambiances des quartiers quâelle traverse, un brin chic au nord, cĂŽtĂ© place de la ComĂ©die, plus Ă©tudiante cĂŽtĂ© place de la Victoire au sud. Logique dâailleurs, câest la plus longue rue commerçante dâEurope ! Ses nombreuses boutiques drainent un monde fou mais pour lâaborder, mieux vaut ĂȘtre bien chaussĂ©eâŠ
Parfois un visage dâesclave africain sculptĂ© dans la pierre blonde vient fort Ă propos rappeler quâau XVIIIe, la prospĂ©ritĂ© de Bordeaux a tenu pour bonne partie Ă sa participation Ă la traite nĂ©griĂšre transatlantique.
La magnificence de lâancienne Place Royale, aujourdâhui nommĂ©e place de la Bourse, reflĂšte Ă©galement le boum du commerce maritime.
Lorsque cette place a Ă©tĂ© créée sous Louis XV, il sâagissait dâen mettre plein la vue Ă ceux qui jetaient lâancre dans le port. CâĂ©tait aussi la premiĂšre fois que Bordeaux tournait la tĂȘte vers la Garonne aprĂšs sâen ĂȘtre protĂ©gĂ©e tout au long du Moyen-Age !
Cette pĂ©riode fastueuse passĂ©e, la ville sâĂ©tait dĂ©tournĂ©e, un temps, de la Garonne. Par chance, lâenfilade de ses quais a Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©e et mise en valeur depuis quelques annĂ©es, rĂ©conciliant Bordeaux avec son fleuve.
Une promenade amĂ©nagĂ©e permet dâaller agrĂ©ablement Ă pied du Pont de Pierre Ă la CitĂ© du vin tandis quâau bout de la place de la Bourse, lâune des attractions les plus emblĂ©matiques du Bordeaux actuel fait le spectacle : bien que le « miroir dâeau » » imaginĂ© par lâurbaniste Michel Corajoud soit profond de seulement 2 centimĂštres, les façades de la Bourse et le ciel sây reflĂštent Ă lâinfini.
En reprenant, ensuite, lâexploration de la ville, difficile de rater la rue Sainte-Catherine - piĂ©tonne depuis 1984 -qui sâadapte aux ambiances des quartiers quâelle traverse, un brin chic au nord, cĂŽtĂ© place de la ComĂ©die, plus Ă©tudiante cĂŽtĂ© place de la Victoire au sud. Logique dâailleurs, câest la plus longue rue commerçante dâEurope ! Ses nombreuses boutiques drainent un monde fou mais pour lâaborder, mieux vaut ĂȘtre bien chaussĂ©eâŠ
Pause relaxante sur le rooftop du Grand-HĂŽtel
Le rooftop de LâInterContinental Bordeaux-Le Grand HĂŽtel offre une vue Ă©blouissante sur la ville (@PB)
AprÚs cette matinée un peu fatigante, il sera agréable de profiter de Bordeaux en prenant de nouveau un peu de hauteur.
LâInterContinental Bordeaux-Le Grand HĂŽtel (5 *) qui, depuis 70 ans, propose Ă ses clients, sur la place de la ComĂ©die, un luxe Ă©lĂ©gant dans un dĂ©cor assez classique, sâest dotĂ© dâun rooftop exceptionnel. Avec jacuzzi.
Ouverte tous les jours de midi à minuit, cette élégante terrasse au mobilier moderne et confortable ne prend pas de réservation mais propose une sélection de plats de saison, de vins, de cocktails et de boissons détox et saines.
En ce dĂ©but dâĂ©tĂ© ensoleillĂ©, lâendroit est idĂ©al pour dĂ©jeuner, par exemple, dâun ceviche frais et dâun caviar dâaubergine. Et pour, de nouveau, admirer Bordeaux, avec dâun cĂŽtĂ© la cathĂ©drale Saint-AndrĂ©, de lâautre, au loin, le ruban de la Garonne.
LâInterContinental Bordeaux-Le Grand HĂŽtel (5 *) qui, depuis 70 ans, propose Ă ses clients, sur la place de la ComĂ©die, un luxe Ă©lĂ©gant dans un dĂ©cor assez classique, sâest dotĂ© dâun rooftop exceptionnel. Avec jacuzzi.
Ouverte tous les jours de midi à minuit, cette élégante terrasse au mobilier moderne et confortable ne prend pas de réservation mais propose une sélection de plats de saison, de vins, de cocktails et de boissons détox et saines.
En ce dĂ©but dâĂ©tĂ© ensoleillĂ©, lâendroit est idĂ©al pour dĂ©jeuner, par exemple, dâun ceviche frais et dâun caviar dâaubergine. Et pour, de nouveau, admirer Bordeaux, avec dâun cĂŽtĂ© la cathĂ©drale Saint-AndrĂ©, de lâautre, au loin, le ruban de la Garonne.
Les trĂ©sors du musĂ©e dâAquitaine
Cette pendeloque en forme de tĂȘte de cheval trouvĂ©e Abri Duruthy, Sordes-l'Abbaye dans les Landes est exposĂ©e au MusĂ©e d'Aquitaine (@AurĂ©lien Simonet/MusĂ©e d'Aquitaine)
AprĂšs cette agrĂ©able parenthĂšse, direction le quartier de la place de la Victoire. Au 20, Cours Pasteur, dans lâancien Palais des FacultĂ©s, le musĂ©e dâAquitaine propose un voyage hors du temps, de bien avant le palĂ©olithique jusquâau XXIe siĂšcle.
Ce musĂ©e possĂšde des Ćuvres et des vestiges incroyables -1,3 million de piĂšces ! â et son parcours permanent -5000 m2- conte toute lâhistoire de la ville. Il ne laisse rien ignorer de ce que fut le castrum romain de Burdigala ou de ce quâa Ă©tĂ© le passĂ© nĂ©grier que lâon a longtemps reprochĂ© Ă Bordeaux de taire, grĂące Ă lâespace commĂ©moratif « Bordeaux au XVIIIe siĂšcle, le commerce atlantique et lâesclavage ».
Jusqu'au 7 janvier 2024, ce musĂ©e consacre -450 objets Ă lâappui - une exposition -accessible Ă tous- Ă "lâart prĂ©historique, de lâAtlantique Ă la MĂ©diterranĂ©e".
Câest lâoccasion de dĂ©couvrir que lâhomo sapiens sâest distinguĂ© de ses prĂ©dĂ©cesseurs par la production dâart, grĂące Ă des chefs dâĆuvre prĂ©historiques, des moulages de piĂšces trop fragiles pour voyager, des interviews de chercheurs, des Ă©crans avec des photos de peintures et gravures rupestresâŠ
Des Ă©crans diffusent aussi des films de la sĂ©rie « Les gestes de la prĂ©histoire » qui permettent de comprendre comment toutes ces Ćuvres dâart ont Ă©tĂ© créées.
On sort avec la conviction que lâart prĂ©historique Ă©tait tout sauf primitif et rĂ©pondait Ă des rĂšgles et Ă des besoins spirituels que lâon peut approcher mĂȘme si on ne sait pas bien les expliquerâŠ.
Ce musĂ©e possĂšde des Ćuvres et des vestiges incroyables -1,3 million de piĂšces ! â et son parcours permanent -5000 m2- conte toute lâhistoire de la ville. Il ne laisse rien ignorer de ce que fut le castrum romain de Burdigala ou de ce quâa Ă©tĂ© le passĂ© nĂ©grier que lâon a longtemps reprochĂ© Ă Bordeaux de taire, grĂące Ă lâespace commĂ©moratif « Bordeaux au XVIIIe siĂšcle, le commerce atlantique et lâesclavage ».
Jusqu'au 7 janvier 2024, ce musĂ©e consacre -450 objets Ă lâappui - une exposition -accessible Ă tous- Ă "lâart prĂ©historique, de lâAtlantique Ă la MĂ©diterranĂ©e".
Câest lâoccasion de dĂ©couvrir que lâhomo sapiens sâest distinguĂ© de ses prĂ©dĂ©cesseurs par la production dâart, grĂące Ă des chefs dâĆuvre prĂ©historiques, des moulages de piĂšces trop fragiles pour voyager, des interviews de chercheurs, des Ă©crans avec des photos de peintures et gravures rupestresâŠ
Des Ă©crans diffusent aussi des films de la sĂ©rie « Les gestes de la prĂ©histoire » qui permettent de comprendre comment toutes ces Ćuvres dâart ont Ă©tĂ© créées.
On sort avec la conviction que lâart prĂ©historique Ă©tait tout sauf primitif et rĂ©pondait Ă des rĂšgles et Ă des besoins spirituels que lâon peut approcher mĂȘme si on ne sait pas bien les expliquerâŠ.
Soirée humour et cocktail sans alcool au Marty
AprĂšs cette immersion dans le Bordeaux dâhier et dâaujourdâhui, retour au Marty.
Pour sa soirĂ©e, on peut aisĂ©ment se contenter dâun cocktail maison avec ou sans alcool (il y a le choix) accompagnĂ© dâune planche de charcuterie que lâon a pris soin de rĂ©server Ă lâavance.
Câest lâoccasion de profiter dâun Ă©vĂ©nement organisĂ© par le « Comedy club » de lâhĂŽtel, pour ses clients et pour les habitants du quartier en quĂȘte dâun lieu pour se distraire et sâoffrir un verre.
Ce soir dâĂ©tĂ©, tables et chaises installĂ©es devant le bar Ă©taient pleines Ă craquer, et plusieurs humoristes faisaient le spectacle devant une belle jeunesse dâĂ©vidence ravie.
Pour sa soirĂ©e, on peut aisĂ©ment se contenter dâun cocktail maison avec ou sans alcool (il y a le choix) accompagnĂ© dâune planche de charcuterie que lâon a pris soin de rĂ©server Ă lâavance.
Câest lâoccasion de profiter dâun Ă©vĂ©nement organisĂ© par le « Comedy club » de lâhĂŽtel, pour ses clients et pour les habitants du quartier en quĂȘte dâun lieu pour se distraire et sâoffrir un verre.
Ce soir dâĂ©tĂ©, tables et chaises installĂ©es devant le bar Ă©taient pleines Ă craquer, et plusieurs humoristes faisaient le spectacle devant une belle jeunesse dâĂ©vidence ravie.
Les extravagances des « Bassins des LumiÚres »
Pour terminer ce week-end Ă Bordeaux, une incursion sâimpose dans lâancienne base sous-marine de Bordeaux, dans le quartier des Bassins Ă Flots.
Pendant la Seconde guerre mondiale, lâarmĂ©e allemande y cachait ses sous-marins. Cet immense et imposant bunker -20 mĂštres de haut_ impossible Ă dĂ©molir sans risquer de faire sauter une partie de ville, abrite dĂ©sormais les Bassins des LumiĂšres, un centre d'art numĂ©rique.
Cet Ă©tĂ© -et jusqu'au 7 janvier 2024-, Dali et Gaudi virevoltent sur ses murs. MalgrĂ© son cĂŽtĂ© spectaculaire parfois dĂ©criĂ© par les puristes, cette immersion numĂ©rique vaut le dĂ©tour. Les non familiers de lâart sây approprieront facilement lâunivers mystico-surrĂ©aliste du peintre catalan, le cĂŽtĂ© onirique de lâexposition sĂ©duira les amateurs dâart plus classiques.
Dali, champion revendiqué de la démesure, était un candidat idéal pour ce lieu aux dimensions quelque peu extravagantes.
Certes, le visiteur a dâabord un petit frison en apercevant dâabord, dans un fond dâĂ©cran, un Ă©norme sous-marin se prĂ©senter, de cĂŽtĂ©, Ă lâentrĂ©e brumeuse dâun premier bassin, puis, un second, sâengager de face dans le bassin suivant⊠Mais, ensuite, comment ne pas ĂȘtre subjuguĂ© par la succession dâimages qui sâentremĂȘlent sur les murs, sur le sol, ou sur lâeau, dĂ©multipliant les obsessions de Dali ?
Sur fond de musique des Pink Floyd, Gala (la femme et muse du peintre) et son cygne, les cĂ©lĂšbres Montres molles qui coulent comme un camembert, les personnages anthropomorphes, les cadavres en putrĂ©faction et bien sĂ»r les obsessions sexuelles de lâartiste jouent avec lâarchitecture des lieuxâŠ.
Quelques rĂ©fĂ©rences religieuses chĂšres Ă©galement Ă Dali font le lien avec la seconde exposition consacrĂ©e Ă un autre Catalan qui lâa dâailleurs inspirĂ© : le trĂšs catholique Antoni Gaudi.
Ainsi, de vitraux en mosaĂŻques, le voyage entre rĂȘve et rĂ©alitĂ© se poursuit du cĂŽtĂ© de Barcelone, du parc GĂŒell Ă la Casa BatllĂł en passant, bien sĂ»r, par la cĂ©lĂšbre Sagrada FamĂlia ⊠Ăpoustouflant !
Pendant la Seconde guerre mondiale, lâarmĂ©e allemande y cachait ses sous-marins. Cet immense et imposant bunker -20 mĂštres de haut_ impossible Ă dĂ©molir sans risquer de faire sauter une partie de ville, abrite dĂ©sormais les Bassins des LumiĂšres, un centre d'art numĂ©rique.
Cet Ă©tĂ© -et jusqu'au 7 janvier 2024-, Dali et Gaudi virevoltent sur ses murs. MalgrĂ© son cĂŽtĂ© spectaculaire parfois dĂ©criĂ© par les puristes, cette immersion numĂ©rique vaut le dĂ©tour. Les non familiers de lâart sây approprieront facilement lâunivers mystico-surrĂ©aliste du peintre catalan, le cĂŽtĂ© onirique de lâexposition sĂ©duira les amateurs dâart plus classiques.
Dali, champion revendiqué de la démesure, était un candidat idéal pour ce lieu aux dimensions quelque peu extravagantes.
Certes, le visiteur a dâabord un petit frison en apercevant dâabord, dans un fond dâĂ©cran, un Ă©norme sous-marin se prĂ©senter, de cĂŽtĂ©, Ă lâentrĂ©e brumeuse dâun premier bassin, puis, un second, sâengager de face dans le bassin suivant⊠Mais, ensuite, comment ne pas ĂȘtre subjuguĂ© par la succession dâimages qui sâentremĂȘlent sur les murs, sur le sol, ou sur lâeau, dĂ©multipliant les obsessions de Dali ?
Sur fond de musique des Pink Floyd, Gala (la femme et muse du peintre) et son cygne, les cĂ©lĂšbres Montres molles qui coulent comme un camembert, les personnages anthropomorphes, les cadavres en putrĂ©faction et bien sĂ»r les obsessions sexuelles de lâartiste jouent avec lâarchitecture des lieuxâŠ.
Quelques rĂ©fĂ©rences religieuses chĂšres Ă©galement Ă Dali font le lien avec la seconde exposition consacrĂ©e Ă un autre Catalan qui lâa dâailleurs inspirĂ© : le trĂšs catholique Antoni Gaudi.
Ainsi, de vitraux en mosaĂŻques, le voyage entre rĂȘve et rĂ©alitĂ© se poursuit du cĂŽtĂ© de Barcelone, du parc GĂŒell Ă la Casa BatllĂł en passant, bien sĂ»r, par la cĂ©lĂšbre Sagrada FamĂlia ⊠Ăpoustouflant !
A la Méca, « nous sommes tous des menteurs »
Pierre Molinier, un fétichiste des jambes . Ici, sa composition "Je rampe vers Gehamman" présentée à la Méca (@Fredéric Delpech/FRAC Nouvelle-Aquitaine)
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Pour complĂ©ter cette incursion sur la scĂšne culturelle bordelaise, les amateurs dâart classique iront au musĂ©e des Beaux-Arts aux riches collections (PĂ©rugin, Titien, VĂ©ronĂšse, Brueghel de Velours, Van Dyck, Rubens, Chardin, Delacroix, Corot, Rodin, Kokoschka, Picasso, Matisse...).
Les amateurs dâart contemporain auront, eux, le choix entre l'Institut Culturel Bernard Magrez et la MECA. Ce lieu de crĂ©ation artistique multiforme installĂ© dans le nouveau quartier Euratlantique abrite le FRAC, le Fonds rĂ©gional dâart contemporain.
Celui-ci consacre, jusquâau 17 septembre, sur le thĂšme "nous sommes tous des menteurs", une exposition Ă Pierre Molinier (1900-1976), artiste controversĂ© mais non dĂ©pourvu de talent. En attestent ses tableaux Ă©rotiques, ses photomontages, ses mises en scĂšne de son propre corps et ses autoportraits travestis.
Il est un peu Ă©trange cependant de le voir associĂ© aux questionnements trĂšs actuels sur le genre. A l'Ă©poque de Molinier, cette notion nâĂ©tait pas abordĂ©e en ces termes.
AprĂšs un dernier verre au bar du Marty, il sera, en tout cas, plus que temps de filer Ă la gare. Le train du retour nâattendra pas.
Les amateurs dâart contemporain auront, eux, le choix entre l'Institut Culturel Bernard Magrez et la MECA. Ce lieu de crĂ©ation artistique multiforme installĂ© dans le nouveau quartier Euratlantique abrite le FRAC, le Fonds rĂ©gional dâart contemporain.
Celui-ci consacre, jusquâau 17 septembre, sur le thĂšme "nous sommes tous des menteurs", une exposition Ă Pierre Molinier (1900-1976), artiste controversĂ© mais non dĂ©pourvu de talent. En attestent ses tableaux Ă©rotiques, ses photomontages, ses mises en scĂšne de son propre corps et ses autoportraits travestis.
Il est un peu Ă©trange cependant de le voir associĂ© aux questionnements trĂšs actuels sur le genre. A l'Ă©poque de Molinier, cette notion nâĂ©tait pas abordĂ©e en ces termes.
AprĂšs un dernier verre au bar du Marty, il sera, en tout cas, plus que temps de filer Ă la gare. Le train du retour nâattendra pas.
Publié par Paula Boyer
Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com
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